Arrive enfin

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camembert

Statistiques des visites de jlggbblog, top five : 21 juin, record de 2009 (à ce jour).

D’après le compteur WordPress, ce billet est le trois-centième. Inauguré par un billet en date du 5 décembre 2007, jlggbblog s’augmente depuis 2009 de billets antidatés regroupés sous la rubrique « Le blog d’avant le blog ».
21 juin 2009 à 05:45 : solstice d’été. Le 21 juin est le jour le plus long de l’année. Avec 1030 visites, le 21 juin 2009 est un record. Mais le seul sujet du billet est « trois cents », on se contente d’une illustration qui se présente dans le ciel.

bzzz

Détail de la photo ci-dessous, en haut à droite : un insecte ou un avion ?

nuage
Aix-les-Bains, lundi 22 juin 2009, 14h22.

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Il y avait La Leçon de la Sainte-Victoire, là c’est « La leçon de la Dent du Chat » : répétition et différence, permanence et nouveauté, etc. — ce qui, dans les catégories blog, donne : monument et arrive enfin. Ou encore « Skyline et polaroïd ». Billet facile. C’est bien simple, on pourrait se contenter de ça.

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Aix-les-Bains, vue de la Dent du Chat avant la pluie, samedi 30 mai 2009, 20h52.

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Dimanche 24 mai 2009, 19h59, Alain Resnais reçoit, au Festival de Cannes,
le Prix exceptionnel du jury pour Les Herbes folles et pour tous ses films.
Retransmission par Canal Plus.

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Alain Resnais (87 ans) sur la scène, demande que tous celles et ceux avec qui il a travaillé et qui sont dans la salle, se lèvent. Photo d’un écran de télévision.

Ce sont les 50 ans de Hiroshima mon amour (présenté hors sélection officielle à Cannes en 1959 pour ne pas froisser les Américains) et c’est le moment de la sortie de Tu n’as rien vu à Hiroshima, un beau livre centré sur les photos qu’Emmanuelle Riva a faites dans ses jours quelques jours de liberté qui ont précédé le tournage à Hiroshima en août 1958. On y voit des enfants, la vie qui a repris, la reconstruction, et une qualité relationnelle admirable de la photographe et actrice (qui, comme par hasard, utilisait un Ricohflex=Rolleiflex). Mais l’album est impressionnant aussi par les fac-similés de lettres, de coupures de journaux, de journaux et carnets de tournages (Sylvette Baudrot, scripte). Les textes, passionnants, de Dominique de Nogez, de Marie-Christine de Navacelle et de Chihiro Minato, sont des éléments qui offrent beaucoup de recoupements et permettent d’approcher un film dont Jean-Luc Godard dit, en juillet 1959, qu’il est « un film qu’on était dans l’impossibilité de prévoir par rapport à ce que l’on savait déjà du cinéma » (rapporté par Dominique Noguez, p.38).

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Le 28 juillet 1958, le cinéaste Alain Resnais partait au Japon tourner l’essentiel de ce qui allait devenir un film mythique de l’histoire du cinéma : Hiroshima mon amour.
C’est son premier long-métrage et le premier scénario de l’écrivain Marguerite Duras.
Le cinquantième anniversaire de ce tournage historique est l’occasion de proposer un regard nouveau sur ce film à travers des textes de Chihiro Minato, Marie-Christine de Navacelle, Dominique Noguez, et aussi d’un entretien avec Emmanuelle Riva. Un remarquable ensemble de photographies, qu’elle a prises avant le tournage, de la ville d’Hiroshima, de ses habitants et surtout de ses enfants, est présenté pour le première fois. Ces images exceptionnelles éclairent le film comme elles éclairent la résurrection, treize ans après le drame du 6 août 1945, de la première ville frappée par la bombe atomique.
À ces documents s’en ajoutent d’autres, tout aussi rares, des lettres d’Alain Resnais à Marguerite Duras, des photos du tournage, des pages du journal et des carnets de la scripte, Sylvette Baudrot.
(Texte de l’éditeur)

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Photo par Sylvette Baudrot, conservée dans son journal  : Emmanuelle Riva à Tokyo, jeudi 27 août 1958. © Fonds Sylvette Baudrot, Cinémathèque française.

