

Mardi 13 septembre 2016, 19h, Yurakucho, Tokyo. Le très grand magasin Muji, dans son bâtiment hangar, a beaucoup changé. Maintenant ce sont des livres, des conseils, des ateliers. Le Muji « trouvé » s’étend : des choses qui veulent confirmer l’esprit Muji. Mais là ce sont deux choses de mon enfance à moi : la Clairette de Die, les verres Duralex (de la maison, de la cantine). Troublant et plutôt amusant, après ce constat, à 19h23, un tremblement de terre très net : tout s’échappe en vagues, les lumières s’agitent, les pancartes se balancent.
Obtus et obvie


Mardi 13 septembre 2016, 14h, Tokyo. Dans le quartier Kanda-Jinbōchō, on passe des magasins de sport aux librairies et aux Antiquariat. Lisibilité et reconnaissance impossibles ne vont pas contre le plaisir de lire : calligraphies et actrices des années cinquante (On reconnaît des kanjis, on reconnaît Setsuko Hara et Hideko Takamine et Eiga signifie cinéma).
Calligraphie du saké
Vert rouge


Lundi 12 septembre 2016, 14h20 puis 14h40, Tokyo, Ginza, Chuo Dori. Le quartier avec le maximum de luxe au monde. Un peu plus loin que le magasin Chanel et Kristen Steewart, le magasin Itoya, entièrement reconstruit. En vitrine, le rouge de la mode consommable, le politiquement correct qui met un vert végétal consommable inattendu. Avant, on trouvait tout du bureau et du dessin chez Itoya. Mais c’était peut-être du politiquement correct que de s’entourer des outils et des matériaux d’un travail bien fait.
Tremble et maintien
Macadam et mousse
Gain et grains
Mare ou zen


Mercredi 7 septembre 2016, 13h puis 13h30, Kyoto. Symbole de l’ouverture du Japon à l’ère Meiji, et de ses croisements avec l’Occident, un plat nommé « Riz Hayashi », un rocher blanc sortant d’une lie de vin. Il est dit qu’il doit son nom au fondateur de la librairie Maruzen, Yuteki Hayashi, en 1869. C’est le plat unique du restaurant austère mais impeccable de Maruzen, fréquenté par des lecteurs. La très grande librairie est ouverte à nouveau, après dix ans, sur les deux étages du sous-sol de la galerie marchande de luxe Bal. Beaucoup de livres anglais, mais aussi allemands et français. On est bien dans la dualité, « différence et répétition », comme dans « différance ».
Exposer une affiche historique

Mardi 6 septembre 2016, 15h30, Kyoto. Pour l’exposition qui va ouvrir à la galerie ddd, « Materiality-Immateriality » (à qui je dois le séjour), l’affiche des Immatériaux, du Centre Pompidou en 1985, dessinée par l’ami Luc Maillet, a été précieusement transportée. Elle est encadrée pour présider un espace où l’on évoque l’exposition parisienne historique. À son retour à Paris, quelques mois plus tard, il faudra payer quelque chose comme 150 euros pour la « dédouaner ». Mais l’événement a contribué à la renaissance de cette affaire qui va nous occuper au moins jusqu’en 2025. (Date à laquelle ce billet est ajouté : 5 décembre 2025).
Atterrissage et terrasse


Vendredi 2 septembre 2016, 16h; dimanche 4 septembre 2016, 21h. Depuis l’avion Paris-Osaka, la côte de la Lettonie au-dessus de la ville de Entspils. Sur la terrasse jardin du supermarché d’alimentation chic et bio Yaoichi, dans le centre de Kyoto.
http://www.domusweb.it/en/news/2016/02/15/kajima_design_kyoto_yaoichi_honkan.html







