
Jeudi 1er septembre 2022, 20h. Il y est question de fin, de monument, d’avenir et aussi de diagonales, d’ombres obliques. C’est dans le numéro 44 de La Couleur des jours, automne 2022. http://www.lacouleurdesjours.ch/
Catégorie : Lecture
Chambéry-Chamnord (Atlas du gobelet)



Jeudi 11 août 2022, 13h, L’Effet Café, Chamnord, Chambéry, Savoie. Ce qui se présente à lire sur les boîtes du petit-déjeuner accompagne notre réveil. Les mots imprimés donnent une raison d’être aux gobelets. Des usages et des moments sont vantés pour leur nombre, une propagande avec au moins un demi-mensonge : « origine végétale », « vaisselle recyclable » voisine la mention obligatoire « produits contenant du plastique ». Retour dans un an : https://jlggb.net/blog8/2023/08/18/chambery-chamnord-bis-atlas-du-gobelet/
Changement de temps
Ombre typographique
Sagesfemmes

Vendredi 11 mars 2022, 20h, Mac Val, Vitry. Sylvie Fanchon a réalisé une peinture murale selon ce processus : sur un fond peint uniformément de beige rosé est appliqué un ensemble de bandes de ruban adhésif coupées en les déchirant ; l’ensemble est peint en noir puis les bandes sont arrachées. Le motif de lignes obliques, « ce rose chair poudré renvoie à la féminité et à ses attributs, tels que le fond de teint, le fard et les bas de soie. Le motif peut évoquer le soin apporté aux cicatrices, aux blessures intimes et identitaires. En Occident, les sages-femmes furent les premières femmes à pratiquer la médecine, notamment au service du peuple paysan. Du 14e au 17e siècle, durant la transition entre le régime féodal et la modernité, les sages-femmes et les guérisseuses furent bannies des écoles officielles de médecine en raison de leur genre et persécutées pour leurs connaissances et leur pouvoir. La majorité d’entre elles furent victimes des chasses aux sorcières. » La citation vient du cartel : Sylvie Fanchon, 1953, Sagesfemmes, 2017-2021, Acrylique, Inventaire n° 2019-2361, Don de l’artiste.
Sur la gauche est inscrit « Sages-femmes »
Tableau-vingt-six




Samedi 5 mars 2022, 16h, Musée national d’art moderne. De la rétrospective Georg Baselitz, une très grande peinture, Bildsechsundzwanzig [Tableau-vingt-six], 1994, huile sur toile. On s’en approche, on se perd dans une tentative de lecture d’une telle surface, puis on gagne une attention subjuguante pour des figures, des traits, des inflexions, des profondeurs.
Répéter (La vie des objets. Ch. 106)

Mardi 1er février 2022, 15h, Aix-les-Bains. Un moment d’enfance n’a cessé de se répéter, avec une même image prononçable, prononcée par jeu : « ocasin — ocasin ». Inscription de céramique, référence désormais absolue. Le modèle savant, rencontré dans ses citations répétées, est “A rose is a rose is a rose”, de Gertrude Stein, d’un poème de 1913 où il est dit : “Rose is a rose is a rose is a rose”. La chose est identique à elle-même, attachée à ses archétypes, à ses représentations répétées infiniment par le langage. Il y aura une suite de citations et de prolongements : “she would carve on the tree Rose is a Rose is a Rose is a Rose is a Rose until it went all the way around.” (The World is Round) ; “The sentence was heavily promoted by Stein’s life partner Alice B. Toklas ; for example, she sold plates with the sentence going all the way around.” William Burroughs wrote a linguistic variant: “the word for word is word.” Dans le jlggbblog3, le 1er octobre 2012, il est question du catalogue Frank Popper KunstLichtKunst, 1966, du titre écrit sur la couverture en quart de cercle : KunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunst, http://jlggb.net/blog3/?p=3944.


