

Mardi 11 décembre 2007 vers 23h, le bâtiment, le contexte.

Vendredi 14 décembre 2007 vers 16h, le bâtiment, le contexte.

Mardi 11 décembre, vers 15h, Tokyo. « Après-midi » est le nom de ce café : 5F 1-15-7 Jinnan, Shibuya-ku, Tokyo 1500041, phone 03 5428 0510, open 12:00-midnight. De Shibuya à Ebisu, Daikanyama, Aoyama ou Naka meguro, le style moderne scandinave (en fait plutôt californien et rétro 50-70, ou néo occupation US, le stéréotype étant Eames, avec un effet de retour de références japonaises classiques) s’est installé, dans les cafés comme chez les brocanteurs (antiquaires) et, on peut le supposer, chez les bobos de Tokyo. Au dessus du flux des clients de Shibuya, c’est agréable.

Ce fauteuil de bureau, fabriqué en Suisse ? Fabriquant et designer à préciser. Bureaux de la Graduate School of Film and New Media, Tokyo National University of Fine Arts and Music, Yokohama, jeudi 6 décembre 2007.
Note du 7 décembre 2007. Il s’agit du Giroflex 33 (2007), dont le site du fabriquant, Behrin, (Namur, Belgique) dit : « Ces sièges sont conçus par des ergonomes et kinésithérapeutes et non par des designers. Ils sont donc avant tout conçus pour bien s’asseoir plutôt que pour les regarder. » Propos légèrement démenti par un autre site, sur l’ergonomie et le design.
Notes du 11 mars 2008.
Giroflex a son origine en Suisse, à Koblenz, sur le Rhin à l’Est de Bâle. La Maison Stoll (1872), est nommée ainsi en 1928 pour « tourner et fléchir ».
Giroflex est très implanté au Japon. Son site au Japon cite des personnalités qui font l’éloge de ses fauteuils.

Ai Weiwei, artiste, architecte, designer, né en 1957.
(On a rencontré son père, le poète Ai Qing, à Paris en 1980.)
Un aperçu de ses œuvres, par la galerie Urs Meile.
Ordre et désordre, collisions de mondes, les 1001 chaises Qing disposées en carré ou en cercle, la construction faite de 1001 portes et fenêtres chinoises des dynasties Ming et Qing, abattue par la tempête. Troisième volet de Fairy Tale de Ai Weiwei, l’invitation de 1001 Chinois (l’expérience la plus chère dans l’histoire de la Documenta), n’est pas directement visible; elle le sera par le film tourné par Ai Weiwei et ses assistants, par les dortoirs des invités, par l’installation Travelling Landscape; etc.)




Kassel, Documenta 12, 17 juillet 2007.
Lire une interview de Ai Weiwei (pdf)
© Urs Meile Gallery, Lucerne-Beijing
Cet article inaugure une catégorie, celle d’un « blog d’avant le blog », fait à partir des archives.
Interlaken, 18 décembre 2005 (l’heure est dans l’image), retour de Grindelwald et du col de la Kleine Scheidegg en passant par Wengen. Remarquée dès la première fréquentation des gares suisses (1969), d’abord pour la trotteuse, sa pastille rouge et surtout son mouvement apparemment continu. Ce n’était déjà plus le design mais une saveur particulière du temps.
L’horloge la plus célèbre du monde (voir la source de cette citation). La Suisse est un pays réputé pour sa ponctualité, une réputation renforcée par le symbole qu’est devenue l’horloge officielle des gares suisses. Présente en 3 000 exemplaires à travers tout le pays, son design à la fois simple et unique l’a promue au rang d’emblème de la précision. Passagers réguliers et visiteurs étrangers lui accordent une confiance absolue pour ne pas rater leur correspondance. Dans les années 1940, les CFF cherchaient un moyen de faire la promotion de leur image en y associant la notion de ponctualité. Ils ont alors demandé à Hans Hilfiker, ingénieur et inventeur employé aux CFF, de créer une horloge d’une extrême lisibilité qui serait à la fois un symbole de précision et un instrument efficace pour garantir la ponctualité du réseau ferroviaire. Sur la base de ce mandat, Hilfiker réalisa l’horloge officielle des gares suisses en 1944. Protégée par un brevet, l’horloge intègre des notions de lisibilité, de pureté esthétique et une grande innovation technique permettant une synchronisation parfaite des horaires des trains circulant sur tout le réseau. Les trains suisses ont la réputation de partir à la minute près. A l’époque, lorsque l’aiguille des secondes rouge atteignait le chiffre 12, le chef de gare brandissait une palette pour autoriser le départ du train. La petite aiguille rouge des secondes est donc devenue la métaphore de la ponctualité suisse. Bien que les départs des trains soient dorénavant automatisés, ils demeurent toujours synchronisés avec l’horloge de Hilfiker, de sorte que celle-ci conserve son importance tant pour les passagers que pour les conducteurs de locomotives. Bien que ne comportant aucun chiffre, l’index de l’horloge est lisible du premier coup d’œil. Son aiguille des secondes rouge est également visible de très loin, de sorte que les passagers savent exactement le nombre de secondes qui restent avant le départ du train. La collection de montres et de pendules de Mondaine, qui disposent toutes d’un certificat d’authenticité, s’inspire de l’horloge de Hans Hilfiker. La Montre officielle des gares suisses est aujourd’hui un design légendaire. Depuis son lancement en 1986, son succès ne s’est jamais démenti et récemment, la montre a été proclamée l’un des 10 grands classiques du design horloger helvétique.
L’horloge SBB-CFF comme économiseur d’écran