Lustre d’une période


Mercredi 30 juin 2021, 15h, Vitra, Weil am Rhein (Bâle). Dans l’exposition « Deutsches Design 1949-1989, Zwei Länder, eine Geschichte », Peter Beyer et Martin Helm (conception), Peter Rokel et collectif de développement (design détaillé), Système d’éclairage à tiges avec lampes sphériques, VEB Narva Rosa Luxemburg, Leuchtenbau Leipzig im Kombinat Leuchtenbau. Cet éclairage était un élément architectural adaptable aux divers espaces du Palais de la République à Berlin Est. Siège du parlement de la RDA et centre de culture et de rencontre, il fut inauguré en 1976 à l’emplacement du Château de Berlin, largement endommagé par la guerre et détruit en 1950. Le palais moderne a été lui-même détruit entre 2006 et 2008 pour la reconstruction à l’identique de l’ancien château qui devait s’achever en 2020 comme centre d’affaires et de tourisme.

Zwei Länder, eine Geschichte


Mercredi 30 juin 2021, 13h30, Vitra Design Museum, Weil am Rhein (Bâle), Allemagne. Dans l’exposition « Deutsches Design 1949-1989, Zwei Länder, eine Geschichte », trois théières de verre presque identiques figurent en introduction. Au premier plan, celle de 1963, signée par Ilse Echo, pour la firme Jenaer Glass maintenue à Iéna, après 1945, dans ce qui sera la République démocratique allemande. Au centre, celle de 1952, par Heinrich Löffelhardt, pour la part de Jenaer Glass établie à Mayence, en République fédérale allemande. L’une et l’autre se réfèrent à celle de l’arrière-plan, dessinée par Wilhelm Wagenfeld en 1931, selon un design fonctionnaliste développé en particulier au Bauhaus, auquel Wagenfeld avait participé, et produite à Iéna en 1950. Dans ma jeunesse, me consacrant à la photo, j’ai connaissance du partage que connaît la célèbre entreprise d’optique Carl Zeiss avec Carl Zeiss Jena, entreprise d’État. La compagnie de verre de Iéna, nommée Jenaer Glaswerk Schott & Genossen, contribue avant la guerre et après, à la qualité de Zeiss. La théière en « verre à feu » participait à la brillante innovation technologique que connaissait la verrerie.

Danse de la Chine vers l’Allemagne


Mercredi 23 juin 2021, 15h30, musée Ariana, Genève. Le couple de danseurs créé vers 1740 par Johann Joachim Kändler (1706-1775) pour la porcelaine de Meissen, en Allemagne, a connu vers 1750 une imitation à Jingdezhen, en Chine. La capitale fondatrice de la porcelaine répondait ainsi à l’« imitation » de la porcelaine qui intervenait presque 1000 ans après son « invention ».

Des archives : « Toutes les copies »


Samedi 29 mai 2021, 23h, 93bis. Une demande de reconstituer peut-être l’installation « Toutes les copies », tenue dans « Les Immatériaux » en 1985 au Centre Pompidou, fait ouvrir des boîtes et considérer archives et souvenirs, tels qu’ils peuvent s’imprimer « avec l’objet comme matrice ». Le visage est celui de Liliane, le comté est la reprise de la tranche d’emmenthal signé par elle dans le catalogue.

Révolution au citron


Vendredi 28 mai 2021, 18h, place de la Bastille, Paris. Autour de la colonne de Juillet, des 27, 28 et , les Trois Glorieuses, la place a été refaite. On s’y pose pour manger une tarte au citron de chez Lenôtre. Sentiment de prodigalité, mais pas de scrupule historique. On a appris que c’était une révolution bourgeoise. Et la pâtisserie Lenôtre est une tête de file du lobby du luxe, le Comité Colbert.

 

Estampilles de fer



Vendredi 18 décembre 2020, 16h, rue des Fusillés du Revard, Aix-les-Bains. Une exploration prolongée de la ville le confirme : il existe ici une manière très habile de faire des noms et des numéros de maisons à partir d’une tige de fer. On en compte des dizaines. Était-ce le fait d’un serrurier ou de plusieurs ? L’inspiration venait-elle d’une mode ou d’une certaine tradition ? La maison se nomme Crémaillère — le mot et le numéro en prennent la forme — car la rue a connu, dans le premier tiers du XXe siècle, le passage du train à crémaillère entre le parc des Thermes et le Mont Revard.

La tour et la ferme


Dimanche 13 décembre 2020, 13h, Saint-Innocent, Savoie. Promenade du dimanche, pseudo-aristocratique et généalogique : le château de La Rupelle, sa tour et sa ferme, la demeure des descendants du baron de Silans, comtes de la Rupelle, Boucher de la Rupelle anoblis en 1612 et le bâtiment où vécurent, il y a un siècle, François et Victorine Nantois et leurs neuf enfants. Voir : http://jlggb.net/blog7/2020/10/13/chateau-de-famille/