1997 Le Billet circulaire

Site web performatif

Réalisé dans le contexte du Laboratoire Labat, Université Paris 8 et du Laboratoire Esthétique de l’interactivité

NOTE

En avril 1776, (il a 64 ans, deux ans avant sa mort), Jean-Jacques Rousseau, après avoir échoué à déposer le manuscrit de Rousseau Juge de Jean-Jacques, Dialogues, sur le grand autel de Notre-Dame, tente de surmonter l’indifférence du public et de briser l’encerclement hostile où il se voit en distribuant un billet, recopié en plusieurs exemplaires, « aux inconnus dont la physionomie (lui) plairait le plus ».
Un agent intelligent (l’Agent R.) cherche, partout sur Internet, les noms d’adresses électroniques dont la physionomie est « plaisante ». Il leur adresse le « billet circulaire » de Rousseau. Chaque destinataire peut alors accéder à une chanson qui l’éclaire sur l’expéditeur du billet : la romance « Tircis je n’ ose.. » que Rousseau a gardé (imparfaitement) en mémoire, que lui chantait dans sa petite enfance sa tante Suzon.
Au lieu de solliciter des réponses, ce à quoi pousse ordinairement le réseau, « le billet circulaire » prend le réseau comme espace aléatoire de potentialités d’écoute, comme chambre d écho pour un délire de culpabilité et de communication innocente.
– Lien vers une adresse Internet