
Mercredi 7 mai 2014, 19h, Aix-les-Bains. Les chèvrefeuilles nous montrent comment se comporter sagement et vivement au balcon. Pas mal de très petits acariens verts ou rouges, de minuscules insectes blancs, suivent le mouvement.
Catégorie : Observation
Musée itinérant
Le repos vertical

Lundi 5 mai 2014, 19h53, aire de service de Bourg-Teyssonge (Jasseron, dans l’Ain, près de Bourg-en-Bresse) sur l’autoroute A40, en direction du sud. On insiste dans les médias sur la nécessité d’échapper, pour la santé, à la sédentarité. Quelque chose comme 600 km d’autoroute, c’est aussi être tassé dans un fauteuil. Ici, au troisième arrêt, alors qu’une certaine lucidité revient, les verticales sautent aux yeux. Ce sont les plantes, les arbres, les fleurs qui donnent l’exemple pour le repos. On sait aujourd’hui que leur façon de se dresser verticalement n’est pas la posture mécanique des lampadaires ou du poteau de sens interdit. Les plantes possèdent une perception et une forme d’« intelligence » qui leur permettent d’inscrire leur vitalité dans l’attraction et le magnétisme terrestres.
La timidité des arbres

Dimanche 23 février 2014, 15h, Jardin des plantes. Assis au soleil dans l’allée principale — il n’y a pas eu d’hiver, il fait doux —, je vois que les arbres, s’ils sont constamment taillés pour garder leur alignement, ont cette pratique d’évitement que les botanistes — et notamment Francis Hallé — nomment « timidité ».
Voir « Perspective dans le jardin », 4 juillet 2012 : http://jlggb.net/blog3/?p=2866.
Les grands magasins





Mercredi 4 décembre 2013, 16h — 17h. Ce grand magasin parisien a une entrée spéciale et une zone spéciale pour les clients chinois. Leurs sacs d’achats portent les marques Gucci, Dior, Bottega Veneta, Longchamp, Balenciaga, Givenchy, Chloé, etc. Certains sont visiblement riches et à la mode, d’autres beaucoup moins. Il y a systématiquement, dans les rayons des marques de luxe, des vendeuses et vendeurs qui parlent le chinois.
Dans un récent échange avec Antoine Picon, professeur d’histoire de l’architecture, j’ai proposé la distinction entre deux époques : 1° « On trouve tout à la Samaritaine »; 2° « À chaque instant il se passe quelque chose aux Galeries Lafayette ». On est passé d’un commerce (et pas seulement le commerce) de la diversité localisée à celui de l’événement. Maintenant, la dictature du temps réel a glissé vers le flux permanent en réseau : on achète tout et tout le temps sur Internet; on circule sur la planète pour obtenir quelques objets spécifiques rendus désirables par leurs marques, qu’on peut trouver ici ou ailleurs.
Inscription en chinois : « banli tuishui denghouqu — file d’attente pour le remboursement de la taxe ».