> À lire et à écouter, publié sur le site de la Bibliothèque du Film (BIFI), 51, rue de Bercy – 75012 Paris : un entretien avec Emmanuelle Riva et Sylvette Baudrot, 2009.

Emmanuelle Riva et Sylvette Baudrot racontent la genèse du film et le choix des acteurs :

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Emmanuelle Riva, Alain Resnais, Reiko (Leiko*) Toioda, Sylvette Baudrot, tournage de Hiroshima mon amour, 1958. © Fonds Sylvette Baudrot, Cinémathèque française. DR
* Les Français prononcent ainsi le prénom de la maquilleuse.

> À voir et écouter, un entretien avec Alain Resnais à propos du choix de Sylvette Baudrot comme scripte pour Hiroshima mon amour. Exposition virtuelle de la Bibliothèque du film : « Le métier de scripte, Paroles d’Alain Resnais, Hiroshima la rencontre ».

Coïncidences (ou plutôt intuitions du hasard, dirait Chris marker) et relations intéressantes :

Pour mémoire, mais cela est bien connu : Chris Marker cosigne avec Alain Resnais le film Les Statues meurent aussi, 1953. Il contribue aussi à Nuit et brouillard, 1955.

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Alain Resnais et Chris Marker en 1954. DR

Le graphiste du livre est Néjib Belhadj Kacem, qu’on a eu comme étudiant en design graphique et multimédia à l’Ensad.

L’un des auteurs du livre, Chihiro Minato, qui est à l’origine de l’exposition, fin 2008 à Hiroshima et à Tokyo, des photographies d’Emmanuelle Riva et qui en a fait un commentaire à partir de son enquête sur place, est une relation de longue date, professeur à la Tama Art University de Tokyo (Tamabi). Il vient de publier, pour les 10 ans de l’Information Design Department, un joli livre intitulé Universe of Interaction (en japonais, Tokyo, 2008), avec une traduction de « La perspective interactive ».

minato-tamabi 創世記から情報空間へ /

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mug_muji_reducMug Muji, septembre 2008.

Diagnostic : « Lésion consistant en une solution de continuité complète ou incomplète avec ou sans déplacement des fragments. » Il y a traumatisme, fracture. Mais la cause peut être interne, alors c’est perçu comme plus grave, incurable. Jusqu’où ira la maladie ? Ce qui est fâcheux, c’est qu’on ne sait pas comment c’est venu.
La roue tourne, ainsi va la vie des mugs. Il n’y a pas si longtemps, elle triomphait modestement (voir « La jalousie »). Le problème, c’est qu’il a fallu que deux de sa famille viennent s’ajouter. Elle aurait pu rester la perle rare de la transparence minimaliste et du « Super Normal ». Et puis on ne l’a plus distinguée. On a fini par dire qu’elles venaient de Chine, qu’elles se ressemblaient toutes, qu’elles étaient fragiles. D’ailleurs, c’est laquelle qui est malade ?

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Jeudi 21 mai 2009, vers 13h30.

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jetee-sequoiaChris Marker, La Jetée, 1962, « Je viens de là ».

On était resté sur une interrogation relancée par deux billets récents : celui sur la coupe d’un tronc à Corbières, dans le parc de l’ancien climatérium; celui consacré à Chris Marker dans le défilé du 1er mai. Alors, à la première occasion, une investigation devait être tentée. La traversée du Jardin des plantes, presque hebdomadaire depuis une douzaine d’années, n’avait pas donné l’occasion de pousser cette porte marquée PHANÉROGAMIE. À l’entrée de l’Herbier du Muséum national d’histoire naturelle, a été retrouvée aujourd’hui un peu avant midi la coupe de séquoia de plus de 2000 ans que l’on voyait autrefois dans le jardin (probablement en 1962, peut-être après), sous un abri, et que l’on avait vue aussi dans La Jetée de Chris Marker.

