Samedi 19 janvier 2013. Ouvrant un album consacré à ma mère Emma Jullian, je retrouve ce beau portrait d’elle jeune fille et je pense que nous sommes dans l’année de son centenaire.
Auteur/autrice : jlggb
Choc thermique
Centième voyage transcontinental

Samedi 12 janvier 2013, 22h50, décollage de l’aéroport de Ho Chih Min Ville à bord du Boeing 777 d’Air France, vol 269 pour Paris. Je ne me reconnais pas dans la catégorie des « grands voyageurs ». Cependant, avec le temps, les voyages se sont ajoutés aux voyages. Vers l’ouest (États Unis, Canada) et surtout vers l’est (Chine, Japon, Corée, Taiwan — et Cambodge). Cinquante depuis 1973, cent passages donc. Ho Chih Min Ville en aura été le point le plus au sud.
Au centre Bophana



Samedi 12 janvier 2013, 12h-15h. Au centre Bophana de Phnon Penh, Soko Phay-Vakalis et Pierre Bayard mettent une dernière main au montage de leur film Vann Nath, le peintre-mémoire. Pierre Bayard vient de m’offrir son livre — qui sort le 17 janvier —, Aurais-je été résistant ou bourreau ? (Éditions de Minuit. À écouter : Le Journal de la philosophie, 14 janvier 2013). Il le présente comme un « essai d’uchronie personnelle », mais il est, dans les circonstances, particulièrement synchrone. La figure du peintre Vann Nath, survivant de S-21 et témoin par sa peinture des crimes qui y ont été commis par les Khmers rouges, y apparaît pour démontrer les capacités de trouver en soi la force de la résistance. C’est le cinéaste Ritty Panh — que nous allons rencontrer quelques minutes plus tard dans son studio, de l’autre côté de la rue, alors qu’il tourne un film incroyable avec des maquettes et des figurines qui seront confrontées à des images d’archive — qui est le lien de tout ça. Dans le centre Bophana, créé à son initiative, nous croisons dans l’escalier — beau bâtiment années 60 comme Phnom Penh en compte semble-t-il beaucoup — ce portrait de son héroïne Bophana par Vann Nath.
Le Centre Bophana
En évoquant le nom de Bophana, le Centre veut se faire le relais du message de résistance, de courage et de dignité que cette jeune prisonnière du centre de détention S-21 a laissé. Le projet qu’il porte, celui de reconstituer le patrimoine audiovisuel cambodgien, vise à ouvrir un accès à la mémoire. Pour se souvenir, transmettre une histoire et une culture aux générations futures, et bâtir ensemble un avenir.
« Archéologie du moment présent »



Samedi 12 janvier 2013, Académie royale des Beaux-Arts, Phnom Penh, 11h. Clôture, en présence de Pierre Bayard (à droite) et de Kosal Pisey, interprète (au fond à gauche), de l’atelier de recherche « Archéologie du moment présent » qui a donné lieu une base de données sur ordinateur et à une installation autour de 16 objets choisis par les participant(e)s.
Vue depuis la chambre d’hôtel à Phnom Penh
L’histoire en voisin
Université royale des Beaux-Arts
Quelques maisons sur pilotis le long de la nationale N°6
Gâteaux kmers

Lundi 7 janvier 2013, 13h, Kampong Thum, à mi-chemin entre Siem Reap et Phnom Penh. Au restaurant Arunras, escale systématique, à la fin d’un léger repas, on nous offre ces gâteaux traditionnels, à base de riz glutineux parfumé au jus de palmier à sucre et à la noix de coco, dans une feuille de palmier. Sur le trottoir d’en face, des vendeurs de crickets grillés.














