
Jeudi 18 avril 2013, 14h. Au 10 rue Keller, Paris 11e, une belle architecture de béton armé (construction entre 1929 et 1931 par l’architecte Louis-Hippolyte Boileau en collaboration avec E. Olombel) incluant un lettrage en volume (malheureusement détérioré par un ravalement en 2006) : VILLE DE PARIS GROUPE SCOLAIRE XI ARRT ECOLE DE GARÇONS ECOLE DE FILLES.
Voir l’École normale supérieure, bâtiment des années trente : http://jlggb.net/blog2/?p=294
Catégorie : Monuments
Stratigraphie
Linking letters

Samedi 26 janvier 2013, 20h. À Chätillon, au moment de transmettre à Claude (3 ans), le jeu de lettres Linking letters venant d’Étienne (début des années 80), je pense à le photographier car c’est un très bel objet. La qualité typographique, la boîte en tous points semblable de Connect, le jeu « culte » de l’éditeur Galt Toys, peut laisser penser que ces deux jeux ont eu le même concepteur, le célébrissime designer anglais Ken Garland. Mais je n’en trouve trace nulle part.
Angkor Vat





Dimanche 6 janvier 2013, 15h — 17h30. Temple d’Angkor Vat. Dans une coursive du premier niveau au sud; dans la cour du deuxième niveau à l’ouest, au soleil couchant, le long de l’enceinte intérieure au nord, la bibliothèque du nord-ouest. (Les dénominations ne sont pas scientifiques). Ces photos ont évité à dessein la présence de visiteurs (pourtant très nombreux).
Banteay Srei





Dimanche 6 janvier 2013, 10h – 11h30, temple Banteay Srei. À l’écart, au nord, le plus élégant, le plus raffiné, le plus à notre échelle. Latérite pour les murs et grès rose pour les sculptures, poussière : on baigne dans un certain rouge. On redit inévitablement que c’est ici, qu’en 1923, Malraux a volé deux apsaras. La restauration par l’École française d’Extrême Orient débute en1930. C’est actuellement la Suisse qui poursuit le travail. La scène au-dessus de la porte, que l’on peut voir comme érotique, est un combat entre un bon — la figure grotesque —, et un méchant — la jolie figure. Les singes accroupis sont les gardiens de la bibliothèque.
Ta Prohm
Bayon
Détail d’un mur jaune
Porcelaine impériale de la dynastie des Song du Sud

Mercredi 21 novembre 2012, 10h30. Au sud de Hangzhou, à environ 4 km du centre et du lac, le Nan Guan Song Yao Bowuguan (Musée de la porcelaine impériale de la dynastie des Song du Sud), ouvert en 1992, agrandi en 2002, avec de vastes salles et beaucoup d’objets, dans une scénographie malheureusement très pesante. Il se trouve sur l’emplacement de fours anciens découverts en 1930 mais fouillés dans les années 1980. Les grès de porcelaine produits ici, dits de qualité Guan (officielle), dès la période des Song du Sud (1127-1279), présentent une glaçure profonde obtenue par couches successives. Il est dit que Hangzhou, qui fut, pendant un temps, la capitale des Songs du Sud, a été dans cette période la ville la plus peuplée au monde.
Note du Musée Cernuschi : La province du Zhejiang, un des berceaux majeurs de cette activité, se spécialisa dès la haute antiquité dans la production de grès revêtus d’une couverte colorée à l’oxyde de fer et cuits en réduction. La délicatesse des teintes froides ainsi que l’opacité nuageuse et mystérieuse de la couverte de ces céramiques firent rêver l’Europe. La France leur donna au XVIIIe siècle le nom de céladon, emprunté au héros du roman pastoral d’Honoré d’Urfé (1568–1625), L’Astrée, dont le vêtement était de couleur gris vert. Ce terme tend actuellement à être remplacé par l’appellation grès à couverte verte, plus proche de l’usage anglo-saxon (greenware) et plus fidèle au chinois qingciqi. pdf.
La condition animale


Lundi 19 novembre, 16h, Shanghai, quartier Hongkou, Shajing Lu. Sous le nom de 1933 — date de sa construction par « un architecte anglais » —, ce bâtiment tente d’être un lieu de commerce à la mode. Réhabilité soigneusement depuis 2006, ce chef-d’œuvre de béton armé de style Art déco est un ancien abattoir où les nombreuses coursives et passerelles constituent un labyrinthe incroyable de la structure extérieure rectangulaire jusque dans un corps cylindrique central. De larges plans inclinés striés permettaient au bétail de monter dans les étages tandis que d’étroits escaliers en colimaçon permettaient l’accès du personnel. Il est difficile de saisir le fonctionnement de toutes ces circulations et de toutes ces chambres. On comprend malgré tout que s’y jouaient les destins parallèles des animaux et des humains, le passage d’animaux vivants en viande de boucherie et le travail harassant des abatteurs. 1933 : la même année paraissait chez Gallimard La Condition humaine d’André Malraux.
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André Malraux, La Condition humaine, édition du Livre de poche, 1953 (?), couverture de Lucien Fontanarosa. Document © swallace99’s.















