

Dimanche 13 mai 2012. Nous prenons le car spécial au Châtelet à 13h30 et nous arrivons au parc et château de Chamarande (Essonne : http://chamarande.essonne.fr/), à environ 45 km, vers 14h30. C’est pour y voir l’exposition d’œuvres contemporaines qui ouvre aujourd’hui. Le parc est très grand et agréable. La lumière et la verdure sont très vives. Les pièces sont très moyennes (la photo sur herbe, quand même, ci-dessus) mais nous retrouvons pas mal d’amis — Béatrice et Yann, Helen et Heiko, Anne et David, Katrin, Stéphane et d’autres. Il me faut repartir à 17h09 (photo) par la gare RER de Chamarande, qui se trouve très proche, pour un rendez-vous au café Beaubourg à 18h15 avec Gwenola, Tania et Roberto. À 18h07, sortant de la gare RER Notre-Dame, je passe par le pont Saint-Michel (photo) où, là aussi, je suis frappé par l’extrême luminosité du décor — et l’affluence des promeneurs.
Auteur/autrice : jlggb
Profil de l’exposante
Une installation sonore à caractère politique


Samedi 12 mai 2012, 18h. Au centre d’art Les Salaisons à Romainville, dans l’exposition BAN, l’installation Rétention d’Anne Z. et David B. restitue puissamment et de façon spatialisée l’espace sonore du centre de rétention administrative pour sans-papiers du Mesnil-Amelot (le plus grand de France), en bordure de l’aéroport de Roissy et de ses pistes, le vacarme incessant des avions au décollage ou à l’atterrissage (350 par jour). Une radio « Air Band » capte en direct des conversations entre pilotes et tour de contrôle.
Ambivalence

Jeudi 10 mai 2012, 15h, rue du Béarn, Paris, 3e. À tout prendre, le slogan « Sans espoir » serait-il négatif quand « Espoir » serait positif ? Les marques No-Logo, No-Design, No-Go-Voyages, etc, n’ont-elles pas fait fortune ces dernières années ? Je viens de croiser Jack Lang sur le trottoir étroit de la rue du Pas de la Mule. Si l’on n’était pas à deux pas de la place des Vosges, on pourrait plus aisément apprécier l’esprit critique que portent les murs. On y voit bien entendu une allusion au « Hope » associé à un portrait d’Obama, image mondialement connue, issue du Street Art, produite par Shepard Fairey (Aka Obey. Voir les sites : http://obeygiant.com/archives et http://obeyclothing.com/propaganda/ — l’image d’Obama y est désormais absente à cause du procès lancé par Associated Press). Ses affiches, collages muraux, pochoirs, T-shirts, hésitent entre la citation parodique des formes de propagande (soviétique, chinoise, vietnamienne, etc.), les fausses, vraies-fausses et vraies causes, pour rejoindre une position explicitement commerciale aux antipodes de la « contre-culture ». Notre pochoir « No Hope » appartient à une histoire ambiguë qui bégaie : on voit mal les (jeunes) street-artistes parisiens (enfants de bobos ?), équipés de leur leçon bien apprise — « le médium, c’est le message » : de la liberté d’expression — se faire les propagandistes d’un « espoir hollandais ».
Enfin un dessert normal !

Dimanche 6 mai 2012, 14h. Ça fait longtemps qu’on n’avait pas goûté le plaisir simple d’un dessert populaire (parmi les desserts industriels qui sont notre quotidien). Sur le coup de 12h30, nous avons « glissé le bulletin dans l’urne » à l’école primaire de la rue de Bouvine. À 13h30, nous avons « tiré sur la languette : pour démouler, c’est rigolo ».
Rue de la Nouvelle Héloïse

Vendredi 4 mai 2012, 16h, à l’angle de la rue de la Nouvelle Héloïse et de la rue du Contrat social à Genève. Dans le quartier Saint-Jean, où neuf rues sont nommées en référence à Rousseau et à ses œuvres, un dispositif sur iPad permet de détecter la présence de ses livres dont les plaques de rues sont comme les couvertures (Rue des Confessions; Rue du Contrat social; Rue du Vicaire savoyard, Sentier du promeneur solitaire; Avenue du Devin du village; Rue d’Ermenonville; Avenue de Warens; Rond-point Jean-Jacques; Rue de la Nouvelle-Héloïse). L’image et la voix de la lectrice ou du lecteur sont retransmises à un deuxième iPad à quelque distance. Les performeuses et performeurs sont des élèves du collège Rousseau. Le projet est organisé par la Haute école d’art et de design. Pendant trois jours, il est basé à la galerie LiveInYourHead, dans le quartier « Rousseau ».
À ce moment là, le texte lu est :
Parmi les rochers de cette côte, j’ai trouvé, dans un abri solitaire, une petite esplanade d’où l’on découvre à plein la ville heureuse où vous habitez. Jugez avec quelle avidité mes yeux se portèrent vers ce séjour chéri. Le premier jour je fis mille efforts pour y discerner votre demeure ; mais l’extrême éloignement les rendit vains, et je m’aperçus que mon imagination donnait le change à mes yeux fatigués. Je courus chez le curé emprunter un télescope, avec lequel je vis ou crus voir votre maison ; et depuis ce temps je passe les jours entiers dans cet asile à contempler ces murs fortunés qui renferment la source de ma vie.
La Nouvelle Héloïse, Première partie, Lettre XXVI à Julie
More than meets the eye

Jeudi 3 mai 2012, 16h, galerie LiveInYourHead, 4 rue du Beulet, Genève. Maurizio Nannucci, More than meets the eye, néon, 55 x 1000 cm, 2012. Maurizio Nannucci (Florence, 1939) est l’un des premiers artistes à avoir produit des textes en néon (1967), souvent à la demande d’architectes. Ses travaux concernent les relations entre diverses formes du langage dans les performances, les techniques d’impression, le son et la musique électronique, la vidéo et le livre d’artiste.
Cette pièce est exposée dans La Radio Siamo Noi, « un événement qui propose une plate-forme d’échange sur les médias auto-organisés, sur l’activisme dans les médias, sur la « magie radiophonique » et sur les pratiques artistiques qui leur sont attachées autour des années 70 en Italie, ainsi qu’une réflexion sur l’impact et les conséquences de cet ensemble de concepts innovants aujourd’hui. » Voir : http://www.laptopradio.org/LTRblog/
Rond-Point Jean-Jacques

Jeudi 3 mai 2012, 13h, le rond-point Jean-Jacques, Genève. Dans ce quartier où les rues sont nommées à partir de Rousseau, c’est comme un centre. Probablement, personne n’y habite. Les cartes ne le mentionnent pas. Toujours est-il qu’il est en chantier, dans une confusion (en vérité très active) qui est comme un hyper-monument, avec son mât de fête rousseauiste.
Le bon côté des choses

Mercredi 2 mai 2012, 20h. Comme on pouvait le prévoir, le sac s’est retrouvé aux Objets trouvés de Genève. L’argent et l’appareil photo ont bien sûr disparu. Le reste a été ramassé parc des Cropettes, derrière la gare, là précisément où j’imaginais qu’il pouvait avoir été abandonné. Peut-être a-t-il été jeté sur la rue, une auto serait passée dessus : les lunettes ont été brisées, leur étui écrasé. L’assurance va jouer, cet épisode aura été l’occasion d’un changement : on reste chez Oliver Peoples mais on décale un peu la référence en passant du rétro collège au moderne minimaliste, tout en conservant le « pont en serrure » (Riley 41 > Kent, encore Made in Japan, mais c’est fini). L. me l’écrit dans un SMS : « Ils sont bien ces Albanais. »


