Daido Moriyama


Samedi 31 mai 2026, 18h15, Fondation Henri Cartier-Bresson, rue des Archives, Paris, 3e. Exposition « Daido Moriyama Lettres d’amour à la photographie ». L’épreuve Documentary 78, Setagaya, Tokyo, Japon, avril 1986 a été dans le livre de Moriyama Lettre à St. Loup, 1990, dédié à son approche de Nicéphore Niépce, de la première image, à Saint-Loup-de-Varennes en 1826. Dans l’exposition, Niépce fait l’objet d’un chapitre complet et fort intéressant, « Pèlerinages », mais c’est dans le chapitre « Métaphores » qu’elle présente à moi l’expérience de l’effet miroir, faisant partie de ce que Clément Chéroux, directeur et commissaire, désigne par métaphotographie. Ce qui m’a attaché à Daido Moriyama (1938, Osaka) est bien la façon de parler, dans chaque photographie, de la photographie. L’indice remarquable de la présence du photographique est ici la répétition de la figure hexagonale du diaphragme de l’appareil, comme reflet de la violence de l’éclairage ponctuel, avec ce paradoxe d’être, sur les yeux, le seul élément net.

Son autoportrait

Mardi 23 décembre 2025, 15h, Fondation Louis Vuitton, Paris. Cette monumentale présentation, une vie d’artiste, peut sans doute s’observer comme une biographie. Mais non comme une autobiographie puisque vie et œuvre se confondent. Ceci se peut se vérifier avec son Selbstportrait, 1996, qui évite l’ostentation des modèles standards en pointant un moment de sa vie. Cette simple peinture, à l’instar de toutes ses peintures figuratives, mime l’aspect de la photographie, avec ce qu’elle peut porter de non artistique, de transparence de la représentation. Par son effet de miroir, comme tout un pan de l’œuvre de Richter, ce tableau exerce une inclusion du regardeur dont émerge en vérité une distanciation.