L’Homme mort


Mercredi 13 juillet 2023, 19h20, Musée d’Orsay. Édouard Manet, L’Homme mort, dit aussi Le Torero mort, 1864, huile sur toile, Washington, National Gallery of Art, Widener Collection, exposition Manet / Degas. Notice du cartel : « Ce tableau formait la partie inférieure de L’Épisode d’un combat de taureau, une scène de corrida où se voyait l’animal qui a renversé l’homme étendu sur le dos. La presse, au Salon de 1864, étrille l’œuvre. Mais d’autres avis s’expriment, sensibles à la puissance de cette figure flottante entre vie et mort, d’une émotion renversante, voire digne d’être isolée. En somme, Manet suit ce conseil, découpe son tableau et le renomme pour l’exposer en 1867 sous un titre qui lui confère une portée plus universelle. » Remarque : les photographies numériques reconnaissent désormais le texte, qui est donc « copiable ». Note : Dans le programme vidéo interactif Moments de Jean-Jacques Rousseau, éditions Gallimard, 2000, pour la scène de la mort de Claude Anet, 13 mars 1734 à Chambéry, interprétée par Claude Closky le 16 juin 1998, nous nous sommes référés au tableau de Manet.

Répéter (La vie des objets. Ch. 106)


Mardi 1er février 2022, 15h, Aix-les-Bains. Un moment d’enfance n’a cessé de se répéter, avec une même image prononçable, prononcée par jeu : « ocasin — ocasin ». Inscription de céramique, référence désormais absolue. Le modèle savant, rencontré dans ses citations répétées, est “A rose is a rose is a rose”, de Gertrude Stein, d’un poème de 1913 où il est dit : “Rose is a rose is a rose is a rose”. La chose est identique à elle-même, attachée à ses archétypes, à ses représentations répétées infiniment par le langage. Il y aura une suite de citations et de prolongements : “she would carve on the tree Rose is a Rose is a Rose is a Rose is a Rose until it went all the way around.” (The World is Round) ; “The sentence was heavily promoted by Stein’s life partner Alice B. Toklas ; for example, she sold plates with the sentence going all the way around.” William Burroughs wrote a linguistic variant: “the word for word is word.” Dans le jlggbblog3, le 1er octobre 2012, il est question du catalogue Frank Popper KunstLichtKunst, 1966, du titre écrit sur la couverture en quart de cercle : KunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunstLichtKunst, http://jlggb.net/blog3/?p=3944.