Signalétique : une suite qui fait peur

Paris, dimanche 6 décembre 2009, 16h. Coïncidence incroyable, troublante, qui fait presque peur… Pour compléter le tableau de « Signalétique » (billet d’hier), retour sur Street View avec cette fois l’adresse du Centre culturel suisse de Paris (32 rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris). Une vue du CCSP sera utile pour démontrer le caractère « stratégique » du carrefour rue des Francs-Bourgeois – rue des Hospitalières Saint-Gervais. On trouve à ce carrefour, sur l’une des vues, la silhouette d’un homme en noir qui, précisément, semble photographier l’entrée du Centre culturel (à moins qu’il téléphone ? ou bien les deux). Ce pourrait être la figure du rédacteur, sinon le rédacteur lui-même. Mais, venant vers lui, c’est une figure familière qui saute aux yeux : ce serait L. ? En avançant dans les images, c’est une évidence : « C’est elle. C’est bien elle ! »; «Oui ! C’est L., c’est bien L. ! » Le « photographe » et une autre personne à deux pas sur le trottoir ont regardé l’étrange caméra multi-objectif au bout d’une perche sur la voiture Google, mais pas L. La question lui est posée. Elle ne se souvient pas avoir vu ça.

Le plus surprenant : toute cette histoire était déjà dans la photographie Street View publiée hier : « Signalétique » 5 décembre 2009.

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Pour explorer directement les images en « live » : ouvrir Street View rue des Francs-Bourgeois à Paris.

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L. sur le trottoir face au Centre culturel suisse. Photos extraites de Street View.

Note : en rassemblant les souvenirs et en observant de près les images Street View, en particulier les affiches d’expositions et de spectacles, nous arrivons à dire — sans certitude — que cet événement a eu lieu le samedi 24 mai 2008, dans la matinée. Voir le billet : http://jlggb.net/blog/?p=316

Signalétique

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Paris, samedi 5 décembre 2009, vers 17h. Bar Le Voltigeur, 45 rue Francs Bourgeois
, 4e. Ce café se trouve face au Centre culturel Suisse, endroit marqué
fin 2004 par l’intervention subversive* de Thomas Hirschhorn (Swiss Swiss Democracy) avec un environnement de ruban adhésif brun que l’on nomme depuis « du hirschhorn ». On se souvient avoir vu à la terrasse, des années avant, l’actrice Dominique Laffin.

dominique-laffinDominique Laffin (1952-1985).

* « L’affaire Hirschhorn » : Institution privée mais subventionnée par la Confédération, Pro Helvetia voit le jour en 1939, à la veille de la deuxième guerre mondiale. A cette époque menacée par les Nazis rappelle Mathias Knauer, vice-président de la communauté Suisseculture, « Pro Helvetia a été fondée pour éviter les influences des politiques parce qu’on ne voulait pas une culture d’Etat. Pendant toute la période de la guerre froide, la Suisse s’est montrée très libérale en matière de culture. Mais après la chute du mur, les politiciens ont changé d’avis ».
Illustration de ce changement d’attitude : l’affaire Hirschhorn. En 2004, l’artiste bernois Thomas Hirschhorn présente au centre culturel suisse à Paris – l’une des antennes de Pro Helvetia à l’étranger – une exposition dans laquelle il dénonce l’utilisation de la démocratie par Christoph Blocher notamment, le leader de l’UDC entré quelques mois plus tôt au Conseil Fédéral.

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Thomas Hirschhorn au Centre culturel suisse en 2004.

Le scandale est énorme. Dans un mouvement d’humeur, le parlement coupe 1 million de francs dans les subventions à Pro Helvetia. Un épisode symptomatique à l’heure où ce même parlement songe à accorder davantage de prérogatives à Pro Helvetia, au détriment de l’Office fédéral de la culture. (extrait du Blog de la Radio suisse romande)
Écouter une émission de la RSR.

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Café Le Voltigeur. Sur cette image Street View, on voit l’enseigne Muji qui contribue à faire de ce carrefour un point stratégique. Exemple,  samedi 5 décembre vers 18h : acquisition d’un sceau en plastique translucide.

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Muji : sceau de 8 litres en polypropylène.

Bracelet électronique

Paris, mardi 1er décembre 2009, 19h30. La Fondation L. invite au 6e étage du Centre Pompidou pour ses 20 ans et pour la remise des bourses 2009.

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Marie-Julie B. (28 ans) reçoit la bourse Créateur numérique (25 000 euros). Sur l’écran au fond, on voit Djeff R. (qui l’avait reçue en 2000) lors de son atelier numérique pour deux lycées de Seine-Saint-Denis en 2006-2007.