

Lundi 12 septembre 2011, 13h20, Panthéon, Paris. Deuxième apparition en deux jours. Une manifestation de la « cabale » qui persécutait Rousseau ? Mais, pour une fois, sa statue est remarquée. Pendant le temps de mes photos, c’est au moins une dizaine de passants qui ont saisi la même image. Voir « Supplément au monument », 23 janvier 2008 : http://jlggb.net/blog/?p=167
Catégorie : Monument
Ce que Rousseau n’a pas vu
Rendez-vous

Samedi 20 août 2011, 16h. Le Balzar, rue des écoles, à côté de la Sorbonne et surtout juste en face de la librairie Compagnie, a été longtemps notre point de repère du samedi après-midi. Cette brasserie fut paraît-il une sorte de double de la Brasserie Lipp (même propriétaire, même décorateur, en 1931) — en moins select, sans doute. Elle a été rachetée par une chaîne et il y a même eu un comité pour sa conservation. De toute façon, le temps a passé et ses habitués ne sont plus les mêmes. Pour tout dire, on y voyait des intellectuels célèbres; on n’y a pas vu Sartre, mais on y voyait Derrida, à la place d’où est prise cette photo. Ce qui est intéressant, c’est la terrasse-étagère-vitrine extrêmement étroite, ce sont les tables à rallonges sur charnières, c’est l’acoustique qui fait que l’on entend tout ce qui s’y dit, et c’est le jeu des miroirs, en particulier de ceux qui sont penchés au plafond et qui renvoient la rue depuis le fond de la salle.
La rotonde de La Villette

Mardi 9 août 2011, 21h. Une marche plutôt sportive nous entraîne jusqu’au bassin de La Villette. La Rotonde de Ledoux (1784) a été restaurée (et transformée en restaurant). C’est l’occasion de l’apprécier comparativement à cet autre élément conservé de l’enceinte des Fermiers généraux, les colonnes de La Nation qui, après une fort belle restauration aussi, ne peuvent faire oublier les ajouts rococo — et de statues royales — du XIXe siècle — dont La Villette a été épargnée. Du Claude Nicolas Ledoux pur.
Des archives : collodion ancestral
Il est jeune et de milieu très modeste. Il reste à identifier, si c’est possible [il s’agit probablement de Venance Lombard, le père de notre grand-mère Julie]. C’est la seule photographie de ce type dans nos archives familiales. Son procédé la date des années 1860. (Voir le 17 août : https://jlggb.net/blog2/?p=6945)
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Dimanche 7 août 2011, 23h 30. Le collodion photosensible sur plaque de verre donne un exemplaire unique, une photographie négative qui, sous un certain angle et sur fond noir, apparaît en positif. Ce type de « collodion positif » est aussi nommé « ambrotype ». Il se différencie du daguerréotype par son support de verre et non de métal. L’objet était enchâssé dans un cadre de verre et de carton qui le protégeait. Ce cadre a été cassé et cette image unique est passée entre des mains ignorantes de sa fragilité, qui l’ont « nettoyée », lui donnant en revanche un aspect ravagé qui vient à l’appui de son romantisme.
Lion et lionne anecdotiques

Vendredi 29 juillet 2011, 17h, Parc d’Aix-les-Bains. Adolphe Geoffroy, Lion et lionne, bronze, 1889, fonderie Thiebaut frères. « Il fut acheté par le ministère des Beaux Arts et installé dans le parc en 1890. » Cette photo a été suscitée par le récit récent de notre amie Paule S., qui, étant enfant à Aix-les-Bains, croyait qu’en leur lançant une pierre on risquait de rendre ces fauves vivants.
En passant : zodiaque chinois

Samedi 23 juillet 2011, 17h, Paris, 30 rue de Seine, vitrine de la galerie Christian Deydier. On ne remarque jamais que ce que l’on connaît déjà un peu. On avait vu une belle série de ces animaux du zodiaque, période Tang, à Xi’an, le 21 octobre 2009 : http://jlggb.net/blog/?p=5746. Ceux là aussi sont amusants, hautains et un peu ridicules; ou alors nobles et respectables.
Quatre petites ouvertures
Rousseau pour mémoire


Jeudi 14 juillet 2011, 10h30, Môtiers, Val-de-Travers, Suisse. Pour mémoire, la maison (musée) Rousseau que nous avons visitée dès 1992. En 1998, le conservateur, Monsieur François Matthey, nous autorisa à filmer, et donc à toucher, les rubans tissés par Jean-Jacques Rousseau (il parlera de lacets) lors de son séjour (10 juillet 1762, 8 septembre 1765), cités dans les Confessions, Livre douzième (septembre 1762) :
« Une entre autres appellée Isabelle d’Ivernois, fille du Procureur General de Neufchâtel me parut assez estimable pour me lier avec elle d’une amitié particuliére, dont elle ne s’est pas mal trouvée, par les conseils utiles que je lui ai donnés, et par les soins que je lui ai rendus dans des occasions essencielles, de sorte que maintenant, digne et vertueuse mere de famille, elle me doit peut-être sa raison, son mari, sa vie et son bonheur. De mon côté je lui dois des consolations très douces, et surtout durant un bien triste hiver où dans le fort de mes maux et de mes peines elle venoit passer avec Therese et moi de longues soirées qu’elle savoit nous rendre bien courtes par l’agrément de son esprit et par les mutuels épanchemens de nos cœurs. Elle m’appelloit son papa, je l’appellois ma fille, et ces noms que nous nous donnons encore ne cesseront point, je l’espere de lui être aussi chers qu’à moi. Pour rendre mes lacets bons à quelque chose j’en faisois présent à mes jeunes amies à leur mariage à condition qu’elles nourriroient leurs enfans […]. »

« Mademoiselle d’Ivernois, Môtiers, 1763, le lacet ». Copie d’écran de notre CD-ROM Flora Petrinsularis, 1993-1994, publié dans Artintact 1, ZKM/Cantz, 1994.
Un magasin de vaisselle bon marché à Kyoto



Mardi 5 juillet 2011, 18h-18h30, Kyoto, Ebisu-gawa Dori (non loin de la station Marutamachi, au sud du Palais). Ce magasin de fins de séries de vaisselle, porcelaines, tasses, théières, coupes, etc. nous avait été signalé par Hajime. Il se trouve dans une rue dédiée aux meubles et aux articles pour la maison. On y voit toute une époque de désir de modernité du Japon, les années 60 et 70. On y achète par exemple, au fil des visites (5 ou 6) ces tasses de la fabrique Hakusan, fort réputée, pour pas cher.
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