
Samedi 10 août 2019, 22h32, Aix-les-Bains. À proximité de la lune particulièrement brillante une planète s’impose, dont on sait rapidement que c’est Jupiter. Conjonction peut-être rare, à gauche, on voit Saturne, plus petite. Sur Instagram : « lunaire et jupitérien, en même temps ».
Catégorie : Superposition
Deux tombeaux


Lundi 22 juillet 2019, 12h, cimetière du Père Lachaise, Paris. Le monument du tombeau de Théodore Géricault a connu plusieurs états. Le peintre est mort à 32 ans, il est enterré en pleine terre sans aucune inscription jusqu’en 1841. C’est alors que le peintre et sculpteur néoclassique et plutôt officiel Antoine Etex tente d’organiser un concours pour un monument qu’il va finalement produire lui-même. Mais, en 1846, le marbre se détériore, le tombeau est déplacé à Rouen. Etex se voit contraint de faire une autre sculpture. En 1883, le fils que Géricault avait eu de sa tante Alexandrine, Georges-Hippolyte, meurt et laisse un testament qui demande et permet la réfection du monument initial, mais en bronze, surchargé des peintures en bas-reliefs et d’une balustrade. Le Radeau de La Méduse, de 1819, figure d’un Géricault « extrême en tout » (Delacroix), figure du romantisme mais aussi du réalisme, figure de l’agonie, connaît aujourd’hui, sur la tombe voisine, sa version minimaliste.
Wilfredo Lam

Vendredi 12 juillet 2019, 17h30, Musée d’Orsay. Wilfredo Lam, Femme nue, 1939, musée de Grenoble, exposition Le Modèle Noir de Géricault à Matisse. Une jeune fille dit à sa mère qui fut Wilfredo Lam : « Peintre cubain né d’un père chinois et d’une mère descendante d’esclaves, qui rencontre Picasso en 1938, etc. » Cette peinture a été achetée en 1981 alors que le musée de Grenoble est dirigé par Pierre Gaudibert (avec qui nous faisons, cette même année, l’exposition Frans Masereel, qui accompagne notre exposition Cinquante ans de gravure sur bois chinoise.)
Dialogue de voisins
Au lendemain de l’orage
« Art, dèche »
Courbet géologue

Lundi 10 juin 2019, 10h, 93bis. Gustave Courbet est né le 10 juin 1819 naissait à Ornans. Pour ses 200 ans, on parle de lui. Je pense à ses rochers calcaires du Jura et à ceux que je connais de très près, du Vercors, ici au col de la Machine, le 6 août 2017. Sa toile La Roche pourrie s’annonce comme une étude géologique, le basculement d’un rocher, un événement géologique. Elle est une commande du géologue Jules Marcou rencontré à Salins les Bains. Voir : « La montagne selon moi » http://jlggb.net/blog5/?p=2549
Rosier Jean-Jacques Rousseau

Mercredi 29 mai 2019, 15h, 93bis. Échange avec la voisine hier soir : « Vous admirez le… — le rosier, il a beaucoup de fleurs… — C’est ma sœur qui l’a mis. » Elle prend Liliane pour sa sœur. Rapporté en juin 2014 d’Ermenonville, le rosier grimpant hybride nommé Jean-Jacques Rousseau a été créé par Jean-Lin Lebrun de la pépinière Mela Rosa pour le 300e anniversaire de Rousseau, en 2012. Voir http://jlggb.net/blog4/?p=1277 et lire ici et là.
Un monument
Une petite coupe de porcelaine blanche et bleue de type kraak

Samedi 4 mai 2019, 16h, musée Guimet, Musée national des arts asiatiques, Paris. L’exposition montre comment la porcelaine s’échange entre la Chine, le Portugal, les Pays Bas et l’Europe. Cartel : Petite coupe, découverte dans l’épave du Witte Leeuw, navire hollandais coulé près de l’île Sainte-Hélène en 1613. Chine, fours de Jingdezhen, Jiangxi. Dynastie Ming, règne de Wanli (1573-1620), début du 17e siècle. Porcelaine bleu et blanc de type kraak. MNAAG, achat, 1978. » Relevé au mur : « […] les premières céramiques jouant du contraste entre bleu et blanc sont réalisées dans le monde islamique, dans la seconde moitié du 8e siècle […]. Cette influence, notamment via I’Iran, entraîne la création des premières porcelaines bleu et blanc en Chine au 14e siècle, lorsque règne sur les deux pays une même parentèle mongole. […] Jusqu’au début du 15e siècle, ces porcelaines sont expédiées par voie de terre et par voie de mer dans le cadre de relations diplomatiques ou commerciales, vers le monde islamique surtout et l’Asie du Sud-Est […]. La montée en puissance de la flotte hollandaise se traduit, en 1602, par la création de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales VO.C.). Ses navires disputent aux Espagnols et aux Portugais l’accès aux richesses asiatiques La clientèle néerlandaise réclamait des porcelaines dont les formes correspondaient à ses habitudes […]. La porcelaine chinoise s’intègre peu à peu au quotidien des Hollandais aisés. […] Faites à Jingdezhen, en Chine, ces porcelaines chinoises sont appelées kraak, mot dérivant de caracca, nom des navires européens qui les transportaient […]. Au milieu du 17e siècle, l’engouement mondial pour les porcelaines est considérable. Tentant de les imiter, les fours portugais créent des pièces mêlant motifs européens et motifs chinois. Au même moment, les ateliers de Jingdezhen subissent de lourds dommages. Le Japon et l’Iran fournissent au pied levé des pièces de substitution pour le marché européen. Les kraak sont également imités en Hollande, dans les ateliers de Delft, et en France, notamment à Nevers. »
Une dérive

Jeudi 11 avril 2019, 16h15, Oostzeedijk Beneden, Rotterdam. À marcher longtemps sur l’avenue à l’est, on trouve De Garage, un magasin de brocante qui est aussi un café. On cherche des porcelaines ordinaires intéressantes, on trouve aussi la tasse à expresso — et son verre d’eau Duralex le plus familier. La météo annonçait des nuages, mais non.




