La Sorbonne

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Lundi 9 février 2009, l’amphithéâtre Richelieu de La Sorbonne est le lieu d’une conférence destinée aux enseignants-chercheurs où s’expriment les présidentes et présidents de 9 universités (Paris-3 Censier, Paris-4 Sorbonne, Paris-8 Saint-Denis, Paris-10 Nanterre, Paris-13 Villetaneuse, Montpellier-3, Besançon, Rouen et Grenoble-3, auxquelles s’est associé l’Institut national des langues et civilisations orientales), membres de la Conférence des présidents d’universités.

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Un échantillon d’une minute pris dans l’intervention d’ouverture
de Georges Molinié, Président de l’université Paris-4 Sorbonne.

Le mot Haken


Restaurant « Bio fast food » Gorilla, 120 Friedrichstrasse, Berlin, 30 janvier 2009, 12h30. Ce deuxième modèle de crochet, noir mais de forme identique à celui de l’hôtel de Nice, a été une incitation à reprendre l’investigation.

On savait que la reconnaissance automatique des formes n’était pas tout à fait pour demain; celle qui ferait que la machine, alimentée par la photo du porte-manteau de l’Hôtel de Nice, trouverait l’origine de l’objet, son fabricant, sa référence, son nom, son prix. On sait aussi que le commerce n’a cependant pas attendu pour mettre en place des « moteurs de recherche humains » qui, parcourant à longueur de temps les pages du Web, interrogeant Google par les images associées à des mots, réussissent fort bien dans cette tâche.

Si l’« Appel à reconnaissance d’une forme » issu du 26 décembre n’a pratiquement rien donné (il faut dire que ce blog ne fait rien pour attirer les lecteurs interactifs), une recherche endogène, du Web sur le Web, pouvait aboutir. À condition de passer par les mots. L’architecte de Nice, rencontrée et interrogée directement à Paris le 8 janvier, a parlé de l’Italie. Mais le sentiment qui s’était formé était qu’il fallait chercher en Allemagne : le minimalisme, l’austérité, le fonctionnalisme métallique et éloxé. Après l’essai, sans succès, de l’anglais hook, le nom Haken a été mis à l’épreuve. Il a fallu plusieurs tentatives et fausses pistes. Un objet ressemblant a bloqué la perspective pendant près d’un mois. Il venait de Huthaken. Il fallait passer par Kleiderhaken. Puis penser à entrer dans de vastes catalogues, à partir d’une image « fausse » mais apparentée.
http://www.lubeck-beschlaege.de contient le résultat :

Lubeck Beschläge · Mommsenstraße 4 · 42289 Wuppertal

Produkt: Kleiderhaken, Handtuchhaken, Artikel-Nr.: L.12040, Katalogseite: 12.11, Kurzbeschreibung: Garderobenprofilhaken 4 mm, A 90 mm, H 150 mm , Alu silber eloxiert, Alu schwarz eloxiert, Alu neusilber eloxiert, Alu gold eloxiert, Alu farbig lackiert. Wir helfen Ihnen gerne weiter: Tel. 0202 – 264 802-0.

Voglio vedere le mie montagne

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Dimanche 25 janvier 2009, 14h, Hamburger Bahnhof, Berlin. Joseph Beuys, Voglio vedere le mie montagne, 1950-1971. Beuys a rassemblé des meubles de sa jeunesse. Ils sont reliés par des plaques de cuivre, conductrices d’énergie. Les objets portent une série d’inscriptions à la craie : sur l’armoire, « Vadrec(t) », mot celtique pour glacier; sur la caisse, « Felsen » (falaise); sur le lit, « Walun » (vallée près de Silvaplana); au dos du miroir, « Cime » et « Pennin » (noms de sommets des Alpes valaisannes); sur le fusil, « Denken » (pensée). « Voglio vedere le mie montagne » est ce que prononce le peintre suisse Giovanni Segantini au moment de sa mort en 1899 en Engadine. Pour Beuys, la montagne est l’archétype du sommet de la conscience de soi.

