À l’instant on est tout trempé


Dimanche 6 décembre 2020, 13h36, cascade de Couz, Savoie. Au hameau de Couz,  commune de Saint Cassin. Il y a deux écoles, chacune très sûre d’elle : on l’appelle cascade de Couz ou cascade de Saint Cassin. Rousseau en parle, pour avoir été mouillé, mais ne la nomme pas, comme il ne nomme pas Madame de Warens :

Le chemin passe au pied de la plus belle cascade que je vis de mes jours. La montagne est tellement escarpée que l’eau se détache net et tombe en arcade assez loin pour qu’on puisse passer entre la cascade et la roche, quelquefois sans être mouillé. Mais si l’on ne prend bien ses mesures on y est aisément trompé, comme je le fus : car à cause de l’extréme hauteur l’eau se divise et tombe en poussiére, et lorsqu’on approche un peu trop de ce nuage, sans s’appercevoir d’abord qu’on se mouille, à l’instant on est tout trempé. J’arrive enfin, je la revois. Elle n’étoit pas seule.
Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, Œuvres complètes La Pléiade, t.I, p. 173

Cette même citation est dans jlggbblog1 [http://jlggb.net/blog/?p=2197] pour dire comment on la voit du train.

Café dehors


Mercredi 2 décembre 2020, 14h, à l’angle de la place Georges Clémenceau et de la rue du Commerce, Aix-les-Bains. Près du marché, le petit café est un marchand de café et de thé, il a le droit d’ouvrir et de servir un express, à être bu dehors. Une raison de descendre la rue de Genève. Atlas du gobelet.

Contre-jour


Samedi 28 novembre 2020, 15h30, esplanade du lac, Aix-les-Bains. La figure d’accroche a été la spirale de fer multiprésente dans la barrière. Puis la barrière s’est inscrite, avec son redoublement d’ombres convergentes. Alors le soleil devenait nécessaire — et possible grâce au poteau vertical — et il a rapporté la Dent du chat, déclencheur inévitable.

Notre Dame des Neiges



Mercredi 25 novembre 2020, 16h, chemin Notre Dame des Neiges, Mouxy, Savoie. Même si l’on cherche, sur le long chemin qui porte son nom, la chapelle Notre Dame des Neiges peut ne pas apparaître. Nous avons d’abord pensé qu’elle se trouvait au bout du chemin. C’est lors de ce qui est aujourd’hui notre quatrième passage que nous avons remarqué un petit toit aigu, dans la cour d’un récupérateur des matériaux de construction. L’intérieur semble abandonné, mais son monceau de choses est lui bien ordonné et respectueusement conservé. La seule information à ce jour : « construite en 1866, c’est une chapelle privée qui était le lieu de processions. »