Repère codé


Lundi 21 octobre 2019, 16h, avenue de la Porte de Bagnolet, Paris 20e. Le « terrain » a consisté cet après-midi en un circuit par la rue d’Avron, la Porte de Montreuil, le long du périphérique, la Porte de Bagnolet, puis la Porte de Vincennes vers la Nation. Le punctum est ici une inscription très nette et pourtant incompréhensible.

Matériaux en mouvement


Dimanche 20 octobre, 19h, Palais de Tokyo, exposition Futur, ancien, fugitif. Une scène française. Linda Sanchez — née à Thonon les Bains en 1983 —, l’autre, 2019, détail, ciments, bitume, sable, charbon, peintures, pigments, corde, bidons, plâtre. Ici, des matériaux de chantier ont été manipulés collectivement selon une chorégraphie préparée en atelier par un film.

Nathalie Du Pasquier



Dimanche 20 octobre 2019, 18h30, Palais de Tokyo, exposition Futur, ancien, fugitif. Nathalie du Pasquier, Construction, Cabine, bois peint, 2019. Ce beau prolongement de Memphis, années 80, donne la seule part optimiste de cette « scène française ».
Voir crassula http://jlggb.net/blog2/?p=7762, tapis http://jlggb.net/blog4/?p=624 et céramiques http://jlggb.net/blog6/2019/01/09/ceramiques/

Inopiné


Vendredi 18 octobre 2019, 13:11:32, gare de l’Est, Paris. Jour de grève surprise, notre train est annoncé « à l’heure ». Le temps d’acheter un café, « train annulé » s’affiche. Le gobelet tombe, la gare se reflète dans la flaque. Un agent dit : « c’est inopiné ». Un atlas, et donc aussi l’Atlas du gobelet, assemble non seulement des adresses, des lieux, mais aussi des instants, des moments, des mouvements, des forces et donc des événements et des circonstances.

Ligne deux


Dimanche 13 octobre 2019, 10:38:59, Paris 11e et 20e. Ligne 2, depuis Avron, sous le boulevard de Charonne, il a circulé en spirales, comme ils le font plus ou moins tous, avec les virages, les ralentissements et les accélérations, deux coups de pied. Bientôt, à l’ouverture des portes au Père Lachaise, il va être sur le quai : Atlas du gobelet.

Godard partout




Samedi 12 octobre 2019, 14h – 21h, Nanterre-Amandiers, centre dramatique national. RER ligne A jusqu’à Nanterre-Préfecture, le parc André Malraux (là où se trouvait l’un des bidonvilles de Nanterre), puis ce que j’appelle le théâtre des Amandiers. Le Livre d’image est montré sur un écran plan, sans projecteur donc, suspendu sur la scène, les spectateurs étant sur des chaises tournées vers le rideau de fer et entourés de sept enceintes sonores. Dans la grande salle elle-même, Histoire(s) du cinéma est projeté sur un écran translucide suspendu au-dessus des gradins, visible donc des deux côtés. Dans les coulisses, un ensemble de films de Jean-Luc Godard, peu connus ou inconnus, des films d’Anne-Marie Miéville, de Fabrice Aragno. Dans une loge, sur un moniteur déjà ancien, Plus Oh ! clip pour France Gall, 4 minutes, 1996. Sous un escalier, Initiation au cinéma [révolutionnaire], de Jean-Paul Török, rushes 16 mm en vidéo, 24 minutes, 1969.

Une grande table


Dimanche 6 octobre, midi, Musée d’art et d’histoire d’Albertville, Conflans, Savoie. Le cartel dit : Grande Table, chêne, XVIIIe siècle. Elle présente, sous le plateau, des espaces où ranger des provisions, des restes de repas, du pain. Elle me rappelle la « table à manger » en noyer, chez mon oncle Henri et ma tante Émilie, à Buissonnière, Vinay, Isère, dans les années cinquante.