




Samedi 24 décembre 2016, 23h30. Le dessin original d’Émile Boissier, de 1997, figure un chêne sur la route au sud du village d’Ambonil, en direction de la Drôme, avec, à l’horizon, les Trois Becs, montagne au-dessus de la forêt de Saou. Il fait partie, au titre de ceux qui ont disparu, d’un inventaire des arbres remarquables auquel mon père a contribué. Je me souviens bien de ce grand chêne car nous prenions cette route pour éviter la vallée du Rhône, la nationale 7. Il était un repère énoncé chaque fois. Le dessin a été fait à partir d’un cliché des années soixante-dix. En le cherchant dans les photographies aériennes des archives de l’IGN, on le voit dans la plus ancienne, de 1946. En juillet 1979 il a perdu une grande partie de ses feuilles et en 1981 il a disparu. Cependant, une photo à l’infrarouge de 1991 présente un blanc à son emplacement et l’image Street View datée de 2012 révèle un espace non cultivé, là où il se trouvait, à l’entrée d’un chemin. Voir ici.
Catégorie : Disposition
Le coureur solitaire

Vendredi 23 décembre 2016, 17h, à l’angle du boulevard Saint Michel et de la place de la Sorbonne, un magasin Nike. On y trouve « des conseils d’experts pour tous les runners » et « si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, rendez-vous sur nike.com ». C’est ici même, dans la grande et indispensable librairie des Presses universitaires de France, à l’emplacement des chaussettes, qu’il y a trente ans, partant dans une étude attentive et prolongée de Jean-Jacques Rousseau qui conduira surtout à Moments, nous avons trouvé La transparence et l’obstacle de Jean Starobinski, la préface de J.-B. Pontalis des Confessions. Mon texte de 1990, « Le logiciel comme rêverie » a des attaches là et y reconnaît des suites. Deux remarques : une hypothèse est que l’étymologie de rêver est vagabonder; on sait que penser et marcher vont ensemble.
Le sens du vent
Au chapitre du verbe végétal
Coordonnées d’une traversée

Vendredi 18 novembre 2016, 16h 38. Au sortir de la rue Notre Dame de Nazareth, Paris 3e, traversée de la rue de Turbigo en direction de la place de la République. Coordonnées inscrites dans la capture aléatoire : latitude 48° 52′ 0.468″ N; longitude 2° 21′ 43.668″ E; élévation : 57,60 m; direction magnétique 227,29°.
D’après

Vendredi 11 novembre 2016, 16h, Mamco, Genève. Sherrie Levine, La Fortune (After Man Ray), 1990 (détail). La peinture de Man Ray, La Fortune, 1938, contient la figure d’un billard à la française, avec trois boules, dont une rouge, sans queues. En 1991, le SFMOMA expose un alignement de six tables en acajou avec une disposition identique des billes, fixées. Le groupe des propositions, « reprises » de Sherrie Levine, repère dans l’histoire du Mamco, a bougé, mais son billard est toujours là pour continuer à dire : « Ceci n’est pas un billard ».
La Confluence turbulente


Lundi 24 octobre 2016, 14-15h, La Confluence, Lyon. Un nouveau quartier avec des vues intéressantes : l’extrémité, au plus près de la confluence du Rhône et de la Saône (ici avec un fort vent du midi); le Cube vert de Jakob+MacFarlane et ses tourbillons de perforations comme façades accompagnées de l’agitation violente des très grandes gousses brunes en arcs et des feuilles découpées oranges des acacias.
La crassula à Arles


Jeudi 13 octobre 2016, 16h, galerie Espace pour l’art, rue Réattu, Arles. Version 2016 de la proposition Crassula ubiquiste, « Équation d’un volume cloné ubiquiste ». 32 plantes, liste des origines datées, deux tables en lattes de contreplaqué de 96 x 96 x 96 cm, deux lampes fluorescentes de 7000 degrés Kelvin, une webcam, un haut-parleur amplificateur Bluetooth, quatre textes de 3 minutes dits par quatre voix. Il est dit que les diverses occurrences de crassula ovata appartiennent à la même plante, ubiquiste, ici et ailleurs, non attachée à un temps singulier.
[15 x 45 x 96] x 39 x 2


Lundi 3 octobre 2016, 13h, 17h, galerie Arena, ENSP, Arles. Les tables pour Crassula ubiquiste, à mettre dans la galerie Espace pour l’art, à environ 200 pas d’ici, résultent d’un assemblage exclusivement vissé (2 fois 110 vis de 3 mm x 45 mm) de bandes de contreplaqué de peuplier, coupées à Paris chez Compas, rue du Cardinal Lemoine, de 15 mm d’épaisseur, 45 mm de large, 960 mm de long. Chaque table demande 39 pièces identiques. Le plateau de type caillebotis est alors constitué de 16 carrés de 240 x 240 mm destinés à recevoir chacun un pot d’une certaine dimension, petit, moyen ou grand.


