Shanghai pittoresque (2)




Lundi 19 novembre 2012, 12h15, Shanghai. Rue de Chongqing Sud, trois vues très proches : un tas et des traces de balai; un étendage avec paquets — figures « anarchiques » repérées depuis toujours en Chine et qu’il est rassurant de retrouver dans le nouveau Shanghai; juste en face, une voie rapide et ses murs anti-bruit.

La commutation des apparences


Mercredi 17 octobre 2012, 13h48, gare RER de Châtelet-Les Halles, ligne B en direction de Denfert. L’occasion de rendre hommage aux études visionnaires de Paul Virilio, parlant de « commutation des apparences » et d’ « éclairage indirect de la vidéo-surveillance », notamment dans son ouvrage L’Inertie polaire, Bourgois, 1990. Ou encore : l’entrée d’un train en gare de Châtelet-Les Halles.

Un chantier urbain




Dimanche 15 juillet 2012, 18h. Le chantier du tramway — une double gare de part et d’autre du cours de Vincennes, Paris 20e et 12e — est libre d’accès le dimanche. « Constructivisme » attractif sous une belle lumière. On dit que le granit taillé — qui décidément s’installe un peu partout dans Paris, conséquence d’une politique écologique ? — vient de Chine. À quel prix financier ? À quel prix humain ? Le pont du chemin de fer de la Petite Ceinture a été soigneusement restauré et repeint. Il faut savoir que ce type de reportage est un effet collatéral des marches de santé (une heure par jour, au minimum, c’est la recommandation).

Voices of aliveness



Samedi 23 juin 2012, 14h-15h30, La Martinière, estuaire de la Loire. Les cyclistes volontaires empruntent un circuit spécialement aménagé. Leur image et leur voix (ils sont invités à crier leur nom codé en morse) sont enregistrées pour constituer le « monument » virtuel conçu par Masaki Fujihata et nommé Voices of aliveness.
Voir : http://www.fujihata.jp/)

Des archives : vu du train


Mardi 22 mai 2012, 18h52, TGV de Genève vers Paris — et Paris, samedi 26 mai, 18h. Je suis passé ici des centaines de fois. Cette fois je me décide à prendre quelques clichés des vignobles. Dardagny est la dernière commune avant la frontière française. Les vignes de Dardagny sont associées pour moi depuis « toujours » au nom de Jean Hutin, qui fut un proche camarade du Théâtre des Drapiers de Strasbourg et du Théâtre populaire romand de La Chaux de Fonds, à la fin de l’année 1968 et en 1969. Je pourrais retrouver de nombreuses photos de lui : j’ai photographié des pièces où il jouait, L’Importance d’être d’accord, de Brecht, Quinze Rouleaux d’argent de Günther Weisenborn (d’après une pièce classique chinoise); il a été acteur dans le film 16mm pour F3 et dans deux de mes films en super 8 « expérimentaux », Deux manières de passer le temps, en février 1969 à la Chaux-de-Fonds (sur la chanson Eloise de Barry Ryan et avec le livre jaune Garnier de La Nouvelle Héloïse dans la poche — photogramme), Nécessité de quelques transitions en juillet 1969 à Cannes. Car, après le théâtre, revenant à la propriété familiale, il s’associa à son frère Pierre pour produire des vins de qualité, contribuant à porter les vins de Genève parmi les meilleurs de Suisse. Le Domaine des Hutins est dirigé maintenant par sa fille Émilienne. Je ne l’ai pas revu depuis quarante ans, sauf sur Internet : ici, ou et , etc.


Deux manières de passer le temps, super 8, 5mn, 1969.

Voyage à Chamarande



Dimanche 13 mai 2012. Nous prenons le car spécial au Châtelet à 13h30 et nous arrivons au parc et château de Chamarande (Essonne : http://chamarande.essonne.fr/), à environ 45 km, vers 14h30. C’est pour y voir l’exposition d’œuvres contemporaines qui ouvre aujourd’hui. Le parc est très grand et agréable. La lumière et la verdure sont très vives. Les pièces sont très moyennes (la photo sur herbe, quand même, ci-dessus) mais nous retrouvons pas mal d’amis — Béatrice et Yann, Helen et Heiko, Anne et David, Katrin, Stéphane et d’autres. Il me faut repartir à 17h09 (photo) par la gare RER de Chamarande, qui se trouve très proche, pour un rendez-vous au café Beaubourg à 18h15 avec Gwenola, Tania et Roberto. À 18h07, sortant de la gare RER Notre-Dame, je passe par le pont Saint-Michel (photo) où, là aussi, je suis frappé par l’extrême luminosité du décor — et l’affluence des promeneurs.