De la vanille en cadeau



Dimanche 25 décembre 2011, 12h. Onja nous apporte un cadeau de la part de sa maman : un paquet de gousses de vanille de Madagascar. Avant même d’être ouvert, le paquet très bien ligaturé dans un papier huilé répandait son parfum. Et là on voit les gousses nombreuses et bien rangées, elles aussi serrées par un nœud en raphia (je découvre que raphia est un mot et une plante de Madagascar, une espèce de palmier dont les feuilles sont très grandes).

Une artiste résolument contemporaine

Dimanche 18 décembre 2011, 16h, galeries du quai Malaquais (les Beaux-Arts), exposition 2001-2011 : soudain déjà qui « présente les œuvres de jeunes artistes ayant fréquenté l’École nationale supérieure des beaux-arts au cours de la décennie 2001-2011 ». Émilie est née en 1980 à Noisy Le Grand. Elle est diplômée des Beaux-Arts en 2005 après avoir été « mon étudiante » à Paris 8 et à l’Atelier de recherches interactives de l’Ensad (maîtrise et DEA, avec « L’effet Larsen » et « Fatal Error », 2001-2003). Elle vit et travaille (comme on dit) à Paris et à Berlin. En 2010, elle a obtenu l’Audi Talents Awards. Si elle a été un temps une « artiste numérique » (pour ma part, je n’emploie jamais cette expression), elle a rompu avec cette catégorie pour appartenir résolument à « l’art contemporain ». Reproduction (on voit le reflet du photographe) : Neue Oder, 2010, impression sur papier ancien, 29 x 27 cm, collection PPP, Paris (on lit trop vite, en allemand : « neue Order » — ordre nouveau —, au lieu de « neue oder » — nouveau, ou bien).

La troisième personne, la première personne et la deuxième

Samedi 17 décembre, 15h, Paris, galeries du Grand Palais, exposition Game Story. Il suffit d’écouter, les visiteurs, s’ils ont l’âge pour ça, cherchent d’abord ce qu’ils ont connu enfant. Et puis ils montrent à leurs enfants, comment jouer. Il y a en effet la vision à la 3e personne et à la première personne. Mais la plus intéressante, c’est celle à la 2e personne : « tu es là ». Dans ce cas, la figure du joueur est en amorce, c’est ce qu’a copié Gus van Sant dans Elephant, on voit par-dessus son épaule. Ce jeu est Mortal Kombat. Nous y avons joué, Liliane et moi, à Los Angeles en 1994.