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Il y a un promjet de rénovation de l’Herbier national (bâtiment construit en 1935). Le hall est encombré et dans la pénombre. Pour les besoins de la photographie, les lampes ont été allumées par la personne qui est à l’accueil.

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Une plaque sur le socle de la coupe dit : En souvenir de leur amitié de tout temps qu’ils désirent perpétuer, le peuple de Californie et la Légion américaine, section de Californie, offrent aux anciens combattants français de la Grande Guerre ce témoignage d’estime et de camaraderie. Septembre 1927.

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[flv width= »200″ height= »170″]http://jlggb.net/blog/wp-flv/lancement.flv[/flv]
Amphithéâtre de l’Institut d’astrophysique de Paris, jeudi 14 mai 2009, 15h12. Vidéo : 1 plan de 85 secondes.

Pour le lancement de deux satellites, télescopes spatiaux, Herschel et Planck, l’amphithéâtre de l’Institut d’astrophysique de Paris est ouvert et il est plein de gens, beaucoup plus détendus et silencieux que s’ils étaient devant la télévision. Il s’agit pourtant de télévision, « chaîne officielle » d’Arianespace, en direct du centre spatial guyanais.

Le satellite Planck mobilise une équipe de plusieurs centaines de scientifiques et d’ingénieurs issus de 25 laboratoires d’Europe et des États-Unis. Il est consacré à l’étude de l’origine de l’Univers en mesurant au millième de degré près les fluctuations de température du rayonnement résiduel issu du Big Bang et en cartographiant, pour l’intégralité de la voûte céleste, ce « fond diffus cosmologique ».

« Avec Planck, notre quête de connaissances nous conduit aux limites de ce qui est théoriquement observable. Le défi technique est immense mais si nous parvenons à franchir un grand pas en avant dans notre compréhension des origines et même du destin de l’Univers, la récompense sera immense elle aussi ! » David Southwood, responsable du programme scientifique à l’Agence Spatiale Européenne.

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Deux vues de l’IAP, jeudi 14 mai 2009, vers 16h.

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La photographie a été coupée pour satisfaire au « droit à l’image ». Les Converse grises sont suffisamment visibles.


La même photo, ajoutée le 29 juillet 2012. ©jlggb-paris-2009


Ajoutée après le 29 juillet 2012 : la vidéo prise dans les mêmes circonstances, à voir sur Vimeo.

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© Chris Marker. Deux des images prises (à la caméra vidéo) par C.M. et publiées en exclusivité le 6 mai 2009 par le site Poptronics. Voir sur Flickr : Sandor Krasna (et, par la suite sous le nom de Chris Marker : https://www.flickr.com/photos/poptronics/sets/72157617647293325/)

Paris, boulevard Saint-Michel, près des thermes de Cluny, vendredi 1er mai 2009, 17h20, défilé. C’est la première fois qu’on le voit ainsi en action, avec sa caméra bricolée. Pourtant, sa démarche, sa silhouette et son profil le désignent entre mille. Avoir été son chauffeur […] a laissé l’empreinte du code visuel qui permet de repérer un personnage réputé invisible. D’ailleurs, un homme encore jeune l’approche depuis le trottoir mais ne parvient pas à retenir son attention :

« Vous savez qui c’est ?
— J’étais sur Sans soleil ! ».

Il y a aussi des phrases retenues par cœur :

« Et lorsqu’il reconnut l’homme qui l’avait suivi…
il comprit
qu’on ne s’évadait pas du Temps. »
Chris Marker, La Jetée, 1962

marker_jetee2Voir aussi le billet « La Jetée » à Tokyo, décembre 2007.

« Mais d’abord la regarder — jusqu’à l’énigme, comme ces mots qu’on répète sans cesse et que soudain on ne reconnaît plus
— jusqu’à ce qu’entre toutes les choses incompréhensibles de ce monde, la plus incompréhensible soit qu’elle est là, en face de nous, comme un oiseau et comme un chiffre
— comme un signe. »
Chris Marker, « Description d’un combat », Commentaires, Seuil, 1961

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Détail d’un photogramme, relatif au texte ci-dessus, de Description d’un combat, 1960,
France-Israël, 56 mn, 16 mm couleur,
directeur de la photographie : Ghislain Cloquet.
© doku.arts, Amsterdam

marker_commentaires2Archives personnelles, 1963.

