À toute allure

shinosaka-courtyard-20160917
deux-bouteilles-courtyard-20160917
Samedi 17 septembre 2016, 18h puis 23h, Shinosaka. L’hôtel est au-dessus de tout et les passages en dessous ne sont pas des rues, n’ont pas de Family Mart ni de Seven Eleven. Mais la gare fait plus d’un kilomètre et ses boutiques ont toutes les conserves et bouteilles en aluminium possibles : un lait au café pour demain matin, un vin mousseux pour cette nuit finale.

Té pas grec

tokyo-t-20160917
kobe-ouverture-20160917
Mercredi 14 septembre, 15h, puis samedi 17 septembre, 15h. Tokyo, rues tranquilles vers le musée Mingeikan, puis Kobe, rues commerçantes vers la gare Sannomiya. Pour le dire de façon outrée, la bifurcation triviale, le Y grec ne se présente pas. Au carrefour, on va résolument à gauche ou à droite. Mais, la verticale, en dessous, c’est autre chose.

Take the train

take-tozai-line-full
tokyo-tozai-line-20160916
Vendredi 16 septembre 2016, midi, Tokyo. Sur la ligne de métro T comme Tozai Line, la station 8, Takebashi, pour accéder au MOMAT, Musée national d’art moderne, juste au nord du Palais impérial. Au pays des rails et des trains, de la signalétique absolue, take (竹, také) ne veut pas dire prendre mais bambou. Pour attendre, les sièges sont confortables mais particulièrement peu profonds, car le quai est étroit.

Mutatis mutandis

parc-memorial-03-20160915
parc-memorial-02-20160915
parc-memorial-01-20160915
Jeudi 15 septembre 2016, 17h30, Tokyo. La nuit tombe sur le parc mémorial d’Arisugawa-no-miya. En faveur de la santé des enfants et de leur fréquentation de la nature, il est construit au début des années trente. Il tient à la fois du jardin paysager et des parcs citadins européens de la fin du 19e siècle. Parcours compliqué mais aménagé à l’extrême. Les barrières sont en ciment qui imite les branches, en fer ou en bois. Un ensemble d’arbres portent sur leur tronc un ruban rose. Pourquoi ? Il n’est plus jamais fermé, les portails ont été démontés. En mars 1995, je fis ici l’un des courts tableaux cinématographiques de Mutatis mutandis, où les mêmes images montraient alternativement deux logiques événementielles différentes. C’était celui de deux corbeaux sur une branche. Retour en 2025, le 15 janvier : https://jlggb.net/blog9/2025/01/15/parc-memorial-darisugawa-no-miya/

Cohérent chaos

meguro-ruisseau-02-20160914
shibuya-nombre-20160914
Mercredi 14 septembre 2016, 14h puis 19h, Tokyo. Le quartier de Meguro, derrière Shibuya, est très tranquille. Des immeubles mais surtout beaucoup de maisons ne dépassant pas deux étages. La rue empruntée est de part et d’autre d’un ruisseau très habillé de verdure et de fleurs. Les fleurs à papillons attirent des couples de grands machaons, impressionnants, trop rapides pour les photos. La notion de décohérence explique pourquoi ce qui est à notre échelle ne semble pas appartenir à la théorie quantique. Si on s’en inspire pour « l’effet papillon », des battements d’ailes qui sont à la source d’une tornade peuvent apparemment, très nombreux, ne pas aboutir. À deux stations de métro, mille personnes qui traversent toutes les trois minutes le carrefour le plus emprunté du monde ne sont pas une foule mais un nombre où chacun reste soi. Quoi au juste ?