Un motel



Dimanche 17 janvier 2010, 13h, chemin de Cotefort à Brison-Saint-Innocent. Ancien motel (associé à l’hôtel Saintinaix qui est lui du pur style 50 ? À documenter dans un prochain article). Architecture remarquable, éléments en fer et en verre, pierres appareillées. Probablement fin 50 – début 60. Quel architecte ?

La gare sarde de Culoz


Affiche, 2008.


La gare de Culoz, Ain. Photographies prises le 9 juillet 2006.
« La Gare de Culoz est d’une architecture sarde très originale : En effet, il ne s’agit pas d’une architecture de gare PLM classique. Jusqu’au rattachement de la Savoie à la France, il s’agissait d’une grande gare frontière. La ligne étant alors créée et administrée par la Compagnie Victor Emmanuel. » (Extrait d’une pétition lancée en septembre 2008)

La gare construite en 1857 (?) est très intéressante et constitu(ait)e un repère symbolique et affectif; mais la destruction du grand bâtiment central a eu lieu au cours de l’été 2009. Maintenant, rien n’arrête le regard pour goûter le logo ambulant « Rhône-Alpes » — train TER tombé malencontreusement en panne ce jeudi matin — et le ridicule édicule posé à la place de la gare détruite.


Jeudi 14 janvier 2010, 8h. Deux vues depuis le même point sur le quai N°1 en attendant le TER de Lyon vers Genève.


Jeudi 14 janvier 2010, 20h45, arrêt du TER Genève-Chambéry.

Lire l’article « 1944-2009, Culoz », du 23 avril 2009.

Lanterne magique


Dimanche 27 décembre 2009, 17h. Dans l’exposition « Lanterne magique et film peint » de la Cinémathèque, une installation de Anthony McCall, Solid Light Films : elle donne à éprouver la traversée de la pyramide de lumière de la projection. Beaucoup de choses intéressantes, des dessins incroyablement libres — une diablesse — (du XVIIIe), des animations à mécanisme qui font l’inventaire de ce qui s’anime simplement sans conduire nulle part (le scieur, le bucheron, le pêcheur, le baiser, la fessée, la corde à sauter, etc.), de merveilleux petits films dessinés à partir de prises de vues et imprimés en chromolithographie sur pellicule 35 mm,  qui ne sont malheureusement pas au catalogue. Et qu’on ne peut pas photographier pour les retenir et les montrer.


Film 35 mm chromolithographique pour jouet.
France, début du XXe siècle. © Cinémathèque française.

Soleil 1937


Samedi 26 décembre 2009, 15h. Paris, Palais de Tokyo, Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Posé sur le toit, le pavillon « Nomiya », dessiné par Laurent Grasso, est une opération médiatique (Electrolux, etc.) résolument snob, mais aussi une proposition poétique (toute proportions gardées, on peut la rapprocher de ce que dit Barthes de la Tour Eiffel dans son livre édité par Delpire en 1964 : « spectacle regardé et regardant, édifice inutile et irremplaçable, …) à la mesure d’une ville qui se patrimonialise et se virtualise (c’est d’abord un site Internet, ça ressemble à Second Life, etc.) — On reviendra bientôt en savoir plus.
Sur ces bâtiments contemporains aussi bien du Front populaire que du fascisme, un soleil rayonnant est toujours suspect. Les petites statues de bronze (je n’ai pas encore trouvé leur auteur), qui sont les poignées des portes du Musée de la Ville côté terrasse, n’échappent pas à ce contraste et à cette ambiguïté, mais elles sont attrayantes au voir et au toucher.

Pour le progrès de la recherche scientifique

ens-plaqueens-ciel
ens-façadeens-laboratoires
Mardi 14 décembre 2009, 12h, rue Erasme, Paris 5e (à côté de l’ENSAD) : laboratoires de l’École Normale Supérieure. Une belle architecture des années 30, architectes : A. et J. Guilbert (également architectes des bâtiments du Collège de France, 1930), un très bel exemple de lettrage en ciment intégré à la façade. Il fallait un grand soleil et le froid vif pour faire ces photos.