
Mercredi 23 septembre 2020, 19h — coucher du soleil —, Drumettaz-Clarafond, Savoie. La route départementale 17, qui relie Drumettaz à Aix-les-Bains, a été refaite à flanc de colline lors de la construction de l’autoroute A41, il y a quarante ans. Elle descend ici tout droit vers le pont qui est l’une des trop rares traversées de l’autoroute. C’est pourquoi ce sentier dans les bois, raccourci pentu, doit rejoindre le goudron.
Catégorie : Éprouver
Terre labourée


Mercredi 23 septembre 2020, 17h, Chemin de l’épine, Méry, Savoie. On dit aujourd’hui que retourner ainsi profondément la terre est néfaste à l’humus de surface qui retient l’eau, conduit à inverser négativement les espèces vivantes aérobies et anaérobies, oblige à un apport d’engrais dangereux. Pour les promeneurs que nous sommes, une telle surface, travaillée — labourée — par de puissantes machines, peut être admirée pour la régularité d’une trame robuste, qui donne à voir une matière perçue comme vraie.
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Jeudi 10 septembre 2020, 16h, terrain Terrier, Chindrieux, Savoie. Le terrain connaît une salle de séjour en légère pente, avec un tapis de lierre. Trois heures à s’imprégner du simple bosquet dans la lumière. Sur le trépied Gitzo, l’appareil Olympus Pen, avec sa longue focale, est tourné vers lui pour en saisir une série de compositions aléatoires qui, une fois rentré, va conduire à un choix.
Le sous-bois
À la façon de la Suisse ?

Samedi 22 août 2020, 17h, viaduc des Fontanelles, Trévignin, Savoie. Le chemin de fer à crémaillère qui reliait Aix-les-Bains au mont Revard — dont on dit qu’il fut alors la première station de ski française —, un chantier d’un an, de 1200 ouvriers, presque tous italiens, fut achevé en 1892. Il s’arrêta en 1937. Ce fut un dispositif important pour faire d’Aix les Bains-Le Revard — un nom qui reste aujourd’hui pour la SNCF — une ville aussi bien lacustre que montagnarde, d’un dénivelé de quelque 1200 mètres pour une longueur de 9 km. Produit par Société genevoise des chemins de fer à voie étroite, avec la technique de l’ingénieur suisse Carl Roman Abt, la crémaillère avait quelque chose de la Suisse, que l’on éprouve aujourd’hui lorsqu’on emprunte le long chemin, la très longue pente sans répit — ici de 17%.
Une phrase
Un sentier bien entretenu
Un passage pierreux

Dimanche 7 juin 2020, 16h30, Bois Vidal, Aix-les-Bains. En attendant les journées très chaudes, un tour après la pluie au Bois Vidal, nommé « parc », depuis les aménagements, pour le confirmer peut-être comme public et « sportif ». Mais le rocher qui affleure le chemin montant en coexistant avec les mousses et les herbes, reste le signe d’une « nature ».
Parfum de jasmin
Dreamachine


Mercredi 26 février 2020, 17h, Centre Pompidou. Dans l’exposition Neurones, les intelligences simulées, qui rassemble, avec des documents, des propositions d’artistes, d’architectes, de designers et de musiciens, je retrouve une pièce que nous avions dans Electra, au Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1983. Brion Gysin, de nouveau, après l’aquarelle d’il y a quelques jours : http://jlggb.net/blog7/2020/02/13/brion-gysin/. Son chef-d’œuvre, Dreamachine, daté de 1962, fut fabriqué avec l’électricien et programmeur Ian Sommerville. Le spectateur ferme les yeux. Le rythme des ombres et lumières qu’il perçoit à travers ses paupières peut correspondre aux oscillations de son cerveau et avoir un effet hallucinatoire. Je publie une courte vidéo sur Instagram. Elle provoque une remarque de l’artiste du son et de l’image Ramuntcho Matta : « L’ampoule est trop puissante. » C’est vrai, il connaît bien, car Brion Gysin fut en quelque sorte son premier professeur.




