Super Sorted Garbage Bins 2023







Dimanche 5 novembre 2023, 16h, Etoile Kaito Living Building, Chiyoda, Tokyo. Pour cette deuxième édition de la Biennale de Tokyo, Masaki Fujihata montre les résultats d’une expérience menée avec des lycéens. Pendant plusieurs mois, des familles ont été invitées à collecter tous les déchets en matière plastique destinés aux poubelles. Le projet « Super Sorted Garbage Bins 2023 / Love Plastic Workshop » vise à interroger le triage et le recyclage. Les emballages, les boîtes, les bouteilles, etc., ces choses sont passées au four à environ 200 degrés. En rétrécissant et en s’aplatissant, elles conservent leurs motifs et leurs inscriptions et deviennent des monotypes qui constituent une archive.

Le goût pour le design scandinave


Dimanche 5 novembre 2023, 15h, magasin Muji, Ginza, Tokyo. Passage par principe pour observer la Muji Life. Ça tend à retourner vers le passé. On avait vu apparaître les livres, ce sont maintenant les antiquités. On sait depuis longtemps que le design scandinave, qui s’était imposé en Europe, mais pas seulement, comme modernité d’une reconstruction, s’est apparenté à un mouvement semblable au Japon. Cet objet de verre vert, pas très élégant [qui plus est incomplet car il figure un corps dont il manque la tête, le bouchon de la carafe], me tape dans l’œil : d’Erik Höglund, celui de la petite bouteille rouge dont on a signalé le 60e anniversaire : https://jlggb.net/blog8/2023/09/02/raporter-la-vie-des-objets-ch-152/

Porter (La vie des objets. Ch. 144)


Dimanche 5 novembre 2023, 14h30, magasin Muji, Ginza, Tokyo. L’idée d’employer des memo holders pour les cartels de l’exposition à venir au Signe ne s’est pas encore traduite en une commande. Et voilà qu’un objet de cette famille nous est confié dans la cafétéria. On le cherchera dans la mégalopole, à l’acheter à Kappabashi, la rue de la vaisselle de restaurants, sans succès.

À quoi servir (La vie des objets. Ch. 143)


Dimanche 5 novembre, 7h 45, Smart Inn, Kyoto. Un mignon gobelet de carton a été pris en même temps qu’un tout petit bidon en plastique au bouchon rouge, sur leur desserte, parmi leurs semblables. L’appel « Thank you for waiting » a ramené un panier, avec, soigneusement emballé dans un carré de papier fin, un œuf dur. Le gobelet sait alors à quoi servir, il le fait.

100 fiches A6 et 100 fiches A7


Lundi 30 octobre 2023, 18h30, Paris. En 1987, le logiciel pour Macintosh HyperCard offrit la possibilité très accessible d’organiser des bases de données et de mettre en forme leur apparence et leur manipulation. Se procurer fidèlement des jeux de fiches normalisées, en Suisse, à Genève, est une manière de célébrer cet instrument. Ce soir, il s’agit de consulter et de classer, sur la table, une vaste collection de gobelets de carton, de plastique, de verre et de métal, qui va s’exposer au Signe de Chaumont, sous de titre de Pour un atlas du gobelet.

Tania Mouraud au Mamco


Mercredi 4 octobre 2023, 17h, Mamco, Genève. On découvre un pan entier de l’œuvre de Tania Mouraud et notamment sa série de « Chambres de la méditation ». Tania Mouraud, Initiation Room n° 1, 1970-2015, Plexiglas, PVC, polycarbonate, peinture acrylique (maquette), mélanine, pieds métal, peinture acrylique (socle). Remarque personnelle : à la même époque, en mai 1969, ma participation à F3, une leçon d’observation, « spectacle-environnement » au théâtre d’essais Les Drapiers de Strasbourg, avec Jean-Louis Boucher et Michel Séméniako, est en particulier le salon, avec ses fauteuils de cinéma et la projection de la vue finale depuis la fenêtre, qui est une salle cubique inclinée.

Témoigner (La vie des objets. Ch. 141)


Dimanche 27 août 2023, 17h, Palais de la Porte Dorée, Paris, 12e. Elles sont tant bien que mal clouées dans une vitrine du musée national de l’histoire de l’immigration. Un écriteau les identifie pour partie. Elles furent celles de Serge Bac, né en 1906, juif, originaire de Bender, ville de l’Empire russe devenue roumaine en 1918. À Paris depuis 1928, il s’était engagé dans un régiment de volontaires étrangers au début de la guerre. Fait prisonnier en juin 1940, captif à Fürstenberg-sur-Oder, Allemagne, il est resté protégé des persécutions par la convention de Genève, mais a subi, comme juif, des brimades et discriminations. Il ne saura pas, avant son retour à Paris en juin 1945, que sont épouse et son fils ont été déportés. Le 24 septembre 1942, au 146 rue Ordener, Gisèle Bac, née à Grojek, Pologne, et leur fils Abel, qui n’avait pas encore quatre ans, avaient été emmenés par la police française au camp de Drancy. Le lendemain, tous les deux étaient déportés par le convoi n°37, peut-être séparés, et assassinés dès leur arrivée à Auschwitz-Birkenau. Les lunettes ont été conservées dans leur étui, elles apparaissent dans le témoignage du fils de Serge Bac, Arnold :

Porte dorée (Atlas du gobelet)




Dimanche 27 août 2023, 15h, Palais de la Porte dorée, Paris, 12e. Le petit donne le nom et l’adresse du « Premier traiteur gourmand et engagé ». Ce nom au premier plan peut-il faire oublier la centaine de ceux qui sont gravés à l’échelle de l’immense mur ouest du bâtiment, de l’Exposition coloniale de 1931.