
Lundi 9 juillet, 18h15, Île de Nantes. Bonne idée : dans ce quartier de friches industrielles qui est une sorte de laboratoire architectural, un espace constructible de 2 700 m2 a conservé la friche végétale qui s’était développée sur la dalle de l’ancienne usine Alstom. On y circule comme dans un parc. Aménagement par l’équipe de l’Atelier de l’Île de Nantes, avec le paysagiste Alexandre Chemetoff et les botanistes et jardiniers du Service des espaces verts de la ville.
Catégorie : Plantes
Perspective dans le jardin

Mercredi 4 juillet 2012, 14h30, allée Buffon du Jardin des Plantes, Paris, 5e. On a a vu les platanes, le 22 février, comme figure du « chaos et de l’ordre ». Aujourd’hui, c’est la figure d’une perspective à la Watteau qui s’impose.
Clématite ici aussi

Dimanche 1er juillet 2012, 17h. Au 93bis aussi (voir le Nice-Savoie, https://jlggb.net/blog3/?p=2517) les clématites ont bien fleuri. Ici, c’est un peu tard pour les photographier, mais le bleu aux accents pourpres est juste, c’est celui de la clématite la plus classique, « The President », créée par Charles Noble en 1876.
Des collections : deux pièces de tissu offertes par Navin Rawanchaikul

Mercredi 6 juin 2012, 20h, Aix-les-Bains, rue Isaline. La loggia de la chambre était aujourd’hui habillée de deux pièces de tissus de couleurs vives qui proviennent de la biennale de Lyon de 2000 (Partage d’exotismes, Cinquième biennale d’art contemporain de Lyon, Halle Tony Garnier, Jean-Hubert Martin commissaire) où elles étaient données aux visiteurs pour leur libre usage. C’est-à-dire que l’œuvre de Navin Rawanchaikul, né en 1971, Thaïlandais et Indien, consistait précisément à donner ces pièces de tissus traditionnelles. Controversée (mais intéressante), cette exposition nous aura donc procuré, 12 ans après, des rideaux qui s’assortissent fort bien aux plantes et au paysage.
Question de couleur
Rien à voir


Mercredi 23 mai 2012, 13h, Aix-les-Bains, passage Robert Doisneau. La décision de nommer « Robert Doisneau » plutôt que « Passage de la vieille poste » la « liaison piétonne avec escalier reliant la placette de la Chaudanne à la rue Davat » a été adoptée avec 25 voix pour et 7 contre lors des délibérations du Conseil municipal du 27 septembre 2007. On aimerait connaître les termes du débat. À mon avis, en dépit des stéréotypes, ce passage n’a rien à voir avec Doisneau. Les rosiers du premier plan habillent (joliment) les étages d’un parking public.
Les roses blanches de la vengeance


Mercredi 16 mai 2012, 14h30, Institut Curie, rue d’Ulm, Paris 5e. Ici, hier, le jour même de son investiture, en déposant une gerbe de roses blanches devant la statue de Marie et Pierre Curie, le président Hollande a fait un geste qui nous venge. Je m’explique. Dans Libération du 27 avril 2012, Mathieu Lindon écrivait : « Certes, Nicolas Sarkozy a l’expérience de la fonction présidentielle, mais nous aussi, on a l’expérience de Nicolas Sarkozy président, et ça n’en a pas été une bonne. À l’intérieur de « la France qui souffre », il y a une France d’envergure, celle qui souffre de Nicolas Sarkozy. » Lisant cela, j’ai pensé : une fois au moins, j’ai eu à souffrir directement du président Sarkozy. C’était en découvrant le discours insultant et d’une vulgarité de ton inouïe où il s’en prenait aux chercheurs et universitaires, au Palais de l’Élysée, le 22 janvier 2009, à l’occasion du lancement d’une « réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation ». Ce discours resta celui de : « Y’a de la lumière, c’est chauffé ». La vidéo est encore en ligne : minute 15.
Pavot des Alpes

