Raymond Pettibon

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Jeudi 14 novembre 2013, 18h, galerie Michèle Didier, rue Notre-Dame de Nazareth, Paris 3e. Avant d’être reconnu comme artiste aux dessins puissants et troublants, d’une maladresse assumée, associant toujours image et texte, Raymond Pettibon (né en 1957) avait produit, de la fin des années 70 au milieu des années 80, tout un ensemble de flyers et couvertures de disques, essentiellement pour le groupe musical punk Black Flag fondé par son frère, ou encore une série de brochures photocopiées (vendues 1 ou 2 $). C’est ce qui est rassemblé et vendu ici. Le t-shirt, qui reproduit le logo inspiré et inimitable de Black Flag (1985), est évidemment une édition récente. Il peut-être vu comme la marque d’une production rentrée dans le rang du bon goût et du marché de l’art — je remarque le cintre en aluminium de chez Muji. Mais Raymond Pettibon a déployé une œuvre dérangeante et paradoxale, provocatrice et lyrique, cahotique et ordonnée. Je me souviens l’avoir découvert dans l’exposition — qui a fait date comme démonstration de la face noire et incorrecte de l’art californien — Helter Skelter au Moca (Temporary Contemporary) de Los Angeles, le 11 février 1992, où il côtoyait Chris Burden, Mike Kelley, Paul MacCarty, Charles Ray, Jim Shaw, etc.

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Raymond Pettibon (photo DR).

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