Lundi 9 juillet 2018, 16h. Au magasin Muji des Halles, des pots à couvercle sont placés sous l’enseigne Found Muji, celle des objets « trouvés », répondant aux critères d’originalité et de simplicité tels qu’ils sont formulés notamment par le designer Naoto Fukasawa. De deux tailles, portant des inscriptions au pochoir, fabriqués en Allemagne, ils évoquent le Bauhaus, sans précision. Une heure plus tard, à la librairie L’Écume des Pages, à Saint Germain, le livre L’Esprit du Bauhaus [exposition du Musée des arts décoratifs, 2016-2017] s’ouvre tout seul sur une double page de récipients de faïence de Theodor Bogler, 1923, destinés à la maison modèle du Bauhaus. Cette production correspond au moment où la céramique du Bauhaus de Weimar s’oriente vers une fabrication industrielle.
Note : le pot est doublement signé HB, en creux et en noir au pinceau. Il s’agit de la fabrique HB-Werkstätten für Keramik, du nom de Hedwig Bollhagen (1907 – 2001), céramiste héritière pour une part du Bauhaus, une longue histoire intéressante.