Catégorie : Design
Charles Sandison, All the Best Slips Away



Vendredi 17 octobre 2008, 16h, Londres, Frieze Art Fair 2008, Galerie Yvon Lambert. Charles Sandison, Optima quaeque dies miseris mortabilus aevi prima fugit (All the Best Slips Away), 2008. 3 LCD Panels, computer code, network, édition 1/5.
EAT

Frieze Art Fair, Londres, vendredi 17 octobre 2008, 15h20. Robert Indiana (80 ans en 2008) The Electric Eat, 1964-2007 (conçue en 1964, exécutée en 2007), aluminium polychrome et lampes, 198×198 cm, copie n°3 d’une édition de 5 (plus 2 épreuves d’artiste). Waddington Galleries, Londres.
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Cycle du fonctionnement lumineux de The Electric Eat.
La plus connue des sculptures de Robert Indiana, LOVE, dans sa version en acier Corten, 1966-1999.
HOPE, la plus récente des scuptures de Robert Indiana, devant le Pepsi Center lors de la Convention démocrate nationale à Denver, Colorado, 25-28 août 2008.
Le dimorphisme sexuel chez la Swatch

Chez certaines espèces de montres, « le dimorphisme sexuel est quasiment nul » : la Swatch à bracelet métallique élastique (rapportée la veille de Genève), considérée comme femelle, ne diffère de la version mâle que par la transparence du boitier, son aspect doré plutôt qu’argenté, les stries plus fines du bracelet.
Chambéry, café du théâtre, samedi 27 septembre 2009 13h19. Comme on le voit, il fait un beau soleil à cette heure là.
Remarque: chez certaines montres classiques (ou super-normales) le dimorpisme semble nul mais elles sont unisex, donc la question ne se pose pas. Exemple: la Once Again, Swatch.
Interférence audible-visible
Carsten Nicolai (aka Alva Noto), rencontré une première fois à Tokyo en 2000 à Canon ArtLab, pour l’installation immersive et sonore Polar, conçue avec Marco Peljhan, puis de nouveau à Tokyo, ICC, en avril 2008 pour le vernissage de Open Space où il expose Invertone, est au centre de cette photo prise à Beaubourg mercredi 19 septembre 2008.
Le groupe Signal — Carsten Nicolai (1965), Frank Bretschneider (1956) aka Komet, Olaf Bender (1968) aka Byetone, tous les trois orinaires de Karl-Marx Stadt (aujourd’hui Chemnitz) — donnait Robotron, 45 minutes en deux parties. La vidéo, prise avec l’appareil photo habituel, malgré l’interdiction d’enregistrer, en restitue la transition. Les sons s’originent dans des enregistrements de bruits. Le flux graphique dans sa contrainte à n’être qu’horizontal et vertical, garde quelque chose de cet ancrage dans des bruits « naturels ». Il se confond à la présence corporelle des 3 musiciens-performers et leur restitue la gestuelle dont prive ordinairement le laptop. L’expérience audible et visible s’étend par nappes et trames, pulsations et chocs, jusqu’à inclure tout l’auditoire.
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Extrait (3 mn) de Robotron, 19 septembre 2008, [DR].
Vue en 2003, dans l’exposition Nano à la galerie Fraîch’Attitude à Paris, Wellenwanne, une installation de Carsten Nicolai : quatre grandes plaques d’aluminium supportant une pellicule d’eau, posées sur quatre haut-parleurs. Trames mouvantes en interférences.
Wellenwanne, 2000
Design remarqué : clous
Galerie Kreo, Paris, 31 rue Dauphine, porte manteaux de Naoto Fukasawa (Plusminuszero, Muji, Super Normal, etc., voir sa lampe Danese). Manifeste, minimalisme et design povera un peu prétentieux. Mais on peut admirer, acheter ? (1 400 Euros), ou imiter.


