
Mardi 6 septembre 2016, 15h30, Kyoto. Pour l’exposition qui va ouvrir à la galerie ddd, « Materiality-Immateriality » (à qui je dois le séjour), l’affiche des Immatériaux, du Centre Pompidou en 1985, dessinée par l’ami Luc Maillet, a été précieusement transportée. Elle est encadrée pour présider un espace où l’on évoque l’exposition parisienne historique. À son retour à Paris, quelques mois plus tard, il faudra payer quelque chose comme 150 euros pour la « dédouaner ». Mais l’événement a contribué à la renaissance de cette affaire qui va nous occuper au moins jusqu’en 2025. (Date à laquelle ce billet est ajouté : 5 décembre 2025).
Catégorie : Collection
Enquête Raymond (Archéographie. Ch. 1)


Vendredi 5 août 2016, 17h30, rue Taine, Paris, 12e. Au numéro 16, à la hauteur de la boucherie qui fut « chevaline », une vue peut être prise. Elle confirme l’endroit auquel on avait pensé en lisant « Raymond Queneau en balade dans le 12e arrondissement, 1951 ». Le portrait fut pris par Robert Doisneau. Probablement au Rolleiflex tenu à l’envers au-dessus de sa tête. La rue qui descend ne suffit pas à expliquer un point de vue très haut. Trouvée sur Pinterest, une planche de contacts de Doisneau montre douze vues prises dans le même quartier, le même jour. Il est inscrit sous l’une d’elles : « RAYM. QUENEAU 42800 31 5 56 ». Le site Artnet a vendu un tirage intitulé « Raymond Queneau, rue de Reuilly, Paris, 1956 ». Une erreur au moins, l’adresse. Sur une autre photo, un match de catch au gymnase Japy est annoncé pour le samedi 2 juin. Ce peut être vrai en 1951, mais aussi en 1956. Pourtant, sur une autre affiche, une course de stock-cars est annoncée le dimanche 3 juin aux Buttes de Montreuil. La première épreuve du genre en ce lieu date de 1956. On peut dire que l’Album Raymond Queneau de La Pléiade se trompe en datant les portraits de rue de Queneau par Doisneau de 1951.
* Supplément : le livre Robert Doisneau. La vie d’un photographe de Peter Hamilton, Hoëbeke, 1996, publie la planche contact, indique que l’appareil est un Rolleiflex et date les photos du 31 mai 1956.
L’attachement (Vie des objets. Ch. 48)

Dimanche 24 juillet 2016, 12h30. Trouvée il y a quelques jours sur le trottoir, devant le 275-277 du boulevard Voltaire, puis cachée quelques heures dans un massif d’arbustes, c’est une petite chaise pliante, pour enfants, probablement de la première moitié du XXe siècle. Comme toutes les chaises, mais peut-être un peu plus, elle porte l’attachement de l’objet meuble, par excellence, à des corps particuliers. Légère — moins de 700 grammes —, composée de 19 pièces de bois naturel un peu rugueux, elle est d’une mécanique particulièrement simple. Une particularité rare : le dossier se rabat pour faire un tabouret plus solide.
Papillons

Mercredi 6 juillet 2016, midi, Zürich. Pour Manifesta 11 à la Wasserkirche, l’artiste russe Evgeny Antufiev décline l’activité de Vladimir Nabokov comme lépidoptériste. La collection de papillons de Nabokov ne peut pas sortir du Musée de zoologie de Lausanne qui la conserve (http://www.zoologie.vd.ch/collections-et-publications/collections/acquisitions-et-collections-particulieres/) mais on voit des exemples de leurs enveloppes et de leurs boîtes.
Continuation

Mardi 17 mai 2016, 13h, Kyoto. Passage dans le quartier Kiyozumi, de plus en plus touristique, à la maison de céramiques, fondée en 1914, Kashogama. Là je me procure un soba choko du maître Morioka Kasho, identique à celui de 2001. Identique, c’est-à-dire avec les nuances gestuelles qui en font le prix. Voir les deux premiers chapitres : http://jlggb.net/blog2/?p=6393
Soba choko d’avant

Mardi 17 mai 2016, 12h Kyoto. Venant du quartier des musées, sur Jingu-Michi, un magasin de vaisselle traditionnelle et ancienne, plutôt modeste, juste avant le temple Shōren-in (palais Awata), connu pour ses très grands camphriers (http://jlggb.net/blog2/?p=6060). Une seule pièce m’intéresse et je l’achète : un soba choko marqué par le temps, avec un décor intérieur et extérieur de vagues et de trois voiles.
Le regard (Vie des objets. Ch. 45)

Lundi 21 mars 2016, 23h. Si « Reflets de France » a peut-être une note « famille-patrie », on peut apprécier ce qui vient du pays. Lunette de Romans c’est une dualité, le moment où l’Isère entre dans la Drôme. Il est dit que ce sablé « milanais » fut apporté par les bûcherons du Piémont. Une invention qui certainement fut celle d’une personne inspirée et amusante, à l’époque de la mécanique grandissante. Astuce géniale pour faire voir la confiture rouge qui est dedans. Elles se vendent toujours par sept; une par jour ?
Les arbres aux feuilles

Samedi 19 mars 2016, 18h. Square Paul Langevin, à l’angle de la Rue des Écoles et de la rue Monge, Paris, 5e. À la veille du printemps, le rituel « Arbres aux feuilles ». Règle du jeu : montrer les premières que je remarque. L’an dernier : http://jlggb.net/blog4/?p=2896


