




Dimanche 6 janvier 2013, 10h – 11h30, temple Banteay Srei. À l’écart, au nord, le plus élégant, le plus raffiné, le plus à notre échelle. Latérite pour les murs et grès rose pour les sculptures, poussière : on baigne dans un certain rouge. On redit inévitablement que c’est ici, qu’en 1923, Malraux a volé deux apsaras. La restauration par l’École française d’Extrême Orient débute en1930. C’est actuellement la Suisse qui poursuit le travail. La scène au-dessus de la porte, que l’on peut voir comme érotique, est un combat entre un bon — la figure grotesque —, et un méchant — la jolie figure. Les singes accroupis sont les gardiens de la bibliothèque.
Catégorie : Arts
Au Musée-Chateau d’Annecy



Samedi 22 décembre 2012, 16h-17h, Musée-Chateau d’Annecy. Trois pièces remarquables (en l’absence de Moments de Jean-Jacques Rousseau) :
Jean-Honoré Fragonard, Bergers dans un paysage, vers 1765, huile sur toile (détail). Le cartel explique que ce tableau, rangé dans les tableaux spoliés par les Nazis, a été acheté par Heinrich Hoffmann, photographe d’Hitler, pour le projet d’Hitler d’un musée à Linz.
Poterie Gojon à Vovray, région d’Annecy, début du XXe siècle.
Armoire de Maurienne, pin, mélèze, 1768.
Paul Graham



Dimanche 2 décembre 2012, 12h30, Le BAL, 6 impasse de la Défense, Paris 18e, exposition Paul Graham (1964, Weymouth, Angleterre). La série « The Present » associe des photographies prises dans le même lieu à de faibles écarts de temps, mais en faisant le point sur des sujets distincts. The Present est aussi un beau livre édité par MACK, 2012. Il s’ajoute à la collection de livres de Paul Graham que nous avons depuis A1 The Great North Road, 1983.
Soutenance de doctorat
Détail d’un mur jaune
Shanghai Power Station of Art


Samedi 17 novembre 2012, 11h-17h, Shanghai. Au bord du Huangpu, au sud-est de la ville, La Power Station of Art est une ancienne centrale thermique transformée pour l’exposition internationale de 2010 puis inaugurée en gigantesque centre d’art pour la 9e biennale de Shanghai. Les néons sont une œuvre de Claire Fontaine, The House of Energetic Culture, 2007, qui reprend les enseignes de la maison de la culture de Pripyat, « ville modèle » proche de Tchernobyl, abandonnée après la catastrophe.
Une vieille connaissance en parle dans son blog de Mediapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-hudelot/261012/la-shanghai-power-station-art-joue-dans-la-cour-des-grands
Roy Ascott, une rétrospective à Shanghai





Samedi 17 novembre 2012, 11h-17h, Shanghai, Biennale, Power Station of Art. Roy Ascott, que j’ai connu lors de l’exposition Electra (Musée d’art moderne de la Ville de Paris, 1983-1984, commissaire : Frank Popper) avec son installation La Plissure du texte, eut la bonne idée de m’inviter à la Biennale de Venise en 1986 pour exposer l’installation Pékin pour mémoire (Tom Sherman, Roy Ascott, — au centre de la photo ci-dessus — et Don Foresta étaient les commissaires de la section « Tecnologia e Informatica »). Roy Ascott, né à Bath, Angleterre, en 1934, était une sorte de gourou international de l’art cybernétique et informatique, il l’est resté et l’on n’a pas cessé de le croiser. C’est sympathique de trouver rassemblés ici (Juliette Xiaoying Yuan, curatrice), à la biennale de Shanghai, un ensemble de documents de lui, inédits pour moi.
The variability and indeterminacy of my work reflects the way, even in science, that all hypotheses — about ourselves, or of the world — are transient and incomplete. The only certainly is the process of becoming. La Plissure du texte, a salute of course to Roland Barthes Le Plaisir du texte, applies not just to the three works in this exhibition that have this title, but to my work more generaly. In my art, I want to conflation of pleating with pleasure, and texte with tissue, to promote intimacy and empathy, such that I believe there can be love in the telematic embrace. Roy Ascott, Reactivation, catalogue de la 9e biennale de Shanghai, 2012, p. 50.
Catalogue de la biennale de Venise 1986, « Arte e Sienza ». Collection JLggB.
Reactivation, 9e biennale de Shanghai






Samedi 17 novembre 2012, 11h – 17h, Shanghai, Power Station of Art, Reactivation, 9e biennale de Shanghai. Quelques-unes des œuvres remarquées et documentées.
Zhang Peili (Chine), QAQ, installation vidéo, 2012. Policier et personne interrogée simplement confrontés dans deux écrans séparés et légèrement décalés.
Société réaliste (collectif français), State of Shades: Chinese National Oil Painting, 2012, installation, peinture. Un ensemble de couleurs prélevées sur 175 peintures du National Art Museum of China présentes sur Internet.
Aernout Mik et Marjoleine Boonstra (Pays Bas), Plywood Dwelling, 2008, installation vidéo. C’est une réplique des étroits dortoirs d’une petite usine de Shanghai avec de jeunes figurants.
Leang Seckon (Cambodge), Parachute Light, 1970-2012, peinture, tissu. L’artiste évoque les parachutes nocturnes, porteurs de mort et récupérés pendant la guerre.
Joseph Kosuth (États Unis), Any Knowledge (for Shanghai), 2012, néon. Les textes et dessins confrontent Darwin et Nietzsche.
Ryan Gander (Royaume Uni), Arrows, installation, 2012. Les flèches sont plantées comme si elles avaient été tirées depuis l’entrée de la salle.
Logo de la 9e biennale de Shanghai : http://www.shanghaibiennale.org/en/
Trois weirds
Fermer les yeux


Vendredi 9 novembre 2012, 16h20, Abbaye de Saint-Riquier, Centre culturel de rencontre, exposition « leurs lumières ». Fermer les yeux, machine lumineuse de Tomek Jarolim, 2012. Lorsqu’on ferme les yeux, on est illuminé par des séquences colorées que l’on perçoit intensément à travers les paupières. Ici, une étudiante de l’École supérieure d’art et design d’Amiens.






