Construire

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Dimanche 28 novembre 2021, 15h-17h30, Théâtre de Gennevilliers. Du même auteur et metteur en scène Toshiki Okada, on avait pu voir ici, en 2013, Current Location [http://jlggb.net/blog3/?p=6940] et, au Centre Pompidou, en 2018, Five Days in March, remarquables pour leur façon de parler aussi bien par le langage familier que par la codification des gestes. Dans Eraser Mountain, avec l’apport du sculpteur et scénographe Teppei Kaneuji, quatre moments, que vivent aussi bien les trois actrices et les trois acteurs que les objets envahissants, matériaux et outils de matières lisses et de couleurs intenses, montrent un monde qui tombe en panne dans la fuite en avant de la réparation.

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Dimanche 17 octobre 2021, 17h, Centre Pompidou. Exposition « Ettore Sottsass, L’Objet magique », Superbox Nefertiti, 1968-1969, contreplaqué recouvert de stratifié.

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Jeudi 14 octobre 2021, 12h, Musée d’art moderne de Paris. L’exposition Les Flammes. L’Âge de la céramique — commissaire : Anne Dressen — a été explorée ce matin pendant plus de trois heures, pour tenter d’en pointer trois pièces, tant elle est foisonnante — 350 pièces — en matière d’art de la céramique ou de la céramique en art : Anonyme, Jindezhen, Chine, Bol, dynastie Qing (1644-1911), porcelaine, émail jaune, Musée Guimet ; Marguerite Wildenhain (Friedländer), Vase visage, années 1970, grès, Collection Arizona State University Art Museum ; Sterling Ruby, Basin Theology/Red Paw, 2013, céramique.

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Mercredi 8 septembre 2021, 14h15, métro, Milan. La ville possède 5 lignes de métro, plus une voie « passante ». La ligne numéro 1 est rouge, réputée moderne et efficace. Je dirai qu’une rame est très bien dessinée et bien construite, d’une esthétique cohérente jusque dans les détails, ce qui lui apporte, si on la compare à d’autres, une qualité, le qualificatif milanais de design.

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Mardi 7 septembre 2021, 15h05, Triennale, Milan. Dans l’exposition Enzo Mari, un moment particulièrement attendu : le service de récipients de porcelaine blanche nommée « Berlin ». À partir de 1993 et pour quatre ans, Enzo Mari se lie à des designers et techniciens de la Königliche Porzellan-Manufaktur de Berlin où il va se rendre chaque mois durant quatre ans pour des sessions qui relèvent d’une sorte d’école. En 1996, une exposition au château Charlottenburg rend compte d’une recherche ayant trait à toutes les relations entre conception, expérimentation et fabrication de pièces qui apparaissent dans leurs variations aussi bien classiques qu’inédites. Enzo Mari affirme là encore comment la qualité du produit ne se distingue pas de la qualité du travail de fabrication.

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Mardi 7 septembre 2021, 15h, Triennale, Milan. L’exposition Enzo Mari propose des objets qui se confondent avec leur scénographie. Le système Teca, de 1993, avec son aluminium anodisé, son aluminium extrudé et son acier chromé, pourrait mettre un point final aux étagères hésitantes.

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Mardi 7 septembre 2021, 14h50, Triennale, Milan. L’exposition Enzo Mari montre à quel point son approche artistique — un art programmé, axé sur la logique de la perception — se prolonge dans ses œuvres de design. Ici, Serie Elemantare, un système de 30 carreaux de céramique propres à des compositions, de 1968.

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Lundi 6 septembre 2021, 17h, Fondation Prada, Milan. La tour qu’OMA (dirigé par Rem Koolhaas) a ajoutée à son ensemble d’une usine transformée (une distillerie des années 1910) est ici la première œuvre que l’on retient. Si elle étage des galeries, elle donne à plus de 50 mètres de haut une vision époustouflante de tout Milan, avec un terrain vague en dessous, animé de trains.

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Samedi 21 août 2021, 19h, Pizza Hot, avenue du Général de Gaulle, Faubourg de Marseille, Pierrelatte, Drôme. Il y a d’abord ce propos de l’artiste Mark Manders : « Le dernier beau moment de l’histoire de la tasse fut lorsqu’on lui donna une oreille. Après cela, il ne s’est rien passé de vraiment intéressant avec les tasses, juste de petites variations. De nombreuses générations y ont travaillé, et maintenant on peut dire que la tasse est achevée en termes d’évolution. » Il dit, en anglais, cup. Mais cup est autant tasse que gobelet. La tasse, avec une anse, souvent maniérée, reste marquée par son histoire européenne. La coupe, ou le gobelet, sait avoir une ou deux oreilles dès le néolithique. Le gobelet demeure le récipient le plus répandu et vivace dans sa variété. La preuve : il sait se déguiser en tasse. Atlas du gobelet : A cup disguised as a cup.

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Lundi 9 août, 17h — 19h, Palais de Tokyo, Paris, 16e. « Natures Mortes », la « carte blanche » à Anne Imhof — et à Eliza Douglas — détient l’immense ensemble des espaces par des cloisons de verre reprises d’un immeuble de bureaux détruit, des promontoires métalliques, des projections, des dessins et peintures, une trentaine d’artistes invités, et avant tout par une musique. Déversée par des haut-parleurs d’autant plus présents qu’ils peuvent circuler sur des rails du plafond, cette bande-son tient moins du cinéma que d’une chorégraphie dont nous nous découvrons, dans une exploration labyrinthique, les interprètes instinctifs.

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