Hétérotopie sur variateur

Dans l’exposition Geodesign de Turin, Carlotta de Bevilacqua, designer pour Memphis, Artemide (responsable du marketting), etc., actuellement propriétaire et directrice de Danese à Milan (et aussi universitaire), signe, sous le label Artemide, un système d’éclairage des cellules de prisons. Le projet « Turin World Design Capital » a donné accès, pour ce projet, à la prison Le Valette à Turin (Casa Circondariale Le Vallette).

« Le propos était d’atténuer la sensation d’enfermement en créant la suggestion d’un espace différent utilisant la lumière, tandis qu’un système de régulation de la température de couleur simulant le rythme circadien offrait la perception d’un cycle naturel. » (Catalogue Geodesign, Turin, 2008, p. 40)

Turin, samedi 21 juin 2008, 21h19.

Michel Foucault, Utopies et hétérotopies, INA

La citation de Michel Foucault sur l’hétérotopie, si elle a l’apparence d’une pertinence théorique, est de l’ordre de la justification. Au delà de la qualification des espaces, elle évoque sans le dire ce que Foucault a fait (Groupe d’information sur les prisons — GIP, 1970) et dit (Surveiller et punir, 1975).

Si une telle alliance peut être le gage d’une souhaitable cohérence artistique, technologique et politique, on peut s’interroger sur l’effet de déguisement d’un projet qui convoque aussi bien sociologie, anthropologie, psychologie et biologie, recherche en design, technologie industrielle et marketing.

En attendant, « My White Light » figure au catalogue des luminaires Artemide : Metacolor – My White Light, 2320,00 € TTC.

On peut aussi rappeler l’installation de James Turrell, Perceptual Cell, 1991, où il s’agit aussi d’une cellule, mais dédiée à la pure perception lumineuse et chromatique.

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Pour passer de mai à juin

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Non signé (J.-L.B. + B.D.), papier affiche blanc, 65 x 100, sérigraphie en 3 couleurs, Grenoble, Maison de la culture en grève et occupée par son personnel, fin mai 1968.

À la fin du mois de mai 1968, la position de graphiste-imprimeur à la Maison de la culture de Grenoble et la complicité d’un ami (Bernard D., aujourd’hui psychiatre militant) permettent de mettre en action le matériel de sérigraphie dont l’établissement vient de s’équiper sur la proposition de Jean-Louis B., scénographe et graphiste (la Maison de la culture de Grenoble a été inaugurée en janvier 1968 par André Malraux). Sont achetées, de la « soie » (taffetas de Tergal), des encres et de la gélatine photosensible. Deux maquettes sont conçues en utilisant le report photographique (technique rare à ce moment là, parce que réservée aux imprimeries professionnelles très spécialisées, dont par exemple l’Imprimerie Noblet à Grenoble, réputée précisément pour ses affiches en sérigraphie).

L’hebdomadaire L’Express vient de publier la photo remarquée — parce que comique et caricaturale — d’un cordon de CRS. On voit dans la ville, sur les panneaux d’affichage 320 x 240, l’affiche du parti gaulliste en forme de drapeau tricolore avec, en son centre et donc sur fond blanc, la photographie en noir et blanc d’une foule. L’affiche reproduite ici est destinée à venir en surcharge de cette très grande affiche : les bandes du drapeau sont horizontales, les policiers occupent le blanc, le bleu est exagérément bleu roi, le rouge très vif. L’affiche est tirée à deux en quelques dizaines d’exemplaires (par la même occasion, la technique de la sérigraphie est apprise, elle sera utilisée les années suivantes pour des cours à Vincennes) et quelques exemplaires seulement sont collés. Plus tard, en juillet, des Parisiens venus en « université d’été » d’un groupuscule sur le Campus de Saint-Martin d’Hères, vont reprendre la maquette mais en la dénaturant par des inscriptions ayant trait au 14 juillet (c’est cette affiche qui a été reproduite dans un l’ouvrage de Vasco Gasquet sur les affiches de 68, dans l’édition de 1978 comme dans celle de 2008).

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Grenoble, le 9 mai 1968 (Photo trouvée sur Internet).

Détails intéressants (2. Aix-les-bains)

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Aix-les-bains, 16 mai 2008, 12h30. Avenue Victoria, Immeuble Savoy. Rue du Temple, Immeuble Le Caravelle.

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Aix-les-bains, 18 mai 2008, 12h00. Immeuble Le Majestic, à l’angle de la rue de Chambéry et de la rue Isaline.
Ce qu’en dit l’Inventaire général du patrimoine culturel :
L’immeuble a été construit à l’emplacement d’un garage de réparations automobiles détruit entre 1964 et 1970. Dès 1964, Albert Bichet, propriétaire du garage, dépose un permis de construire pour un immeuble en copropriété, patronné par la société SOCOMO. Le permis est accordé mais le projet n´aboutit pas. En 1967, le cabinet d´Etude esthétique et fonctionnelle du Bâtiment, de l’architecte Gilbert Duranton fait la demande d´un permis de construire pour créer l´Hôtel-Motel des nouveaux Thermes, comprenant un hôtel, des studios et une station-service au rez-de-chaussée. Le projet est abandonné et un nouveau permis, toujours pour la construction d’un hôtel, est déposé en 1968. Mais, contrairement au permis de construire accordé, c’est un immeuble, le Majestic, que la société Déglise et Cie commercialise à partir de 1970. La date du début de la construction n’est pas connue. Quelques modifications sont apportées au projet initial en 1977, notamment l’adjonction de pilotis en béton sur les côtés du bâtiment ouest et une travée sur le bâtiment est, puis en 1978, la création de studios, sur les plans du cabinet d´architecture de Jacques Tessier, à l’emplacement prévu pour la station-service.

Un masque

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Dimanche 27 avril 2008, vers 14h, hôtel Claska, Meguro, Tokyo. Achat à l’exposition « 47 ». L’origine et l’auteur de l’objet seront précisés.
Note de 2020 : l’origine de ces masques est Yanagiya à Tottori.

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« 47 » 2008.3.29~5.18 The new Claska welcomes you to a landscape, consisted of 47 unique items.
From past to present, objects to people, along with creators’ techniques, Claska brings you a scene of Japan at present-day. To represent the newly created Claska and its concept of ‘Contemporary Japanese’, we have selected objects of Japan, with a refreshed view and approach. Artisan works created and kept with tradition, industrial arts manufactured in factories, and software development, which stems from an idea grand enough for the idea itself to be considered a product; these are all products of Japan, and the people who create such products are also valuable and important products of Japan. This exhibition displays 47 items which represent such evident variation of products in the current Japanese culture.

Transparence

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Jeudi 24 avril 2008, 13h30, Kanazawa, 21st Century Museum of Contemporary Art (SANAA architectes, 1999-2004). Le bâtiment, circulaire, ne présente ni devant ni derrière et donne un sentiment d’ouverture et d’accessibilité, renforcé à l’intérieur par tout un jeu de transparences et de semi-transparences.

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SANAA : Kazuyo Sejima (à droite) et Ryue Nishizawa (à gauche).
Photo Takashi Okamoto

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Le site du musée donne des film 3D et des QuickTime VR de très bonne qualité.

Voir aussi le Learning Center de l’EPFL, billet du 18 septembre 2009.