PIXIM 88
1ère Conférence annuelle sur l’image numérique à Paris
1st annual Conference an Computer Graphics in Paris
INSTALLATION ARTISTIQUE DE PIXIM 88
Paris, Grande Halle de La Villette, 25-28 octobre 1988
Installation artistique : Jean-Louis Boissier – Université Paris 8
Secrétariat scientifique : Thierry Chaput – ACM SIGGRAPH FRANCE
Commission artistique de PIXIM 88
Jean-Louis Boissier, Université Paris 8 (président de la commission) ; Marie-Odile Briot, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; Edmond Couchot, Université Paris 8 ; Claude Faure, La Villette Cité des sciences et de l’industrie ; Arghyro Paouri, artiste.
Exposants
1. Roy Ascott ; 2. Atelier d’image et d’informatique (AII) ENSAD Paris ; 3. Arts et technologies de l’imge (ATI) Université Paris 8, Michel Bret, Edmond Couchot, Marie-Hélène Tramus — Michel Bret —Liliane Terrier ; 4. Beck & Jung ; 5. Bill Bell ; 6. Peter Beyls ; 7. Terry Blum ; 8. Gérard Boissard ; 9 Craig Caldwell ; 10. Philippe Compagnon ; 11. Ken Decker ; 12. Gregory Foss ; 13. Rainer Ganahl ; 14. Robert Groborne ; 15. Hervé Huitric, Monique Nahas, Michel Saintourens, Marie-Hélène Tramus ; 16. Gerald Huslak ; 17. Josef Jankovic ; 18. Philippe Jeantet ; 19. Yoichiro Kawaguchi ; 20. William Latham ; 21. Joseph Lefevre ; 22. Cascaad, Middelsex Polytechnic ; 23. John Pearson ; 24. Thomas Poret ; 25. Brian Reffin Smith ; 26. Nicole Stenger ; 27. Paul Thorel ; 28. Frances Valesco ; 29. Lilian Schwartz ; 30. Gudrun von Maltzan ; 31. Joyce Williams ; 32. Charles Woodman.
Edmond Couchot, Michel Bret, Marie-Hélène Tramus, La Plume, 1988, première présentation à l’occasion de Pixim 88.
Texte d’introduction du catalogue
Hors de l’ordinateur, l’image numérique n’a pas de support propre. Immatérielle, virtuelle, elle doit, pour s’extérioriser, pour exprimer son potentiel, trouver et emprunter un médium périphérique.
Dès lors, deux grandes directions s’offrent aux artistes : ou bien ils travaillent à l’hybridation de techniques numériques et de techniques classiques; ou bien ils mettent en exergue cette médiation en identifiant l’œuvre à leur attitude, ou à celle du spectateur. On aura d’un côté des peintures, sculptures, estampes, photographies, films ou vidéos, pour lesquels le calcul informatique intervient de façon puissante ou légère, à une étape ou l’autre de la conception et de la production, mais pour laisser place en fin de compte à des matériaux tels que l’encre ou le papier, la pellicule ou l’écran cathodique.
De l’autre, le processus restera ouvert, avec l’intervention constante de l’ordinateur et de l’image sous sa forme de matrice numérique : simulation et manipulation interactives, dialogue avec la machine, transmission en réseaux.
Il y a bien sûr tous les intermédiaires : des œuvres enregistrées qui s’attachent à révéler les subtilités de leur génération numérique, des générations permanentes d’images par l’ordinateur qui s’expose alors comme un tableau ou une sculpture.
Ce partage a présidé aux choix, après un large appel international, de la commission artistique de PIXIM 88 : il fallait « installer », dans une scénographie cohérente mais non unificatrice, un domaine artistique par nature disparate et rayonnant en directions multiples et confuses. Son esthétique est souvent cachée ou déguisée – et probablement pour cela inquiétante, mésestimée ou rejetée. La repérer fait aujourd’hui partie de son jeu même.
Jean-Louis Boissier

