Lunettes d’architecte

perret lorgnon
perret dessin lunettes
Samedi 28 décembre 20132, 16h, exposition Auguste Perret, huit chefs-d’oeuvre — Architectures du béton armé au Palais d’Iéna, Paris, 16e. Auguste Perret (1874-1954) est l’inventeur, avec ses frères Gustave et Claude, d’une position qui associe étroitement architecture (enseignée aux Beaux-Arts), ingénierie de la construction et entreprise du bâtiment. Il n’est peut-être pas difficile de trouver pourquoi les architectes modernes se sont souciés de leurs lunettes et de leur apparence avec lunettes. Ce n’est probablement pas un hasard si l’exposition, sous le parrainage de la Fondation Prada (on note que Miuccia Prada est ancienne militante communiste et féministe, alors que Perret était fils d’un tailleur de pierre communard), souligne les attaches au design et à la mode d’Auguste Perret. On remarque en tout cas la similitude des lunettes dessinées pour lui-même par Perret — pour remplacer son lorgnon ? — avec celles qu’adoptera Le Corbusier (stagiaire chez Perret en 1908), en assumant fort bien, quant à lui, le triple statut d’artiste, d’architecte et de constructeur.
Lorgnon d’Auguste Perret conservé au Musée Maurice Denis de Saint-Germain-en-Laye; dessin sur calque d’Auguste Perret. Voir : « Musée Maurice Denis », http://jlggb.net/blog2/?p=1880.

Auguste Perret

perret module raincy
tour perret grenoble
Samedi 28 décembre 20132, 16h, exposition Auguste Perret, huit chefs-d’œuvre — Architectures du béton armé au Palais d’Iéna (Conseil économique, social et environnemental), Paris, 16e, construit par Auguste Perret en 1939 comme musée des Travaux publics. Pour l’église Notre-Dame du Raincy (1923), Auguste Perret conçoit un module de béton préfabriqué qui constitue la modénature transparente du monument. Détail de l’élévation de la Tour d’orientation de Grenoble (80 mètres de haut) : La Tour Perret elle m’est d’autant plus familière que le récit me fut fait de la visite par ma mère — à l’âge de 12 ans — de l’exposition de la Houille blanche et du tourisme de Grenoble en 1925. L’image m’est restée d’une modernité associant énergie et construction spectaculaire.
Voir : « Église Saint-Joseph du Havre », http://jlggb.net/blog2/?p=1443.

Chanéac (suite)

chaneac cellules amphores
chaneac cellules dessin
Vendredi 6 décembre 2013, 12h30, Orléans, FRAC. Chanéac, Cellules amphores, 1973, plâtre, métal, adhésif, carton et bois, collection FRAC Centre, Orléans. Chanéac, Cellules parasites, 1968, encre et feutre sur page de magazine, collection FRAC Centre, Orléans, donation Nelly Chanéac. Trois constructions de Jean-Louis Chanéac ont été documentées sur jlggbblog : « Maison Chanéac à Aix-les-Bains », 13 novembre 2011; « Immeubles de Jean-Louis Chanéac », 23 décembre 2011; « Une maison d’avant-garde », 23 décembre 2011.

« Proposant une alternative au royaume de l’angle droit en architecture, Chanéac défend un habitat aux formes courbes et ovoïdes, plus proches selon lui de l’homme et de la nature. Il développe des cellules polyvalentes et met à disposition des habitants des modules à monter et à assembler soi-même. Au travers des concepts d’Architecture insurrectionnelle et d’Habitat évolutif, Chanéac ne cessera de militer pour l’implantation libre de cellules individuelles, évolutives et mobiles, qu’il définit lui-même comme des cellules biologiques proliférant dans l’espace pour répondre aux besoins de l’instant. » (Cartels dans l’exposition)
Notice : http://www.frac-centre.fr/collection/collection-art-architecture/index-des-auteurs/auteurs/chaneac-58.html?authID=37
« La collection du FRAC Centre démarre dans l’après-guerre avec des mouvements tels que l’architecture-sculpture en France. Elle a pour point d’ancrage le mouvement radical qui marqua les années 1960-1970 en Europe. […] Le FRAC Centre a contribué à faire redécouvrir sur un plan international toute une génération d’architectes, ainsi Ionel Schein, l’inventeur de la première maison en plastique en 1956 ; Pascal Häusermann, Chanéac et bien d’autres. En Europe, dans les années 1950-1960, l’exploration de la mobilité en architecture conduit à la définition d’un nouvel espace, fait de modularité, de prolifération et d’agglomération de cellules.» (Site)

Archilab 2013

andrasek
junya-ishigami
Vendredi 6 décembre 2013, 10h-13h, Orléans, Frac Centre. Dans Archilab 2013, Naturaliser l’architecture, deux exemples de projets de pavillons conçus à partir d’algorithmes extraits de la nature ou mimant la nature. Alisa Andrasek (Biothing), Londres, Mesonic Fabric, 2009. Les formes résultent de la simulation informatique de principes d’attraction et de répulsion d’ondes électromagnétiques. Junya Ishigami (Kanagawa Institute of Technology), Japon, KAIT Workshop, 2009. Un ensemble de 305 colonnes très fines (de 16 à 60 mm) et d’une extrême légèreté, orientées de façon variable de manière à les équilibrer dans un système isostatique complexe. Voir : http://www.designboom.com/architecture/junya-ishigami-kait/