Archéologie métropolitaine

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Dimanche 16 novembre 2014, 19h, station de métro Louvre-Rivoli, Paris. Elle se nommait autrefois Louvre, avant que l’accès principal au musée du Louvre ne soit à la station Palais Royal. En 1968, la décision du ministre de la culture, André Malraux, fut très remarquée : les quais furent exemptés de publicité, habillés de pierre et devinrent le lieu d’une série de vitrines et de niches aux cadres de cuivre avec des copies d’œuvres antiques du Louvre. Tout a été détruit, des affiches de 1968 sont réapparues par fragments. Une archéologie véritable s’impose aux visiteurs. On découvre par exemple le nom de Jean Bernard-Luc, écrivain de théâtre et adaptateur pour le cinéma. Les mots …LISATION, … REVI, restent à déchiffrer.
Voir : « La Muette (comment la faire parler) », 23 août 2009, http://jlggb.net/blog/?p=4995.

le visiteur

Lundi 17 novembre, 17h. Françoise a trouvé, l’affiche est de 1947, signée Jacques Faria. On est donc dans une couche très ancienne. Le métro comme le web sont des mondes de visiteurs archéologues.

Transparence

simon services
vitrine saint sabin 2014
Samedi 8 novembre 2014, 17h, rue Saint-Sabin, Paris 11e. La profusion de choses identifiables — 2 bouteilles, 14 tableaux ou œuvres, 10 bouquets ou plantes, 6 chaussures, 14 pots ou vases, 9 boîtes ou paquets, 6 cintres, 8 étagères — ne permet pas de connaître la nature de cette boutique. Le texte de l’affichette sur la vitrine ne dit pas non plus de quel service il s’agit.

Dépôt 144

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aix vue grosse totale
aix grosse point de vue large
roche du roi patinoire carte postale
Samedi 18 octobre 2014, 16h, Aix-les-Bains, 1353 boulevard Lepic. La photo du camp de prisonniers allemands d’Aix-les-Bains, créé au début de l’été 1945, est dans le livre Les Prisonniers de guerre allemands. France, 1944-1949 écrit par Fabien Théofilakis à partir de sa thèse (Éditions Fayard, avril 2014, 800 pages, 155 x 235, 32 €). Cette photo provient du CICR et a certainement été prise par un enquêteur de la Croix rouge de Genève. D’où a-t-elle été prise ? Par divers recoupements, on arrive à un point de vue qui donne, au-delà de la voie ferrée, sur des entrepôts de l’entreprise de construction Léon Grosse, et situé à l’extrémité du Chemin des plonges. Ce point de vue est, d’après la perspective, relativement haut. On peut penser qu’il s’agit du balcon qui est au bout de l’immeuble d’habitation, probablement construit pour des employés de la laverie et de l’hôtel Rivollier, Hôtel International, devant la gare. Le chemin fait un angle par rapport à la voie ferrée comme par rapport au boulevard Lepic qui lui est parallèle. C’est qu’il suit le cours de la petite rivière Tillet, aujourd’hui souterraine et en partie détournée en amont vers le lac par un canal creusé sous la colline de Tresserve. La carte postale montrant le château de la Roche du Roi, peu de temps après sa construction en 1900, permet de voir comment le Tillet passe sous la voie et comment elle alimente une patinoire puis des laveries. Le lieu du camp de prisonniers allemands a vraisemblablement été situé en fonction de cette possibilité d’écoulement. On lit dans le livre de Fabien Théofilakis que la présence de quelque 10 000 prisonniers fut une source de souillure du Petit Port qui provoqua inquiétude et protestations dans la Ville. 70 ans après, la photographie historique m’a conduit à tout un ensemble d’explorations sur le terrain et dans les cartes, de questions et de consultations de documents dont je ne peux pas rendre compte tellement se recoupent les histoires générales, locales et familiales.
À voir et écouter : Historiquement show 169, juin 2014.