Markus Raetz, No, Yes, etc.



Samedi 14 janvier 2012, 17h, galerie Farideh Cadot, 7 rue Notre Dame de Nazareth, Paris 3e. Parallèlement à l’exposition de la BNF-Richelieu, une belle exposition de Markus Raetz (c’est le dernier jour), gravures, sculptures, mobiles. Un classique de l’artiste, visible à l’envers depuis la cour, une petite sculpture qui, selon deux angles de vue à 90 degrés, se voit comme Yes ou No (mais les autres angles sont intéressants aussi). La personne qui entre est le directeur du Musée national d’art moderne.

Littéralisme et contextualisme sont aux Délices d’Asie


Mardi 10 janvier 2012, 16h48, rue Saint-Antoine, métro Saint-Paul, traiteur « Les Délices d’Asie ». « Plats à emporter » fait partie de notre série « éloge du littéral » — voir par exemple « Néon littéral » du 11 juin 2011. Pourtant, c’est le contexte qui renvoie les mots du côté des actes de langage. C’est une désignation mais aussi une réalisation potentielle. Entre la signification linguistique déterminée et le sens que le contexte doit actualiser, c’est un débat qu’il faut soutenir (François Recanati, Le sens littéral, L’Éclat, 2007). À vrai dire, avec une enseigne de néon rouge, l’écart n’est pas si grand. Il fallait le demander à tous les artistes qui ont fait des mots avec du néon : Joseph Kosuth, Bruce Nauman, Mario Merz, Sarkis, Claude Lévêque, Jean-Michel Alberola, etc.

Contribution empirique à la discussion : prendre (emporter) une image est un geste qui appelle d’autres gestes, semble-t-il.

Une vérité en Helvetica 75 bold


Vendredi 30 décembre 2011, 17h. Revenant de la poste de la rue des Boulets par le boulevard Voltaire, je croise une nouvelle enseigne dont l’Helvetica 75 bold me saute aux yeux — c’est rare dans une telle pureté. Au sujet de l’Helvetica, voir, sur jlggbblog2 : « Japon/Suisse », du 1er juillet 2011, http://jlggb.net/blog2/?p=6175 et « Dégage ! (Version Helvetica) », du 13 février 2011, http://jlggb.net/blog2/?p=4258. Voici une explication trouvée sur le Web :
En hébreu, le substantif emet dérive du verbe aman, traditionnellement traduit par croire, mais dont le sens premier est être ferme, ou être durable. Ainsi, emet n’exprime pas tant l’idée abstraite et intellectuelle de vérité, telle qu’elle est posée dans l’ordre de la connaissance (intellectuelle ou métaphysique), mais elle exprime bien plus largement la notion de solidité, de stabilité d’un être, ou de sincérité, de fiabilité et de loyauté d’une personne.


Reconstitution typographique en Helvetica Bold.

Encore des enseignes (à l’ancienne, cursives) de coiffeurs



Dimanche 18 décembre 2011, 13h25, 14h25, boulevard Voltaire, rue de Bretagne, Paris. Des enseignes de coiffeurs, dont l’une au moins (la seconde) semble ancienne. Voir http://jlggb.net/blog2/?p=1907 et http://jlggb.net/blog2/?p=2084 et http://jlggb.net/blog2/?p=4946. Il y en avait une au 55 rue du Faubourg Saint-Antoine, mais elle a disparu avant qu’on la photographie. On devrait répondre à la question : pourquoi les enseignes de coiffeurs sont souvent en lettres cursives ?