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* Le Joli Mai, long métrage de Chris Marker et Pierre Lhomme, 1963.
Ci-dessus : une photo du Joli Mai
en couverture du numéro 2 de la revue Artsept, avril-juin 1963,
éditée à Lyon, rédacteur en chef : Raymond Bellour.
Archives personnelles, 1963.

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Paris, boulevard Saint-Michel, Luxembourg, rue Gay-Lussac, mardi 28 avril 2009, 14h30. Fin des manifestations convergentes des hôpitaux et des universités.

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En décembre 2008, quand le magazine Life (dont la parution avait cessé depuis 1972) a décidé de mettre en libre accès sur Internet l’essentiel de son fonds photographique, dix millions de clichés sur Google, on a pu découvrir un reportage de Carl Mydans, dont la photo ci-dessous. Gertrude Stein et Alice Toklas, avaient choisi, bien que juives et de nationalité américaine, de ne pas quitter la France pendant l’Occupation. D’abord réfugiées à Belley, dans l’Ain, elles durent s’installer à Culoz en 1942. Jusqu’à la Libération en septembre 1944. 65 ans après, il est intéressant de retrouver et de photographier le lieu de cette photographie. Il s’agit de la rue Henry Dunant, tout près du Clos Poncet, la grande maison où séjournèrent Gertrude Stein et Alice Toklas.

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Carl Mydans, Liberation of Gertrude Stein. Author Gertrude Stein (R) walking with Alice B. Toklas (L) and their dog. Septembre 1944, Culoz (Ain).

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Culoz, rue Henry Dunant, jeudi 23 avril 2009, 17h.

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Il est impressionnant de constater à quel point ce pan de mur est resté égal à lui-même.

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Sous un autre angle, on situe mieux le paysage. Les enfants n’ont ni sandalettes (on disait comme ça), ni galoches.

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Culoz, le Clos Poncet.

minuit_toklasAlice Toklas, Le Livre de cuisine, Minuit, Paris, 1981,
traduit de l’anglais par Claire Teeuwissen.

C’est l’occasion de lire ou de relire dans Le Livre de cuisine d’Alice Toklas, des passages ayant trait à ce moment.

p. 201, 202
Puis, nous les Américains, sommes entrés en guerre. Notre propriétaire, un officier de l’armée française, nous a demandé de lui rendre la maison et nous avons été obligées de déménager. Nous avions le cœur brisé à l’idée de devoir quitter Bilignin. Des amis nous ont trouvé une maison à Culoz et nous y avons emménagé le jour où les Allemands, occupant la zone sud, sont entrés dans Belley. À Culoz, nous allions être moins favorisées. Nous ne connaissions personne dans le village et la campagne environnante était moins riche. Il y aurait seulement davantage de bon vin blanc sec. La grande propriété n’avait pas de potager. Il faudrait recommencer à zéro. Il y avait deux domestiques dans la maison, dont une très bonne cuisinière, qui a tout de suite annoncé qu’elle ne pouvait pas cuisiner avec les maigres ingrédients que fournissaient les tickets de rationnement. Je lui ai dit que le marché noir les compléterait en grande partie, mais cela ne l’a pas encouragée. Elle était vieille, fatiguée et pessimiste. C’était donc moi qui faisais la plus grande partie de la cuisine, tandis qu’une excellente cuisinière restait assise à mes côtés, indifférente, inerte et trop découragée pour faire attention quand j’essayais de lui montrer comment préparer un Pain de veau rationné. […] Lire la suite »

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Le Nice-Savoie et la Villa des Glaïeuls, Aix-les-Bains, samedi 11 avril, midi.

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Le Nice-Savoie et le Bernascon, Aix-les-Bains, lundi 13 avril, 10h.

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