LeDueMadri
Giovanni Segantini, Le due madri, 1898-1900, Bündner Kunstmuseum, Coire, Suisse.
Voir aussi les montagnes de l’Engadine dans le billet « Lej da Segl » du 23  juillet 2009.

Graffiti palpable



Vendredi 19 décembre 2008, 14h, métro Bir Hakeim, Paris, 15e. Les adjectifs et substantifs formés avec le suffixe –able (capable, praticable, jouable, etc.) sont intéressants et utiles. D’ailleurs, le Grand Robert dit :
-able
Élément, du lat. -abilis, qui s’ajoute aux bases des verbes transitifs en –er (chanter, chantable) et en –ir (variante –issable : périr, périssable) pour former des adjectifs avec la valeur passive de «qui peut être…», ou à une base nominale avec la valeur active de «qui donne», «enclin à» (ex. : charitable, pitoyable). > -ible. La formation de tels adjectifs est libre, notamment en combinaison avec le préfixe négatif in- (in-, im-, ir-).
Dans sa matière colorée, son support à la texture ultra sensible, dans la trace manuelle et kinestésique de son geste, le graffiti (in)palpable est concrètement une démonstration du palpable (ou de l’impalpable), compris comme haptique.

Bannières

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sexworkers
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Dimanche 7 décembre 2009, 19h30, Palais de Tokyo, Paris, 16e. La carte blanche à Jeremy Deller a abouti à l’exposition intitulée « D’une révolution à l’autre », avec entre autres œuvres et documents les banderoles de Ed Hall. Aujourd’hui à la retraite, il a confectionné depuis 20 ans plus de 400 bannières, peintes et en tissus de couleurs découpés et cousus, pour les syndicats, pour des groupes activistes et communautaires, comme contributions à des causes avec lesquelles il sympathise. [D’après le livre de Jeremy Deller et Alan Kane, Folk Archive, Contemporary Popular Art from the UK, Book Works, Londres, 2008, p. 82.]

Interférence audible-visible

Carsten Nicolai (aka Alva Noto), rencontré une première fois à Tokyo en 2000 à Canon ArtLab, pour l’installation immersive et sonore Polar, conçue avec Marco Peljhan, puis de nouveau à Tokyo, ICC, en avril 2008 pour le vernissage de Open Space où il expose Invertone, est au centre de cette photo prise à Beaubourg mercredi 19 septembre 2008.

Polar, 2000

Le groupe Signal — Carsten Nicolai (1965), Frank Bretschneider (1956) aka Komet, Olaf Bender (1968) aka Byetone, tous les trois orinaires de Karl-Marx Stadt (aujourd’hui Chemnitz) — donnait Robotron, 45 minutes en deux parties. La vidéo, prise avec l’appareil photo habituel, malgré l’interdiction d’enregistrer, en restitue la transition. Les sons s’originent dans des enregistrements de bruits. Le flux graphique dans sa contrainte à n’être qu’horizontal et vertical, garde quelque chose de cet ancrage dans des bruits « naturels ». Il se confond à la présence corporelle des 3 musiciens-performers et leur restitue la gestuelle dont prive ordinairement le laptop. L’expérience audible et visible s’étend par nappes et trames, pulsations et chocs, jusqu’à inclure tout l’auditoire.

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Extrait (3 mn) de Robotron, 19 septembre 2008, [DR].

Vue en 2003, dans l’exposition Nano à la galerie Fraîch’Attitude à Paris, Wellenwanne, une installation de Carsten Nicolai : quatre grandes plaques d’aluminium supportant une pellicule d’eau, posées sur quatre haut-parleurs. Trames mouvantes en interférences.

Wellenwanne, 2000

De proche en proche

On s’amuse à citer un jeune philosophe de la « Fresh Theory » : « De proche en proche » dit-il. Leçon de pragmatisme, d’accord, mais non compatible avec le découragement ou la précipitation. La preuve, un pan de peinture de plafond arraché inutilement parce qu’on pense qu’il ne tient pas. Un peu de vision stratégique convient mieux à la réussite.


Plafond de la chambre du Nice-Savoie, mercredi 20 août 2008.


Sol du salon du Nice-Savoie, lundi 12 août 2008.