
Samedi 25 juillet, 8h25, hôtel St Joseph, Hirschengraben, Zürich. L’escalier présente plusieurs « fenêtres », ménagées lors de la réfection du bâtiment, où apparaissent la structure et la matière intérieures des murs.
Auteur/autrice : jlggb
Repérage (18. Station centrale)
Volvo 544
Vendredi 24 juillet 2009, vers 18h00, Zürich. Y-a-t-il un droit à l’image des automobiles ? Vue (et photographiée), cette Volvo 544 (fin des années 50, début des années 60). Pour aller avec : « La bouteille rouge » de 1963.
Le grand escalier du musée de la forme
La route du col de l’Albula


Vendredi 24 juillet 2009, vers 9h. Arrêt pour prendre un échantillon de roche (une photographie sera prochainement faite et publiée). La route du col de l’Albula, 2312 mètres, (ou Pass d’Alvra, en jaune sur la carte ci-dessus) est d’autant plus extraordinaire qu’elle semble — aujourd’hui — ne pas servir véritablement de liaison, sauf pour les motocyclistes et les cyclistes (sportifs). Elle reste cependant une porte de l’Engadine et présente un paysage impressionnant.

La pierre transportée au Nice-Savoie, photographiée le 21 septembre 2009.
Maison à Sils Baselgia le matin


Vendredi 24 juillet 2009, 7h30. Sur cette maison de Sils Baselgia, on voit la plaque « In memoriam Annemarie Schwarzenbach, 23 mai 1908-15 nov. 1942 ».
Annemarie Schwarzenbach, dans la Jägerhaus, Sils, 1942,
Fonds Marie-Louise Bodmer-Preiswerk © 2008 by Esther Gambaro
Photographie extraite du dossier de presse de l’exposition Annemarie Schwarzenbach de la Bibliothèque Cantonale et Universitaire, Lausanne, 2008.
Philosophie touristique

jeudi 23 juillet 2009, 20h40, Sils, Engadine. Pour éviter de parler sans savoir d’un « éternel retour », de l’endroit où Nietzsche dit que l’idée lui est venue ; pour sacrifier malgré tout à la philosophie touristique, renvoi à deux dates antérieures : 10 mai 2009 « Skyline et polaroïd » et 30 mai 2009 « La nouveauté (ou le billet facile) ». Permanence de la ligne d’horizon ET (non dialectique) variation permanente du nuage : la différence est dans l’échelle de temps, ce qui semble immuable se transforme irrémédiablement lentement, ce qui est toujours différent reste fondamentalement le même.
JUIN — JUILLET 1885
Je crois à l’espace absolu en tant que substrat de la force : celle-ci délimite et modèle. Le temps, éternel. Néanmoins, il n’existe ni espace, ni temps en soi : les « changements » ne sont que des apparences (ou, de notre point de vue, des actes de sensation) ; lorsque nous trouvons de la fixité dans ces répétitions, rien n’est prouvé par-là que cette vérité, qu’il en est toujours ainsi. […]
L’homme est une création qui invente des formes et des rythmes ; il n’est en rien plus adroit et semble n’avoir nul autre plaisir que celui d’inventer des formes. Que l’on examine seulement de quoi notre regard s’occupe dès qu’il n’a plus à voir : il se crée quelque chose à regarder. Dans le même cas de figure, sans doute, notre oreille ne procède pas de façon différente : elle s’exerce. Sans la transformation du monde en formes et en rythmes, il n’existerait pour nous aucun « Même », et par conséquent, rien qui se répète, aucune possibilité d’expérience ni d’assimilation, d’alimentation. […]
Friedrich Nietzsche. Fragments posthumes sur l’éternel retour, Allia, Paris, 2003. Édition établie et traduite par Lionel Duvoy. pp. 69-70.
Lej da Segl
Jeudi 23 juillet 2009, 15h. Trois photographies à partir du même point. Vent très fort qui vient du sud sur le lac de Sils, Engadine, Grisons, Suisse (on le voit d’ordinaire représenté comme un miroir). Impression très particulière d’une surface horizontale très plane suspendue très haut (1800 mètres).
La carte du relief que fournit la Suisse (sur Google Maps) est très belle.
Voir le billet « Voglio vedere le mie montagne » du 25 janvier 2009.
Chalets ?
Mercredi 22 juillet 2009, 16h30-17h30, chalet d’alpage à Vals. Ci-dessous : vue inverse de la photographie ci-dessus, le village de Vals. Vue de la vallée de Vals, Grisons, Suisse, depuis les thermes de Zumthor. Au bout du trait rouge : le chalet photographié ci-dessous. Il il y a de nombreux chalets presque identiques sur les deux versants, du village jusque très haut. Dans cette vue, on en compte une trentaine. Ils sont toujours utilisés comme granges à foin. Ils comportent au niveau bas une étable et parfois une habitation.
Le Grand Robert de la langue française donne : chalet [?al?] n. m.
ÉTYM. 1723, mot dialectal répandu en français central par J.-J. Rousseau; chaletus, 1328, chaslet, 1408, challet, 1419 en Suisse romande; mot suisse romand, du lat. cala « abri ».
Autour de l’habitation principale (…) sont épars assez loin quelques chalets (…) [en note : chalet, sorte de maison de bois où se font les fromages et diverses espèces de laitage, dans la montagne].
Jean-Jacques Rousseau, Julie ou la Nouvelle Héloïse, première partie, lettre 36.
Ainsi, le mot chalet, et les chalets eux-mêmes, ont été mis en vogue par l’« épisode du chalet » de La Nouvelle Héloïse. Les constructions de vals sont-elles des chalets ? Le mot n’est pas toujours employé, mais il peut l’être car, en langue allemande, on dit aussi chalet.
Dans le Val Lumnezia rhéto-roman, Vals constitue un îlot linguistique où l’on parle le dialecte suisse allemand de Vals. Les Valsers sont des Haut-Valaisans qui, il y a environ 700 ans, peuplèrent les vallées les plus élevées des Grisons. Source : Site de Vals.
À lire : Un article de Géofac sur Vals.
Quartzite micacé schisteux



Mardi 21 juillet 2009, 21h, Vals, Suisse. Les thermes de Vals, Peter Zumthor architecte, ont fait connaître la pierre dont ils sont presque exclusivement construits. La carrière est locale et l’on retrouve cette pierre, luisante, bleutée, veinée, sous la forme de lauzes sur tous les toits du village. La pierre est travaillée sur place (Compagnie Truffer Vals).



