Vendredi 27 avril 2012, 15h30, Jardin des plantes, Paris 5e. Après « Purification des plates-bandes » et « Plates-bandes, suite », voici les pavots (Pavot des Alpes. Papaver alpinum L. subsp. alpinum. Série Wonderland. Horticole. Papaveraceae) fleuris — et qui commencent à passer. Il semble qu’il y ait ces mêmes fleurs partout dans le jardin en ce moment. Cette photo est la première faite avec le nouvel appareil Ricoh GR IV.
La Folie Titon


Lundi 26 mars 2012, 15h30, Paris 11e. La visite à Madame Bénédicte de Ch., ophtalmologue, montre que les yeux et la vue se maintiennent. Son cabinet se trouve au 31 rue de Montreuil, à l’emplacement de la Folie Titon, la manufacture de papiers peints Réveillon, d’où sont parties la première montgolfière en 1783 et la révolte ouvrière qui conduit à la Révolution en 1789 (c’est amusant, pour une aristocrate). Non loin de là, rue Titon, le jardin de la Folie Titon, lui-même à l’emplacement de la Folie Titon, voit tous ses cerisiers en fleurs.
Des collections : pour les 50 ans des Accords d’Évian

Jeudi 22 mars 2012, 17h44, Genève. Il y a une image du film de Godard, Le Petit Soldat, repérable dans le film, mais que je gardais pour moi. En 1987, en préparant le numéro de la revue La Recherche photographique, numéro 3, intitulé « Le cinéma, la photographie » j’avais trouvé dans le fonds de la Cinémathèque française un ensemble de photographies du tournage du Petit Soldat (sans pouvoir identifier leur auteur, y compris auprès de Madame de Beauregard). Elles ont ce charme particulier d’appartenir aux vues du film (travail admirable de Raoul Coutard, avec la pellicule photo Agfa Record que seule la caméra Cameflex acceptait) tout en s’en distinguant. De format carré, probablement faites au Rolleiflex, elles sont à la fois posées, emblématiques et révélatrices du tournage lui-même (au demeurant, « tout film est un documentaire sur son propre tournage » aurait dit Jacques Rivette). J’avais donc fait tirer, sans la publier, la photo de la voiture filant le long du lac depuis le Pont du Mont-Blanc, avec cette figure de platane, tentaculaire et taillé, que j’affectionne. Tourné fin 1959, début 1960 à Genève et dans ses environs, Le Petit Soldat est interdit par la censure jusqu’en 1963. Louis Terrenoire, ministre de l’Information, déclarait : 1. Que ces tortures soient appliquées par des agents du FLN ne saurait modifier le jugement qui doit être porté contre ces pratiques et contre leurs représentations à l’écran. 2. À un moment où toute la jeunesse française est appelée à servir et à combattre en Algérie, il paraît difficilement possible d’admettre que le comportement contraire soit exposé, illustré et finalement justifié. Le fait que le personnage se soit paradoxalement engagé dans une action contre-terroriste ne change rien au problème. 3. Les paroles prêtées à une protagoniste du film et par lesquelles l’action de la France et en Algérie est présentée comme dépourvue d’idéal, alors que la cause de la rébellion est défendue et exaltée, constituent à elles seules, dans les circonstances actuelles, un motif d’interdiction. » (Wikipedia, repris de Lionel Trélis, La Censure cinématographique en France, mémoire, Institut d’études politiques de Lyon, juin 2001). Les 50 ans des Accords d’Évian (18 mars 1962) semblent n’avoir donné lieu à aucune commémoration ces derniers jours. J’y songeais depuis longtemps : l’anniversaire et un détour par le Quai du Mont-Blanc me donnent le prétexte pour publier la photographie restée inédite.
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Jean-Luc Godard, Le Petit Soldat, 1960, Anna Karina, Michel Subor, photo de tournage, fonds Cinémathèque française, négatif 1040. Épreuve : collection jlggb.
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La Recherche photographique, N°3, décembre 1987, Paris. Contient un portfolio de 16 photographies de tournage du Petit Soldat.
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Raoul Coutard et Jean-Luc Godard sur le tournage du Petit Soldat. Planche contact de la même série que les photos ci-dessus [dr].



