novembre 2023

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Jeudi 30 novembre 2023, 22h. Flèche tracée à l’occasion de l’exposition Electra, décembre 1983. La suite est sur jlggbblog9. Cliquer sur la flèche ou ici.

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Samedi 25 novembre 2023. La Couleur des jours, numéro 49, vient de sortir. Le choix de ces deux posts met en évidence une distance dans le temps : 60 ans. Et dans l’espace : Stockholm, Suède, Ogaki, Japon. Portées par des objets ayant une couleur unique.

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Vendredi 24 novembre 2023, 23h. Depuis l’aéroport d’Osaka Kansai jusqu’à Roissy, le Boeing 777 200 a pris 13 heures, un temps exceptionnellement court. L’alerte est le mont Fuji « à droite de l’appareil ». On saisit le mythe d’une telle vision mais aussi que l’itinéraire sera polaire. Remontant le Japon, on s’en écarte vers la mer de Behring, on survole l’Alaska un peu, puis l’océan Arctique, puis le Groenland, pour laisser sur la droite l’Islande puis l’Écosse et pour aller droit vers Bruxelles et Paris. On a survolé essentiellement des mers. On entend dire que ce genre de photographie déclenche du « harcèlement » sur les réseaux sociaux.

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Mercredi 22 novembre 2023, midi, Musée national de Kyoto. Il est dit que ce pétale massif — environ un mètre de haut —, de bois avec laque et feuille d’or, époque Kamakura-Nanbokuchō, 14e siècle, Collection du temple Sokushuin de Kyoto, faisait probablement partie du piédestal de lotus de la principale image de Bouddha du temple Tōfuku-ji, détruite dans un incendie en 1881. Aucune prise de vue n’est autorisée dans la belle exposition consacrée aux trésors artistiques de ce temple zen de Kyoto, sauf pour une grande main de Bouddha et pour le grand pétale. Les visiteurs photographient tous, comme réconfortés et obligés, cette mise en scène aux lumières et décors d’aujourd’hui.
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Dimanche 19 novembre 2023, 15h, Musée d’Art céramique de Hyogo, Tamba Sasayama, préfecture de Hyogo. Des collections de ce musée récent, attaché à un site de poterie très ancien, une bouteille pour le saké estampillée Ichikono, à la glaçure kurikawa, à base de fer, de la fin de la période Edo, 19e siècle. Dans le style « forme de bougie japonaise » c’est-à-dire avec un court col vertical sur un corps cylindrique, avec une paroi mince, d’un brun brillant nommé « châtaigne », cette bouteille a été très connue, à la fin du 18e et au 19e siècle, dans la région de Kyoto et Osaka. Ce brun a pris la suite de l’engobe rouge akadobe du milieu du 17e siècle qui a fait la notoriété de la poterie de Tamba. Créée vers la fin de l’ère Heian, seconde moitié du 12e siècle, la céramique de Tamba a connu, avec l’apparition du four grimpant vers 1620, une modernité qui est encore manifeste.

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Dimanche 19 novembre 2023, 11h, Musée d’artisanat populaire du Japon, Nihon Mingeikan, secteur culturel du parc commémoratif de l’Expo ’70 d’Osaka. Note : Le premier directeur de ce musée fut le céramiste Shoji Hamada. L’exposition de l’automne est « L’Histoire de Bashofu de Kijoka ». Le Bashofu est un tissu fabriqué à Okinawa, et en particulier à Kijoka, à partir des fibres de basho, un bananier spécifique. Ce tissu, réputé pour sa légèreté, est d’invention ancienne, vers le 13e siècle. Il a été relancé dans les années trente puis après la guerre. Il donne lieu, de la part des tisserandes, à un procédé savant de calcul de la teinture et du tissage à la main, une forme d’ikat de trame.

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Dimanche 19 novembre, 10h, Parc commémoratif de l’Expo’70, Osaka. L’exposition universelle de 1970, « Progrès humain dans l’Harmonie », existe encore pour des milliers de personnes qui viennent, ce dimanche, sous un grand soleil, sous la Tour du Soleil de Taro Okamoto. Un musée intéressant raconte l’événement, comment peut-être le Japon avait pu guérir. Une note : c’est ici que la compagnie de téléphone NTT présenta le premier téléphone portable.

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Samedi 18 novembre 2023, 17h, angle des rues Shichijo et Nishino-toin , Kyoto. La nuit tombe, la recherche de câbles avec crochet réglable pour cimaises n’a rien donné — on est marqué par la reprise des Immatériaux où tout était suspendu. Et voilà qu’un câble énorme impose sa présence, échantillon symbolique de la société Ohmiya à son siège social. L’image saisie rapporte non seulement l’apparence de la vitrine mais, par ce qu’il est convenu de nommer ses métadonnées, une position dans le temps et l’espace, sur des cartes elles-mêmes chargées d’informations. Les hyperliens attachent l’objet à une histoire d’entreprise : « fondée à l’époque d’Edo, il y a plus de 200 ans, nous filions du fil de chanvre et fabriquions et vendions des cordes. Cependant, au cours des nombreux changements sociaux et des révolutions industrielles, nous avons toujours suivi la demande. » Après les cordes et cordages, les câbles métalliques, les crochets et les treuils sont intervenus dans la construction, les forêts. Avec des particularités comme les équipements de théâtres ou les clôtures pour protéger les cultures des dommages causés par les animaux. Lien : https://www.ohmirope.co.jp/

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Vendredi 17 novembre 2023, 16h30, Hiraku Building, rue Nagase, Tajimi, Gifu, Japon. Deux soba choko manifestement actuels sont choisis. On est questionné assez souvent sur le pourquoi du titre « (digital) Soba Choko » de l’exposition à La Borne puis à Chaumont. Tout d’abord, digital est entre parenthèses, pour dire que c’est une option, un facteur d’interrogation. Il y a eu le projet de décoration par le jeu d’un pinceau robotisé. D’autres raisons se sont découvertes et concrétisées, comme le calcul et le savoir-faire qui ont accompagné historiquement la poterie : le digital des doigts qui comptent, du toucher et du travail à la main ; le digital des collections, des bases de données, de l’identification et des échanges sur le web. Ici, dans cette scène, on trouve plusieurs dimensions. Le décor, réalisé avec un procédé de réserve et d’impression, est de l’ordre de la mosaïque, du pixel. Au moment de payer, en numérique, je demande à la personne de m’indiquer la provenance. On voit ses doigts sur sa tablette pour trouver un lien. Ma recherche Google et Instagram va permettre de trouver que la céramiste est Yukari Nakagawa 中川夕花里. Née en 1995 dans la région d’Osaka, diplômée en céramique à l’Université Seika de Kyoto, elle a choisi l’atelier collectif « Tsukasa Electric Furnace Research Institute », dans cette même ville de Tajimi.

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Vendredi 17 novembre 2023, 16h, café Wani, Hiraku Building, rue Nagase, Tajimi, Gifu, Japon. De ce village de la vallée de la céramique Mino, les petits galets émaillés d’une table d’un café — restaurant, librairie, espace de travail, etc. —, sont une figure juste : répétition et omniprésence de lieux attachés à la céramique, ou plutôt à la poterie, depuis des siècles, et aujourd’hui encore très populaire.

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