Le coureur solitaire


Vendredi 23 décembre 2016, 17h, à l’angle du boulevard Saint Michel et de la place de la Sorbonne, un magasin Nike. On y trouve « des conseils d’experts pour tous les runners » et « si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, rendez-vous sur nike.com ». C’est ici même, dans la grande et indispensable librairie des Presses universitaires de France, à l’emplacement des chaussettes, qu’il y a trente ans, partant dans une étude attentive et prolongée de Jean-Jacques Rousseau qui conduira surtout à Moments, nous avons trouvé La transparence et l’obstacle de Jean Starobinski, la préface de J.-B. Pontalis des Confessions. Mon texte de 1990, « Le logiciel comme rêverie » a des attaches là et y reconnaît des suites. Deux remarques : une hypothèse est que l’étymologie de rêver est vagabonder; on sait que penser et marcher vont ensemble.

Hauho

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Dimanche 18 septembre 2016, 13:49:35. Vol Air France de Kansai Airport vers Paris. Au dessus du sud de la Finlande. Repérage sur Google Earth. Le village au centre de la vue est Hauho (61° 10′ 19.2″ N, 24° 33′ 46.8″ E). Une tache blanche est une usine neuve, de quoi ? Il y a à côté des stocks de troncs d’arbres. Wikipedia : « Une curiosité, Hauho marque le barycentre de la population en Finlande ».

Stress und Freiheit

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Mardi 5 juillet 2016, 13h30, mercredi 6 juillet 2016, 13h30, Zürich. De l’artiste Jorinde Voigt, née en 1977 à Francfort, professeur à Berlin, une œuvre produite pour Manifesta 11 : Stress und Freiheit. Selon le principe « Joint Venture » de la manifestation (http://m11.manifesta.org/fr/art-artistes/concept-curatorial), l’artiste s’associe à un autre producteur. Ici, le fabricant Melchior Bürgin des bateaux de courses Stämpfli. Référence est faite à Rousseau, à son idée de la liberté vécue dans sa barque de l’Île de Saint-Pierre du lac de Bienne, à travers ce qu’en dit Peter Sloterdijk dans son livre Stress und Freiheit, 2011. Au Löwenbraükunst, le bateau qui date de 1920 donne sa longueur à la série de dessins, tentative de figuration d’un état de sensations, de sentiments, d’idées. Dans l’atelier Stämpfli, Seestrasse (http://www.staempfli-boats.ch), au bord du lac au sud de la ville, ce sont des dessins préparatoires, dont une barque dorée.

Papillons

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Mercredi 6 juillet 2016, midi, Zürich. Pour Manifesta 11 à la Wasserkirche, l’artiste russe Evgeny Antufiev décline l’activité de Vladimir Nabokov comme lépidoptériste. La collection de papillons de Nabokov ne peut pas sortir du Musée de zoologie de Lausanne qui la conserve (http://www.zoologie.vd.ch/collections-et-publications/collections/acquisitions-et-collections-particulieres/) mais on voit des exemples de leurs enveloppes et de leurs boîtes.

Destruction

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Dimanche 26 juin 2016, 18h, Avenue de Saint-Mandé, Paris, 12e. L’Institut supérieur du bois est en cours de destruction pour la construction du « pôle Nation » de l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle (Christian de Portzamparc architecte). Les bâtiments donneront aussi sur la rue de Picpus et seront bordés au Sud par la Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, entrée du cimetière de Picpus.

Noir et blanc et couleur

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Dimanche 29 mai 2016, 16h40, Fondation Cartier, Paris, 14e. Dans l’exposition Daido Moriyama, le diaporama Dog and Mesh Tights, dont le livre très impressionnant a été rapporté de Kyoto il y a quelques jours, acheté chez Maruzen (Éditions Getsuyosha, Tokyo, 2015). « Composant un véritable journal de bord, l’artiste capte ses sujets dans les ruelles désertées ou sur les murs des bâtiments lors de ses errances urbaines quotidiennes. Pendant près de neuf mois (de juillet 2014 à mars 2015), Daido Moriyama prend des clichés dans toutes les villes qu’il visite, Tokyo, Hong Kong, Taipei, Arles, Houston et Los Angeles. » Les photos en noir et blanc très profond proviennent de prises de vues en couleurs. Elles sont verticales, comme des portraits. Je fais un rapprochement : le lundi précédent, le 23 mai à 9h30, j’ai photographié à Kyoto, près du métro Kujo, le long de l’avenue Karasuma sud, dans l’assez jolie plate-bande botanique éducative d’un gymnase pour enfants, les feuilles brillantes de fatsia japonica (ou aralia), présentes dans un précédent billet : « Exotisme » http://jlggb.net/blog4/?p=3175.