S’abstraire (Ch. 195)

Mardi 5 août 2025, 10h50, piscine, 14, Avenue Daniel Rops, Aix-les-Bains. L’objet s’est décollé, il est tombé, ou bien il a été arraché. Un événement, on le repère parce qu’il a un avant et un après. Mais c’est plus riche que ça. Il a lieu dans un certain contexte, pour autant, le philosophe le dit, il n’est pas calculable à partir des éléments de ce contexte lui-même. Celui-ci a composé avec le pouvoir adhésif d’un mastic, avec la variation de certaines valeurs. Mais encore ? La qualité d’un événement ne peut disparaître dans une chaîne causale car il arbore de l’inconnu — ici en pleine lumière. Si l’on dit que l’objet s’est détaché, qu’il s’est séparé, qu’il s’est abstrait, on lui reconnaît un pouvoir : l’abstraction.

S’appuyer (Ch. 60)


Vendredi 22 septembre 207, 18h, rue des Coutures Saint-Gervais, Paris, 3e. La planche, de deux mètres sur un mètre, est en médium de 40 mm. Elle est contre le mur qui est du XVIIe siècle. À la tombée du jour, elle vient d’être abandonnée, mais sa présence lumineuse s’affirme dans l’évidence d’un équilibre. Et aussi : rétorsion minimaliste contre le musée Picasso.