Dimanche 1er août 2021, 18h, Bourse de Commerce, Paris 1er. Miriam Cahn, Lachversuch, 18.4.2011, photographie et huile sur bois. Cette « tentative de rire » — titre donné à un autre tableau, plus connu — est ici un objet daté, déterminé, dédoublé en deux supports affirmés dans leur matérialité par les clous qui les attachent au mur.

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Dimanche 1er août 2021, 17h, Bourse du Commerce Pinault Collection, Paris, 1er. Louise Lawler, Helms Amendment, 1989, 94 photographies en noir et blanc, textes muraux en vinyle, mur peint en gris. Le 14 octobre 1987, le Sénat des États-Unis vote en faveur de l’amendement Helms qui concerne les dépenses du gouvernement et qui stipule : « aucun des fonds mis à la disposition des Centers for Disease Control ne doit être utilisé pour une éducation, pour des informations ou du matériel de prévention sur le Sida et des activités qui promeuvent ou encouragent, directement ou indirectement, les activités sexuelles homosexuelles. » 94 sénateurs votent oui, deux votent non et quatre ne votent pas. Louise Lawler répète à l’identique la photographie d’un gobelet en l’associant au nom d’un sénateur. S’ils identifient les votants, les gobelets de plastique évoquent un environnement médicalisé mais aussi un espace architectural classique. Cette œuvre peut rejoindre l’Atlas du gobelet.

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Dimanche 1er août 2021, 15h30, Maison européenne de la photographie, Paris, 4e. L’exposition « Moriyama – Tomatsu : Tokyo » peut être vue comme une exposition ayant trait à Tokyo, par deux grands photographes japonais, ou comme deux expositions, l’une et l’autre d’un très grand photographe japonais, l’une de Shomei Tomatsu (16 janvier 1930 — 14 décembre 2012) et l’autre, dont il fut me maître, de Daido Moriyama (10 octobre 1938 —). Que photographier d’autre que les deux titres, en cherchant à les saisir sous le même angle ?

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État du 57


Samedi 31 juillet 2021, 15h40, place de la Nation, Paris. Prenant le bus 57 en direction de la gare de Lyon, je constate qu’il est vide, que je suis le seul passager.

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Samedi 24 juillet 2021, 16h30, Musée d’Orsay, Paris. L’enchaînement de petites salles de l’exposition « Modernités suisses » s’achève avec celle des peintures aux « dimensions cosmiques », dont Coucher du soleil, ciel orange, 1910, de Vallotton, éclatant, irréel ou peut-être trop réaliste. Avant, on a vu, superbe et inquiétante, La mare (Honfleur), 1909 et puis Le Dîner, effet de lampe, 1899, subjectivité quasi filmique, regards méchants tournés vers la fillette sidérée, depuis la silhouette noire d’un dos qui est le sien. Mais c’est dans l’avant-dernière salle, celle des natures mortes, qu’on est arrêté par Pommes, 1919. La présence tangible d’un Cézanne est traduite dans la facture d’un Ingres. L’étiquette imprimée de la bouteille d’eau minérale ou la matière tortueuse des couverts du Dîner se répètent avec la netteté du journal et le volume des pommes. Si le tableau joue au stéréotype, il s’en joue dans une forme de non-dit.

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Samedi 24 juillet 2021, 16h, exposition « Modernités suisses », Musée d’Orsay, Paris. Giovanni Giacometti (1868-1933), Floraison, 1900, huile sur toile, détail. Le nom Giacometti appelle d’autres images, qui peuvent cependant présenter une parenté avec la matière si artistement travaillée de ces couleurs.

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Samedi 24 juillet 2021, 13h, boulevard Henri IV, Paris, 4e. Le cliché de 2009, puis celui de 2017, montrent la transformation de la devanture du studio photographique Henry — aujourd’hui plus lente qu’on l’imaginait, il n’y a aucune reprise du local. Voir : http://jlggb.net/blog/?p=2068 ; http://jlggb.net/blog5/2017/07/08/histoire-de-lettres/

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Vendredi 23 juillet 2021, 16h30, brocante Neptune, boulevard Paul Vaillant Couturier, Montreuil-sous-Bois, Seine-Saint-Denis. Allé là-bas pour voir. L’endroit est lui-même vintage. Rayons surchargés, allées très étroites, difficile de trouver ce qui pourrait intéresser. J’entends : « il est à vous ce chat ? Il est heureux. » Alors je le photographie.

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Jeudi 22 juillet 2021, 20h 30, Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris, exposition « Elles font l’abstraction ». Lygia Pape (1927-2004, Rio de Janeiro), Libro dos Caminhos I (1), 1963/1976. De cette figure  innovante du néo-concrétisme brésilien, on découvre ici un ensemble de pièces colorées géométriques en trois dimensions, une réinvention ludique de l’objet livre.

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Jeudi 22 juillet 2021, 20h 15, Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris, exposition « Elles font l’abstraction ». Lygia Clark (1920-1988, Rio de Janeiro), Bicho « Monumento a todas as situaçóes », 1964, sculptures en aluminium. Artiste marquante du mouvement néo-concret du Brésil, impliquant une manipulation, elle a produit notamment une série de sculptures en aluminium, composées de plaques reliées entre elles par des charnières, propres à être dépliées. La notion d’art concret fut formulée précédemment par Max Bill : « concret est le contraire d’abstrait : l’art figuratif est abstrait de la réalité, tandis que l’art non-figuratif, qui est une pure création de l’esprit, devient concret par sa matérialisation.»

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