
Mercredi 8 septembre 2021, 18h, Orto Botanico di Brera, Milan. Ce que ce très bel ailante a fait économiser en gaz carbonique dans l’atmosphère, en 75 années : 18 550 kg. À l’occasion de Interni Creative Connections, beaucoup des arbres de l’arboretum se sont vus associer ainsi un ballon chiffré valorisant leur rôle dans la capture et le stockage du CO2.
Auteur/autrice : jlggb
Metro design

Mercredi 8 septembre 2021, 14h15, métro, Milan. La ville possède 5 lignes de métro, plus une voie « passante ». La ligne numéro 1 est rouge, réputée moderne et efficace. Je dirai qu’une rame est très bien dessinée et bien construite, d’une esthétique cohérente jusque dans les détails, ce qui lui apporte, si on la compare à d’autres, une qualité, le qualificatif milanais de design.
Vert et jaune

Mercredi 8 septembre, 9h, rue Gaetano de Castillia, Milan. La chambre où l’on habite pour quatre jours est à deux pas de Bosco Verticale, les deux tours chargées de 21 000 plantes, dont 800 arbres, proposition emblématique de Stefano Boeri pour une écologie urbaine et signal de la transformation du quartier Porta Nuova. Plutôt que d’en donner une image supplémentaire, je préfère montrer comment les maisons classiques savent associer le vert des plantes des coursives au jaune puissant des murs.
Une substance à honorer ici


Mardi 7 septembre 2021, 17h, Triennale, Milan. C’est un tableau immense, permanent, dont le cartel dit, ce que l’on sait d’avance : Ettore Sottsass, Bacterio, 1978. Abet Laminati désigne la compagnie « leader mondial dans la production de panneaux stratifiés haute pression » qui, à l’occasion des 40 ans de Memphis — né à Milan —, a lancé un projet de recherche interrogeant ce que serait aujourd’hui ce courant « radical, drôle et scandaleux » — dont le motif Bacterio est le symbole. Le stratifié fut choisi par Sottsass et le collectif Memphis pour donner une dignité à cette substance considérée comme pauvre.
Enzo Mari

Mardi 7 septembre 2021, 15h30, Triennale, Milan. Sa dernière grand monographie avait débuté deux jours avant sa disparition, en octobre 2020. Elle se termine dimanche prochain. Ce sera la dernière avant 40 ans car il a voulu que ce temps passe avant que ses œuvres puissent être montrées à nouveau. Au terme d’un espace si riche, je photographie sa flèche et son visage en vidéo apparaît dans la perspective de l’angle du mur.
Enzo Mari, sa ligne de porcelaine


Mardi 7 septembre 2021, 15h05, Triennale, Milan. Dans l’exposition Enzo Mari, un moment particulièrement attendu : le service de récipients de porcelaine blanche nommée « Berlin ». À partir de 1993 et pour quatre ans, Enzo Mari se lie à des designers et techniciens de la Königliche Porzellan-Manufaktur de Berlin où il va se rendre chaque mois durant quatre ans pour des sessions qui relèvent d’une sorte d’école. En 1996, une exposition au château Charlottenburg rend compte d’une recherche ayant trait à toutes les relations entre conception, expérimentation et fabrication de pièces qui apparaissent dans leurs variations aussi bien classiques qu’inédites. Enzo Mari affirme là encore comment la qualité du produit ne se distingue pas de la qualité du travail de fabrication.
L’étagère modèle
Surface à composer

Mardi 7 septembre 2021, 14h50, Triennale, Milan. L’exposition Enzo Mari montre à quel point son approche artistique — un art programmé, axé sur la logique de la perception — se prolonge dans ses œuvres de design. Ici, Serie Elemantare, un système de 30 carreaux de céramique propres à des compositions, de 1968.
L’expérience du visiteur

Mardi 7 septembre 2021, 14h20, Triennale, Milan. Dans l’exposition Enzo Mari, une proposition de référence, la « Piattaforma di rechercha 8 », 1967, Allegoria Modulo 856 « Macchina per sperimentare le reazioni di un visitatore di mostra d’arte contemporanea ». En se baissant on entre dans un volume de section carrée terminé par un miroir et l’on se découvre. La même expérience avait eu lieu en décembre 2008 à Turin dans Enzo Mari, L’arte del design, Galleria d’Arte Moderna e Contemporanea, avec cette note de l’artiste dans le catalogue : « Le visiteur, étonné, découvre de façon inattendue sa propre image reflétée dans un miroir. L’idée est qu’il puisse se demander pourquoi il est là. », http://jlggb.net/blog/?p=1013

