
Parution du numéro 20 : La Couleur des jours, automne 2016, fête ses 5 ans, http://www.lacouleurdesjours.ch/. 56 pages, avec la rubrique « De l’album de jlggb ».
Le terrain du point de repère




23 août 2016, 13h—13h30. À l’occasion d’une descente en voiture (camionnette louée), le point de repère rituel des passages en TGV (Sologny, Saône-et-Loire, 46.370422, 4.676031, voir le passage 13 : http://jlggb.net/blog5/?p=1006) est exploré sur le terrain. Le viaduc n’avait pas été imaginé, ni la complexité du relief, ni le vacarme des trains qui passent.
Place des Antilles
Sous le goudron, les pavés

Lundi 15 août 2016, 16h40, rue Proudhon, Paris, 12e, sous les voies de la gare de Lyon. La rue, du nom du typographe qui connut de beaux portraits par Courbet, pourrait évoquer « La propriété c’est le vol » et le mot révolution. Mais, ce qui est donné à voir par une rénovation, c’est le slogan de Mai 68 : « Sous les pavés, la plage ! », contemporain d’une façon de cacher les pavés sous le bitume.
Enquête Raymond (Archéographie. Ch. 1)


Vendredi 5 août 2016, 17h30, rue Taine, Paris, 12e. Au numéro 16, à la hauteur de la boucherie qui fut « chevaline », une vue peut être prise. Elle confirme l’endroit auquel on avait pensé en lisant « Raymond Queneau en balade dans le 12e arrondissement, 1951 ». Le portrait fut pris par Robert Doisneau. Probablement au Rolleiflex tenu à l’envers au-dessus de sa tête. La rue qui descend ne suffit pas à expliquer un point de vue très haut. Trouvée sur Pinterest, une planche de contacts de Doisneau montre douze vues prises dans le même quartier, le même jour. Il est inscrit sous l’une d’elles : « RAYM. QUENEAU 42800 31 5 56 ». Le site Artnet a vendu un tirage intitulé « Raymond Queneau, rue de Reuilly, Paris, 1956 ». Une erreur au moins, l’adresse. Sur une autre photo, un match de catch au gymnase Japy est annoncé pour le samedi 2 juin. Ce peut être vrai en 1951, mais aussi en 1956. Pourtant, sur une autre affiche, une course de stock-cars est annoncée le dimanche 3 juin aux Buttes de Montreuil. La première épreuve du genre en ce lieu date de 1956. On peut dire que l’Album Raymond Queneau de La Pléiade se trompe en datant les portraits de rue de Queneau par Doisneau de 1951.
* Supplément : le livre Robert Doisneau. La vie d’un photographe de Peter Hamilton, Hoëbeke, 1996, publie la planche contact, indique que l’appareil est un Rolleiflex et date les photos du 31 mai 1956.
Descentes bien ordonnées
Le banc de Picpus

Vendredi 5 août 2016, 16h, Paris 12e. Deux euros pour entrer dans le cimetière de Picpus, 35 rue de Picpus. Quelques visiteurs pour ce monument historique des guillotinés de la Terreur. Dans le jardin, un banc en fer façon branches, couvert de mousse, peut-être parce que personne ne s’y est assis depuis longtemps.
Le faubourg


Jeudi 4 août 2016, 17h, Faubourg Saint-Antoine, Paris 11e et 12e. Pour l’anniversaire de la nuit du 4 août 1789, de l’abolition des privilèges par l’Assemblée constituante, avec en fond le magasin de chaussures Texto, une boutique de la compagnie de téléphones SFR, l’entrée de la Cour de la Maison brûlée, des smartphones en mouvement pris par un smartphone à la terrasse du café Le Rallye, géré par des Chinois.
Le palais
L’attachement (Vie des objets. Ch. 48)

Dimanche 24 juillet 2016, 12h30. Trouvée il y a quelques jours sur le trottoir, devant le 275-277 du boulevard Voltaire, puis cachée quelques heures dans un massif d’arbustes, c’est une petite chaise pliante, pour enfants, probablement de la première moitié du XXe siècle. Comme toutes les chaises, mais peut-être un peu plus, elle porte l’attachement de l’objet meuble, par excellence, à des corps particuliers. Légère — moins de 700 grammes —, composée de 19 pièces de bois naturel un peu rugueux, elle est d’une mécanique particulièrement simple. Une particularité rare : le dossier se rabat pour faire un tabouret plus solide.



