Rien n’est perdu

Samedi 14 février 2026, 15h, Musée d’art et d’histoire, Genève. « Observatoires », exposition « carte blanche à John Armleder ». Le MAH est « riche de plus de 500 de ses œuvres », Armleder en a apporté d’autres, pour les faire coexister thématiquement avec le musée et ses collections, avec des œuvres amies choisies. Rien n’est perdu est fait de matériaux et objets jetés par le musée, l’enceinte en douche parabolique Soundtube donne à l’écouter — à le retrouver – pour soi seulement.

Au Remor


Samedi 14 février 2026, 10h30, place du Cirque, Genève. Le Remor, où de jeunes collègues me donnaient rendez-vous, selon leur habitude, m’interroge encore sur le sens de son nom. Ce matin, pour un café — « avec croissant ? » —, je lui porte un regard proche de l’anthropologie. Les gens se connaissent, se font des signes, échangent quelques mots. Ça m’a toujours frappé, on arrive à se sentir chez soi à Genève tout en s’y trouvant étranger.

Huang Binhong


Mercredi 4 février 2026, 13h30, musée Cernuschi, Paris, 8e. « Empreintes du passé » montre comment, dans la Chine du XIXe siècle, l’estampage d’inscriptions antiques gravées sur la pierre ou coulées dans le bronze a contribué à une association de la calligraphie et de la peinture portant une forme de modernité. L’exposition se termine par des œuvres de Huang Binhong (黃賓虹, 1865-1955). Artiste inspiré et théoricien marquant de la poétique du pinceau c’est dans ses dernières années, à 90 ans, qu’il découvre encore une écriture picturale. « Si ses paysages sont titrés de noms de lieux, jamais on ne pourra trouver d’où ils auraient été ‘pris’ ; ils sont vrais parce qu’ils sont ‘inventés’ à partir d’une imprégnation préalable. » Cette dernière phrase vient du catalogue Cinq grands peintres chinois. La tradition au XXe siècle, une exposition dont je m’étais occupé au Musée d’art moderne de Paris en 1982. Paysage, 1955, encre sur papier, Musée provincial du Zhejiang.