Répérage (17. Torrent endigué)

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Lundi 20 juillet 2009, 16h15. Latitude : 46°36’48.51″N. Longitude : 9°10’40.30″E. Altitude : 1 263 m). Pour se protéger (de graves inondations encore en 2003), Vals a mis depuis longtemps de grands moyens pour endiguer les torrents (dont le Rhin de Vals), utilisant de très gros blocs de la pierre locale.

Documentation : « Die Hochwasser in Vals ».

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29 août 2003. [dr]

Die erste Stadt am Rhein (feuilleton Huthaken)

 

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Lundi 20 juillet 2009, vers 11h10, Ilanz, Suisse. Le problème ayant été posé et résolu sur le plan théorique, il pouvait trouver une issue pratique. Il suffisait d’attendre. Le moment clé avait été celui d’un mot : Haken (voir : http://jlggb.net/blog/?p=1233). Le vecteur Rhône-Rhin (voir : http://jlggb.net/blog/?p=4368) portait, dimanche 19 juillet, jusqu’à Ilanz, bifurcation dans la haute vallée du Rhin pour monter à Vals. Une matinée disponible permettait un tour sans but dans la petite ville. Eisenwaren a retenu l’attention. Visiblement la quincaillerie reste ici une institution centrale. Et c’est toujours intéressant : des tourne-vis, des verres, des arrosoirs. À la sortie, retour sur les pas :  « Hacken » a ici un sens, dans la « erste Stadt am Rhein » on  parle allemand plus que romanche. Ça marche : le modèle est là, simplement dans son casier, parmi d’autre crochets et porte-manteaux.
Ilanz, Grisons, lundi 20 juillet 2009, vers 10h30, quincaillerie Zinsli.
Le rayon des crochets et porte-manteaux.
Huthaken d’aluminium (voir http://jlggb.net/blog/?p=1120 et la suite).
La gare est un centre d’activité ouvert et vivant. Les trains de marchandises montrent deux commerces : l’eau de Vals, le bois (voir les billets suivants sur Vals). On remarque que la direction des rails est celle de l’axe souligné de rouge dans la carte ci-dessous.

Un route pour nourrir les mouches

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Dimanche 19 juillet 2009, itinéraire vers Ilanz puis Vals, Grisons, Suisse.

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Dimanche 19 juillet 2009, 16h, vue sur le Glacier du Rhône et le belvédère du Furkapass.

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La route qui monte au Furkapass.

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La vallée de Conches depuis le belvédère, le Rhône à son tout début. À droite, la moraine du glacier.

En remontant le Rhône, on prend un axe qui s’aligne avec le point de départ, qui passe par la source du Rhône et qui se prolonge par le Rhin depuis sa source. En s’arrêtant le 19 juillet 2009 vers 16h sous le belvédère du Glacier du Rhône, au Furkapass (Col de la Furka, 2 436 mètres), on constate que de nombreuses mouches viennent sur la carrosserie blanche. C’est que, malgré un lavage intensif à l’eau d’Aix-les-Bains, il reste des taches d’un suc tombé des arbres de l’allée Sabatier à Toulouse où l’auto est restée deux jours. Cette route, qui a une importance symbolique et historique considérable, aura servi aussi à ça.

Grange des volcans (géographie humaine et physique)

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Jeudi 9 juillet 2009, sur la route de Tence au Mazet-Saint-Voy, juste avant le hameau des Hostes, plateau (basaltique) du Haut-Lignon, Haute Loire. À l’horizon, le pic du Lizieux (suc phonolithique), 1 388 m. Le toit de la grange est en lauzes de phonolithe.

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La grange est au centre de cette photographie. Google Maps. © Cnes-spotimage-2009

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Le pic du Lizieux. La grange (repère). Google Maps. © Cnes-spotimage-2009

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Lauzes (lauzière) au pic du Lizieux.
© Photo Cyril T., 19 ans, météorologue amateur (son site sur le temps à Madelonnet, Saint Jeures, Haute Loire), apprenti boulanger, photographe (http://treveysmichel.free.fr).
Voir une bonne série de ses photographies d’une ascension du pic du Lizieux.

Une petite mare ronde

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Jeudi 9 juillet 2009, 13h30. À partir de Tence (Haute Loire), on prend, vers le sud-ouest, la route du Mazet. On passe le hameau de Mendigoules. Au sortir d’un bois, la route s’incurve légèrement vers la droite, puis vers la gauche. Il y a, à gauche, en dessous, une étendue de prés, bordée au loin par des bois où les conifères dominent, et à droite, au dessus, deux maisons, une moderne et une ancienne. Au-delà, la route tourne nettement à gauche en montant. Cette configuration était restée à peu près en mémoire. L’exploration des photos satellites et finalement le passage en voiture, maintenant, ont permis la redécouverte de la maison des vacances de l’été 1951. C’était une vieille ferme habitée par une famille dont le plus jeune bébé ne voyait jamais le jour. Elle est devenue, avec pas mal de transformations, une maison de vacances, fermée aujourd’hui. Il restait une vérification : il y avait une petite mare ronde dans le pré, non loin de la route. La photo Google montre un minuscule disque plus sombre. Sur le terrain, on voit moins bien mais elle est là, dans les herbes non fauchées : on y faisait naviguer un petit bateau taillé au canif dans une écorce de pin.
— Tence en haut à droite, le hameau de Mendigoules (repère).
— La route et les deux maisons. Au centre de l’image, la mare.
— Les prés et la mare.
— La maison.

Le corps de Cécile

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Mercredi 8 juillet 2009, 10h30, cathédrale Sainte-Cécile, Albi. Cette figure de Sainte Cécile est inspirée de la sculpture de Stefano Maderno (1566-1636) placée dans la basilique Santa Cecilia du Trastevere à Rome. La tradition veut que la position soit celle qu’avait le corps retrouvé intact dans le sarcophage.

cecilia-madernoStefano Maderno, Santa Cecilia, marbre, 1600. Photo DR

La sculpture d’Albi n’est certainement pas la « réplique fidèle » ou la « reproduction » de celle de Maderno, comme il est dit souvent, mais elle s’inscrit dans la suite d’une image construite historiquement : Georges Didi Huberman, dans son livre Ninfa moderna. Essai sur le drapé tombé, Gallimard, 2002, souligne les trois niveaux de construction du personnage : la découverte archéologique de restes corporels, l’invention hagiographique (s’appuyant sur le miracle d’un corps non corrompu), et le travail artistique. Il analyse comment le corps peut s’imposer à l’imagination par le « paradoxe visuel proposé par ce tas de voiles ».

« […] elle était couchée sur le côté droit, les genoux légèrement repliés, une étoffe de soie verte, rayée de rouge sombre, l’enveloppait tout entière et dessinait parfaitement ses lignes; sous le voile, une robe d’or, maculée de sang, brillait vaguement. En voyant cette jeune sainte, qui semblait dormir, les spectateurs furent saisis d’un profond respect; personne n’osa enlever le voile […]. Clément VIII, quand il vint, à son tour, de Frascati, contempler la merveille, voulut qu’elle demeurât intacte, et il ordonna d’enfermer l’antique cercueil de bois de cyprès dans une enveloppe d’argent semée d’étoiles. »
Émile Mâle, L’art religieux de la fin du XVIe siècle, du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. Armand Colin, 1932. Cité par Georges Didi-Huberman, p.29.

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Georges Didi-Huberman, Ninfa moderna. Essai sur le drapé tombé, Gallimard, 2002.