Samedi 20 septembre 2008 vers 18h45.
Suite, le 28 novembre 2008
Le concours MUJI AWARD 03 retient notamment le projet de Masashi Watanabe (Japon) : Granpa’s nail hook. Il s’agit ici aussi d’un porte manteau réalisé avec des clous inclinés. À noter que Naoto Fukasawa faisait partie du jury.
Fischel héritage
Musée familial : quatre chaises de cuisine achetées probablement dans les années 40. En bois courbé (y compris la ceinture de l’assise), leur design particulier (assise large, dossier en contreplaqué formé) est marqué par une certaine modernité. La maison Fischel, à Niemes en Bohême, puis à Vienne, a été la première a adopter le procédé Thonet lorsqu’il est venu dans le domaine public en 1871.
La jalousie (Vie des objets. Ch.1)
Le constat a eu lieu en ouvrant le lave-vaisselle : la tasse anglaise s’est brisée cette nuit. La coïncidence ne peut pas être sans signification : c’est hier qu’était arrivée une tasse neuve en verre, destinée à la remplacer dans l’usage du petit-déjeuner. Observée de près, comme cela n’avait pas été le cas il est vrai depuis des années de fréquentation quotidienne, la faïence a des fissures, de très fines lignes verticales. Les inscriptions « Dishwasher Safe » et « Microwave Safe » entourent la marque Spode. Pourtant elle était trop brulante après trois minutes au micro-ondes pour porter le lait sortant du frigo à une tiédeur relative. Cette (ou ce) mug (grosse tasse cylindrique, avec anse, utilisée sans soucoupe dit Wikipedia) était en passe de n’être plus la favorite (retour de vacances, septembre). La fréquentation obsessionnelle des magasins Muji a fait son œuvre. Certains objets ne méritaient pas un regard et puis en voilà un qui est élu : une mug qui contient sans en avoir l’air un demi-litre, comme l’autre. Une forme transparence et rationnelle. Retour du moderne sans complexe après une vingtaine d’années de post-moderne teinté de rousseauisme.

Vient de Londres, magasin Blue China ? Années 90. Le dessin est sous la glaçure, ce qui est une grande qualité. Scène gravée avec en haut une frise chinoise (nuage, grenade, lotus, chrysanthème, etc.) et en bas une scène champêtre et les fausses ruines d’un jardin anglo-chinois. Made in England, Italian, Spode Design, C. 1816. (À voir : « The central scene is thought to be ruins near Rome. » et, maintenant, « Made in Asia, designed in England. »)
Spode Blue Italian 0.5 Ltr mug
Usual Price: £11.91

Achetée chez Muji (magasin des Ternes) le mardi 2 septembre 2008. Muji, pas de marque apparente, pas de designer, dit-on. C’est bien sûr une fable qui cache tout le contraire. Enquête à suivre.
Muji Mug en verre 500 ml
6.00 EUR
Épilogue provisoire, en date du 21 mai 2009 (voir Vie des objets, chapitre 4): il n’y aura pas de happy end
Fauteuil rustique provençal
Fauteuil de chez Jean Charras, ébéniste à Lamastre, Ardèche. D’une paire achetée vers 1958 pour la maison du 13 rue Hugues Lebon à Valence.
C’est une chaise devenue fauteuil en s’abaissant et en s’élargissant un peu, par l’adjonction minimaliste d’accoudoirs. La légèreté de l’ensemble, la rationalité de l’assemblage, rapprochent ce fauteuil d’autres fauteuils autrement mieux considérés, en Scandinavie et au Japon, par le mobilier contemporain.
Design remarqué : auto art toy

Dimanche 27 juillet 2008, 18h, Champs Élysées (c’est aussi l’arrivée du Tour de France).
Un concept car devenu produit. Maintenant, la plupart des autos ont non seulement un visage mais une expression, mais là on vise le plus ou moins kawaï, quelque chose du Pikachu. Remarque : dans les magazines d’autos, on désigne souvent cette marque, aujourd’hui la 1ère au monde, par son petit nom : « toy ».
Note ajoutée le 1er janvier 2012 : le « Design expliqué » de la iQ dans une vidéo de 2008 — Entre temps (en août 2011, nous avons acheté une iQ d’occasion). La iQ est conçue dans le bureau de style Toyota de Nice (Sophia-Antipolis) et fabriquée au Japon (Takaoka, près de Nagoya).
Toyota iQ : son design expliqué (2008) par challenges-auto
Extraits du commentaire : « Vibrant Clarity ». Déséquilibre parfait des proportions, simple mais audacieuses, force et agilité… En puisant leur inspiration dans les équations comme celles de de Dini et Scherk, les designers ont sculpté des formes extérieures inédites d’une grande rigueur mathématique mais aux formes étonamment vivantes et libres… Ce terme « techno-organique »… regorge de paradoxes, par la synergie de valeurs émotionnelles et rationnelles… simple mais intrigant, il représente le design progressiste japonais.












