Voglio vedere le mie montagne

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Dimanche 25 janvier 2009, 14h, Hamburger Bahnhof, Berlin. Joseph Beuys, Voglio vedere le mie montagne, 1950-1971. Beuys a rassemblé des meubles de sa jeunesse. Ils sont reliés par des plaques de cuivre, conductrices d’énergie. Les objets portent une série d’inscriptions à la craie : sur l’armoire, « Vadrec(t) », mot celtique pour glacier; sur la caisse, « Felsen » (falaise); sur le lit, « Walun » (vallée près de Silvaplana); au dos du miroir, « Cime » et « Pennin » (noms de sommets des Alpes valaisannes); sur le fusil, « Denken » (pensée). « Voglio vedere le mie montagne » est ce que prononce le peintre suisse Giovanni Segantini au moment de sa mort en 1899 en Engadine. Pour Beuys, la montagne est l’archétype du sommet de la conscience de soi.

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Giovanni Segantini, Le due madri, 1898-1900, Bündner Kunstmuseum, Coire, Suisse.
Voir aussi les montagnes de l’Engadine dans le billet « Lej da Segl » du 23  juillet 2009.

La Vierge au savon

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Berlin, Hamburger Bahnhof, samedi 24 janvier 2009, 20h, rétrospective Beuys Die Revolution sind wir : Basisraum Nasse Wäsche (Jungfrau), environnement, 1979. Le cartel dit qu’au début de l’année 1979 Beuys a vu le palais Liechtenstein de Vienne qui devait accueillir la collection du musée d’art moderne et qu’il en est arrivé à la conclusion que les salles n’étaient bonnes qu’à étendre le linge. À partir de là, la pièce qu’il a produite thématise une interrelation complexe entre un processus économique à réformer, une purification alchimique et mentale et la Junfrau (vierge).

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Joseph Beuys lors de la construction de l’installation Jungfrau Basisraum Nasse Wäsche,
4e Internationale Graphikbiennale der Wiener Secession, 1979. Photo : Hans Nevidal, © VBK, Wien.

Silence sorti de la nuit



Samedi 3 janvier 2009, peu avant la fermeture à 18h, Collège des Bernardins, Paris, 5e. Claudio Parmiggiani, pour sa triple installation, a choisi de ne pas ajouter de lumières. La salle de l’ancienne sacristie, où sont disposées plus de cent cloches d’églises, est dans la nuit, mais elle reçoit les lumières de la rue. L’appareil photographique perce l’ombre beaucoup mieux que l’œil, et les épreuves qui sont ici sont plus lumineuses encore.

Micro-événement



Vendredi 26 décembre 2008, samedi 27, soir, matin, Hôtel HI, Nice. Il a été conçu par Matali Crasset. On lit sur un dépliant [no comment] : « Chaque concept repose sur une organisation particulière de l’espace à vivre et à expérimenter. Il ne s’agit donc pas de thématiques décoratives mais plutôt de typologies qui donnent des alternatives aux espaces habituellement très codifiés. La chambre devient une structure pour accueillir de micro-événements en relation avec le concept de l’espace. »