Rhône

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Mardi 5 juin 2012, 13h30, Genève, depuis le pont de la Bâtie, la Jonction — entre le Rhône et l’Arve. Nouvelle vue, où le contraste est particulièrement fort (voir : http://jlggb.net/blog3/?p=1777)



Jeudi 22 mars 2012, 16h, Genève. En marge du projet Rousseau retrouvé avec le collège Rousseau dans le quartier Saint-Jean (voir : http://circonstances.net/Rr/). C’est de la passerelle du Bois de la Bâtie, qui double le pont de chemin de fer, que l’on voit vraiment ce site magnifique qu’est la rencontre — la Jonction — entre le Rhône et l’Arve (le Rhône, institutionnel, est filtré par le Léman. L’Arve, sauvage, vient tout droit des glaciers du Mont Blanc). Il y a un projet de la Ville de construire ici un centre « associant arts et neurosciences », à la place notamment des ateliers d’artistes et de designers installés dans l’ancienne usine de robinetterie Kugler. Il va falloir être très fort et très subtil pour être à la hauteur de ce qui se fait de mieux en matière de coopération entre l’histoire et la nature.


Mardi 20 décembre 2011, 7h50, Genève, hôtel des Tourelles, 3e étage, le pont de La Coulouvrenière. Ce matin, je vois le Rhône et je me souviens. Du Rhône à Arles, c’était dans la période Clergue (et pourquoi pas Picasso et Renoir), en 1966. À Avignon, depuis l’auberge de jeunesse de l’île de la Barthelasse surtout, en 1967, dans l’épisode Godard (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=6783). À Bourg Saint-Andéol, le long des vieilles pierres, bien avant Madame de Larnage. À Donzère, détourné par le barrage qui m’a valu une très bonne note au brevet : incollable sur la Compagnie du Rhône et le canal de Donzère-Mondragon, l’usine hydroélectrique Blondel. À Loriol où je suis né, là où s’y jette la Drôme. À Valence, pour les lônes, ces bras morts du fleuve, terrain du cross-country de cauchemar (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=3108); pour ses crues affolantes et pour sa mise à l’écart et sa domestication malheureuses (les barrages encore, l’autoroute); pour les Fêtes du Rhône et une première vision d’« étrangers » qui lançaient très haut un drapeau (le drapeau suisse, carré). À Tournon, sous le pont suspendu de Seguin. À Lyon, dans le plus triste brouillard, durant l’hiver 1962-1963. Dans la vue de la Chautagne, qu’on n’avait pas tout de suite perçue comme appartenant à la vallée du Rhône (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=5873). À Genève donc, mais selon une idée abstraite, une leçon de géographie. Récemment, le 19 juillet 2009, à sa source, dans notre remontée épique vers Sils Maria (voir : http://jlggb.net/blog/?p=4368). En supplément, cette exclamation, rapportée par mon père, d’un élève drômois montrant la Seine depuis la Tour Eiffel : « Vai le Rhône ! comme il est petit ! ».