Occupation (23. L’argent)

yuans
everbright
Vendredi 23 octobre 2009, 12h40, agence de la rue de Chaoyangmen de la China Everbright Bank, Pékin. Innovation dans le dispositif « occupé » : l’appareil est posé sur la banque. Cours du yuan : 1 € = 9.890665 ¥. À l’époque, venir en Chine faisait oublier l’usage de l’argent. Aujourd’hui, tout commence par l’argent.

cyborgCyborg de la China Everbright Bank.

Chantiers

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lishi-hutong
Vendredi 23 octobre 2009, 0h40 et 10h40, Pékin. À minuit passé, bruit énorme d’une sonnette à pilotis rue Dongsi, centre-est de Pékin, pour un très grand immeuble de plus, cette rue était et reste jusqu’à présent connue pour la variété de ses petits magasins. Dans les hutongs, ruelles bordées de maisons sans étages refermées sur des cours, voisins, c’est pourtant très vite le silence. Le matin encore, dans le hutong Dengcao, quelques cris et quelques sonnettes. C’est toute une zone de vieux quartiers, un carré de quelque 800 mètres de côté, entre les deux rues nord-sud Dongdan et Chaoyangmen, qui semble échapper à la destruction et qui connaît — sans les moyens des immenses et innombrables chantiers — des travaux d’assainissement et de réhabilitation.

PS.
Mardi 27 octobre 2009, minuit. Au sud, les hutongs s’arrêtent pour laisser place à une récente et monumentale avenue, Jingbao, bordée d’immeubles, hôtels et bureaux gigantesques et prétentieux. On peut y acheter des Rolls-Royce, des Maserati, des Lamborghini, etc. Quelle est la vérité de l’attachement topographique à un lieu qui connaît de tels bouleversements ? À quoi sert de savoir qu’il y avait là les petites maisons délabrées et les jardins tranquilles de nos amis lettrés — à la manière RPC : Wang Qi et son fils Wang Zhong, graveur, leader et provocateur, Ting Ping et sa jolie cousine ?

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Mercredi 28 octobre 2009, vers 20h, Pékin. À l’angle de la Dongdan Nan Dajie et de l’avenue Jingbao : une résidence colossale et kitsch.

(Beautés) Tang (618-907)

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Mercredi 21 octobre 2009, 16h et après, Musée provincial du Shaanxi, Xi’an.
— Récipient pour l’eau aux glaçures jaunes de la Tombe de Yang Jianchen à Xianyang.
— Plat de celadon, Dynastie Tang, crypte du temple Famen, circonscription de Fufeng.
— Assiette en verre bleu, Dynastie Tang, crypte du temple Famen, circonscription de Fufeng.
— Animaux du zodiaque en poterie peinte (5 d’une série de 12), Dynastie Tang, trouvés dans la banlieue de Xi’an.

Globalisation et identité

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Mardi 20 octobre 2009, 16h, Beaux-Arts de Xi’an. Symposium international de « présidents » d’écoles d’art sur « l’enseignement des arts à l’époque de la globalisation ». Supplément à la langue de bois attendue : des propos sur l’identité — qu’il faut préserver dans les échanges, mais pas trop, etc. Ça se confirme une fois de plus, la notion d’identité est une impasse. Mur des signatures des participants au 60e anniversaire. Préposée aux jus d’orange, thé ou café. Un précepte qui aurait pu être rappelé au symposium sur « l’enseignement des arts à l’époque de la globalisation » : Mettre de « jolies choses » dans l’art, ce n’est pas obligatoire, mais ça aide.

Litanies

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Mardi 20 octobre 2009, 10h, stade de l’Académie des Beaux-Arts de Xi’an. Arrivée à la cérémonie : les discours du 60e anniversaire de l’Académie des Beaux-Arts de Xi’an n’ont été que de longues litanies de ses invités, de ses anciens professeurs et protecteurs. Mais c’est peut-être à ranger dans l’art chinois de la « mulu » (le catalogue, la liste). Le soleil brillait et il y a eu un lâcher de pigeons. Départ de la cérémonie, 12h : le professeur Ye Xin, parti vers la France en 1986.

Cinéma

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Jeudi 15 octobre 2009, 17h, Cinéma Bio, rue Saint-Joseph, Carouge, Suisse. Ce qui est bien avec les cinémas : il y a un intérieur, mais aussi un extérieur, et c’est écrit dessus. Le cinéma a été construit en 1928, Paul Perrin architecte. Depuis 2004, le bâtiment est inscrit à l’Inventaire du patrimoine architectural genevois. Il a été restauré en 2007.

Piero Gilardi

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Vendredi 9 octobre 2009, 19h30, Piero Gilardi, Galerie Sémiose, Paris, 20e.
— Piero Gilardi, Tapis nature, 2009 (?).
— Piero Gilardi, Tronco sedile, 2009.
Piero Gilardi (1942, Turin), est un représentant de l’Arte Povera, mais ses « tapis-nature » lui ont donné, dès les années 60, une position particulière (une maîtrise originale des matières plastiques), autant que ses actions à caractère politique ou que ses interventions dans le champ des arts interactifs. Il s’est attaché à théoriser un art « habitable » et « micro-émotif ». On pourrait revenir sur ce qu’on a fait ensemble avec Ars Technica à Paris, ou avec ArsLab à Turin, dans les années 90. Il est à l’origine du PAV, Parco d’arte vivente, centre d’art contemporain ouvert à Turin en novembre 2008. Voir l’article du 25 juin 2010, « Macchina per discorrere, 1963 ».