Vert et jaune


Mercredi 8 septembre, 9h, rue Gaetano de Castillia, Milan. La chambre où l’on habite pour quatre jours est à deux pas de Bosco Verticale, les deux tours chargées de 21 000 plantes, dont 800 arbres, proposition emblématique de Stefano Boeri pour une écologie urbaine et signal de la transformation du quartier Porta Nuova. Plutôt que d’en donner une image supplémentaire, je préfère montrer comment les maisons classiques savent associer le vert des plantes des coursives au jaune puissant des murs.

Une substance à honorer ici



Mardi 7 septembre 2021, 17h, Triennale, Milan. C’est un tableau immense, permanent, dont le cartel dit, ce que l’on sait d’avance : Ettore Sottsass, Bacterio, 1978. Abet Laminati désigne la compagnie « leader mondial dans la production de panneaux stratifiés haute pression » qui, à l’occasion des 40 ans de Memphis — né à Milan —, a lancé un projet de recherche interrogeant ce que serait aujourd’hui ce courant « radical, drôle et scandaleux » — dont le motif Bacterio est le symbole. Le stratifié fut choisi par Sottsass et le collectif Memphis pour donner une dignité à cette substance considérée comme pauvre.

Enzo Mari


Mardi 7 septembre 2021, 15h30, Triennale, Milan. Sa dernière grand monographie avait débuté deux jours avant sa disparition, en octobre 2020. Elle se termine dimanche prochain. Ce sera la dernière avant 40 ans car il a voulu que ce temps passe avant que ses œuvres puissent être montrées à nouveau. Au terme d’un espace si riche, je photographie sa flèche et son visage en vidéo apparaît dans la perspective de l’angle du mur.

Enzo Mari, sa ligne de porcelaine



Mardi 7 septembre 2021, 15h05, Triennale, Milan. Dans l’exposition Enzo Mari, un moment particulièrement attendu : le service de récipients de porcelaine blanche nommée « Berlin ». À partir de 1993 et pour quatre ans, Enzo Mari se lie à des designers et techniciens de la Königliche Porzellan-Manufaktur de Berlin où il va se rendre chaque mois durant quatre ans pour des sessions qui relèvent d’une sorte d’école. En 1996, une exposition au château Charlottenburg rend compte d’une recherche ayant trait à toutes les relations entre conception, expérimentation et fabrication de pièces qui apparaissent dans leurs variations aussi bien classiques qu’inédites. Enzo Mari affirme là encore comment la qualité du produit ne se distingue pas de la qualité du travail de fabrication.

L’expérience du visiteur


Mardi 7 septembre 2021, 14h20, Triennale, Milan. Dans l’exposition Enzo Mari, une proposition de référence, la « Piattaforma di rechercha 8 », 1967, Allegoria Modulo 856 « Macchina per sperimentare le reazioni di un visitatore di mostra d’arte contemporanea ». En se baissant on entre dans un volume de section carrée terminé par un miroir et l’on se découvre. La même expérience avait eu lieu en décembre 2008 à Turin dans Enzo Mari, L’arte del design, Galleria d’Arte Moderna e Contemporanea, avec cette note de l’artiste dans le catalogue  : « Le visiteur, étonné, découvre de façon inattendue sa propre image reflétée dans un miroir. L’idée est qu’il puisse se demander pourquoi il est là. », http://jlggb.net/blog/?p=1013

Portrait sur fond d’or


Lundi 6 septembre 2021, 18h, Fondation Prada, quartier Largo Isarco, sud de Milan. Avril 1981, Rome, Musée étrusque, Villa Giulia ; juillet 2002, Recanati, théâtre Persiani : il y a comme une tradition à ce que Liliane pose en Italie dans de beaux décors pour des portraits mémorables. Cette fois, ce sera la Casa degli Spiriti aux murs recouverts de feuilles d’or.

L’œuvre manifeste



Lundi 6 septembre 2021, 17h, Fondation Prada, Milan. La tour qu’OMA (dirigé par Rem Koolhaas) a ajoutée à son ensemble d’une usine transformée (une distillerie des années 1910) est ici la première œuvre que l’on retient. Si elle étage des galeries, elle donne à plus de 50 mètres de haut une vision époustouflante de tout Milan, avec un terrain vague en dessous, animé de trains.